‹ HohenlindenChapitre 95 sur 344 · Ihid · texte numérisé non relu

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risar sans coup férir, et, ralliés par Klenau, gagné de nouvelles chances de victoire ; nous pourrons faire poursuivre, Tépée dans les reins, par le corps que nous aurons laissé sur le cours supérieur de Tlnn, l'ennemi en retraite de Hohenlinden sur Munich, et peut-être même pourrons-nous, au cours de la bataille, jeter ce corps sur les derrières des Français ! Cette victoire, remportée près de Freising ou quelque part entre l'Isar et le Lech, permettra de décider s'il ne sera pas préférable de passer le Lech à proximité d'Augsburg, en aval du confluent de tous les affluents de gauche de cette rivière* ».

Ce vaste plan d'opérations, reposant à la fois sur une marche •offensive exécutée contre le front de l'ennemi et sur un mouvement enveloppant, menaçant sa gauche, inspirait donc une pleine confiance à ceux qui l'avaient conçu ainsi qu'à ceux qui devaient l'exécuter. Malgré les discussions auxquelles ce projet avait donné lieu 2; malgré l'avis de l'archiduc Charles -qui avait écrit à l'Empereur et à l'archiduc Jean que « ce plan ne valait rien du tout ^ », à la veille même du jour où les hostilités allaient s'ouvrir, Tarchiduc Jean conservait une foi inébranlable dans le succès futur des opérations. Suivant une opinion très fondée, les instructions qu'il adressait à l'armée, à la date du 23 novembre, avaient moins l'apparence d'un •ordre de mouvement que de l'exposé d'un plan d'opérations (( auxquelles on ne prévoit ni retard ni empêchement* ».

1. L'archiduc Jean à Vempereur François, Wels, 9 novembre 1800 (K. K. Archiv, XI, 16).

2. V. plus loin les divergences d'opinion de l'arciiiduc Cliarles et de Weyrother rsur le plan iniUal des opérations.

3. « s. M. l'Empereur et mon frère Jean me communiquèrent, tous deux, le plan qui avait été fait pour marcher en avant avec l'armée et attaquer l'ennemi. Je leur écrivis, à tous deux, que ce plan ne valait rien du tout et, que l'enoemi, en profitant de la faute qu'on faisait de ne pas se porter en avant avec le gros ^e nos forces sur la chaussée de Wasserburg à Munich, et de négliger tout à fait ce point, nous battrait par là. Ma prophétie s'est avérée à la lettre; je voudrais m'être trompé... » (L'archiduc Charles au duc Albert de Saxe-ïeschen, Prague, 10 décembre 1800) (Hûfter, loc. cit., t. II, p. 483).

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