‹ Holberg considéré comme imitateur de MolièreChapitre 9 sur 78 · V. Collection du théâtre européen · texte numérisé non relu

V. Collection du théâtre européen

grande Revue\ au portrait du poète. Mais sa traduction, qui n'a été faite que sur une traduction allemande, ne comporte par cela même qu'une fidélité de seconde main. Quant à l'étude sur Holberg, elle a été traitée assez durement en Allemagne*, et il m'est permis tout au moins de regretter que la ressemblance de l'écrivain danois avec Molière n'ait pas frappé davantage M. Xavier Marmier. Plus récemment encore, une autre Revue ' a tenu à faire à son tour connaître Holberg à ses lecteurs, et lui a en conséquence consacré trois articles, où se rencontre un assez grand nombre de citations. L'auteur, d'origine danoise, avait pour parler de Holberg, et surtout pour le traduire, une compétence que nous ne pouvons songer qu'à lui envier. Mais l'intelligence particulièrement exacte que M. Soldi pouvait avoir du texte original ne Ta point prémuni contre quelques erreurs de détail dans son récit biographique, et son œuvre manque trop de précision critique pour qu'on puisse dire qu'il ait fait avancer la question des origines de Holberg. Deux hommes du monde enfin, qui ont tout récemment parcouru le Danemark et dit à la France le dernier mot sur lui, M. Dargaud et M. de Flaux, n'ont point eu davantage la pensée, en y faisant la connaissance de Holberg, de saluer en lui un héritier direct de Molière. M. Dargaud va même jusqu'à affirmer que c'est fort à tort qu'on a comparé Holberg à d'autres qu'à lui-même. On voit donc que le problème n'a pas fait de grands progrès et que l'article de M. Ampère n'a guère porté de fruits. En 1800, on faisait à Paris de Holberg un poète suédois; en 1846, on en a fait un poète* alle-

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