‹ Holberg considéré comme imitateur de MolièreChapitre 62 sur 78 · Le texte dit : Fiol de Spang^ la folie d'Bspagne · texte numérisé non relu

Le texte dit : Fiol de Spang^ la folie d'Bspagne

Magdelone. Je ne veux plus causer avec uu homme aussi maussade; mais je te jure bien queni cette nuitnilesautresnuits. . . .

Frands. Lhy ma chère petite femme, tout doux. Laisse-moi te dire.

Magdelone. Non, plus de discours.

Frands. Pour l'amour de Dieu, ne sois point si prompte à te fâcher 1

Magdelone. Laisse-moi m'en aller, te dis-je.

Frands. Ehl ma petite Magdelone, c'était sans mauvaise intention.

Magdelone. Trêve d^ balivernes. Il me plaît de m'en aller.

Frands. De grâce, ma poule, tu auras ce que tu sais bien.

Magdelone. Bagatelles.

Frands. Cher pain de sucre!

Magdelone. Sottises.

Frands. Ma mignonne!

Magdelone. Laisse-moi donc.

Frands. Chère tartine de miel* I

Magdelone. La peste soit de toi.

Frands. Cher bouton d^or!

Magdelone. Tra la la.

Frands. Chère jonquille.

Magdelone. Nenni.

Frands. Chère joie de mon âme !

Magdelone. Va-t-en au diable.

Frands. Cher flacon d'odeurs I

Magdelone. Je m'en moque.

Frands. Ah, chère femme de mon cœur, cesse d'être fâchée contre ton petit mari.

Magdelone. Je n'en veux point démordre.

Frands. Contre ton cher petit Frands.

Magdelone. Au diable, le fourbe I

Frands. Non, je te le jure, jamais k l'avenir je ne plaisanterai plus de la sorte. Crois-tu donc que c'était sérieux?

Magdelone. Quoi, ce n'était donc pas sérieux?

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