La ChavK^e de Vaeeouchée (Barsel-Stuen). Acte V, scène y
Troels. J'entends. C'est pour une vache* qu'Us se querellent, n faut parbleu I qu'elle soit bien belle, puisqu'ils s'échauffent de la sorte.
PREBiiER AVOCAT. Tout Ce que j'ai à dire sur son compte, c'est que c'est un sot.
Second avocat. Et vous, on sait assez que vous n'êtes qu'un idiot! {Ils se prennent tom les deux aux cheveux.)
Troels (après les avoir séparés). Eh! de grâce, messieurs, c'est une honte que deux perèonnes, qui en savent aussi long que vous, se battent pour une misérable vache ! Mais vous venez ici tout à fait à propos, mes bons messieurs. Mon maître a une affaire importante à confier à celui de vous deux qui est le plus habile.
Premier avocat (tirant Corfitz à par0.3Ionsieur, prenezmoi. J'ai déjà gagné cette année plus de vmgt-quatre procès, qu'aucun autre n'eût gagnés.
Second avocat (tirant Corfitz à part.) Monsieur, prenezmoi plutôt. L'autre ne sait rien du métier. Hier encore je gagnai une affaire dont la pleine injustice était pour tout le monde de la dernière évidence.
Premier avocat (même jeu). Monsieur, l'autre n'est qu'un mauvais chicaneur. Mais moi, j'ai passé quatre ans à Rostock pour y faire mon droit.
Second avocat (même jeu). Monsieur, votre affaire peut être aussi détestable qu'elle voudra, je me charge de la mener jusqu'au bout en honnête homme !
Premier avocat. Si vous ne me prenez pas, vous vous en repentirez après.
Second avocat. Monsieur, je sais dénaturer n'importe qaelle affaire par la subtilAé de mes distinctions ; et je suis capable de soutenir tout ce qu'il me plaît de deux manières.
Premier avocat. Monsieur, pour ce qui est de la procédure, je suis l'un des plus forts dans cette ville. (Ils se battent jusqu'à ce qu'on les chasse,)