‹ Holberg considéré comme imitateur de MolièreChapitre 23 sur 78 · n y a dans le texte Vatkenke · texte numérisé non relu

n y a dans le texte Vatkenke

Il n'est pas besoin d*une transition artificielle pour passer des avocats aux médecins, que Holberg n'a pas plus épargnés que Molière dans son théâtre. Jamais emprunt en matière littéraire ne fut moins caché que celui-ci, car les médecins, bien que Philémon se fût moqué d'eux en Grèce, et que Plaute en ait introduit un quelque peu solennel* dans ses Ménechmes, les médecins, dis-je, encore au seizième siècle, vivaient à peu près en paix avec la comédie. Je vois bien dans une pièce de Larivey, les Tromperies^ un médecin dont le rôle n'est pas fort édifiant. Mais c'est là, pour ainsi dire, un médecin sans la médecine, un personnage amusant qui ne compromet que lui-même dans la pièce, mais i^ point avec lui-même la profession qu'il exerce. C'est ainsi que Machiavel déjà dans la Martrdragore avait fait choix d'un médecin pour jouer le rôle de dupe dans une pièce où il en devait surtout coûter d'être désigné pour ce rôle-là. Au reste, la nouveauté de ce type comique au temps de Molière nous est attestée, nonseulement par l'émotion très-vive qu'excita alors la nouveauté de cette polémique inattendue, mais aussi par la facilité que nous avons de remonter jusqu'à la cause, toute personnelle, d'une persécution aussi arbitraire. Je n'ajoute qu'une foi médiocre à Tanecdote racontée par Grimarest, d'après laquelle Molière aurait attaqué les médecins, parce que l'un d'eux, dont il était locataire, lui avait signifié congé. D'un autre côté, un livre fort savant et très-spirituel" a récemment prouvé que. les médecins au temps de Molière, malgré bien des pratiques routinières, n'étaient pas, parmi tant d'autres corporations, désignés par un entêtement tout particulier de ridicule à, la vindicte de la moquerie publique. Qui ne sait, au contraire, qu'un poète souf-

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