‹ Holberg considéré comme imitateur de MolièreChapitre 63 sur 78 · Dans le texte: Min Sirup-Krukke I · texte numérisé non relu

Dans le texte: Min Sirup-Krukke I

Frands. Sérieux I Allons donc ! Grois-ta peut-^tre que je ne suis pas aussi bien que toi en état de m'apercevoir combien notre enfant est gentil? Ce que j*en ai dit n'était que pour plaisanter un peu avec toi. C'était parbleu I bien de pure joie que je pleurais. {A part.) Que Dieu ait pitié du pauvre bomme qui, pour avoir la paix dans sa maison, est obligé de sacrifier son bonheur et celui de ses enfants.

Magdelone. Puisque ce que tu disais n'était que pour plaisanter, mon cher mari, me voici tout à fait raccommodée avec toi. Mais c'est lui que je vois venir.

A côté d'une querelle où le désordre est si industrieusement préparé, il ne sera pas inopportun d'en placer une autre d'un mouvement si lent, d'un ton si tranquille, qu'en somme c'est même plutôt une discussion qu*une querelle. Je veux d'autant moins omettre de citer une scène de ce genre à la suite des rixes véritables, que l'introduction dans la comédie de ces disputes pacifiques sur un point de morale me paratt tout particulièrement être le fait de Molière. Il n'y a pas lieu de nous préoccuper ici de Plaute, bien qu'il y ait dans Plaute une discussion sur une question de droit*. C'est surtout la comédie du seizième siècle qui serait en état de disputer à Molière l'originalité de ces dissertations en action sur la scène. Il est incontestable que la comédie de l'Espagne et de l'Angleterre a souvent admis et mêlé au conflit des passions des controverses subtiles sur tel ou tel point de galanterie. Lyly au temps d'Elisabeth s'était rendu célèbre par ses discussions métaphysiques. Il y a encore dans Shakspeare et dans Calderon plus d'un écho des cours d'amour du moyen âge. Dans la quatrième scène d'Othello, nous trouvons un débat de ce genre. Nous en trouvons un également dans la première scène de el'Secreto à voces.

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