LE CONTEXTE
qui est la Bible prise dans son ensemble. [Qu'on ne néglige pas de comparer son texte avec la doctrine générale de l'Écriture sainte, dont il n'est permis en aucun cas de faire abstraction. Il importe beaucoup de se tenir en garde contre les suggestions de l'esprit de parti, qui peut aisément égarer, en pareille matière, un jugement d'ailleurs très sûr. Quand Jésus a dit, par exemple : «Mon règne n'est pas de ce monde, » (Jean, XVni, 36.) ne nous a-t-il pas avertis que ce serait méconnaître l'esprit de ses enseignements que de voir dans Matthieu, XX, 25-26, une preuve que la démocratie est préférable aux autres formes de gouvernement?]
Il y a un contexte particulier, qui est, pour chaque passage (ce mot même porte enseignement), le lieu où il se trouve, les paroles qui le précèdent et qui le suivent.
Faute d'égard au contexte, on peut donner au texte un sens contraire à l'intention de l'auteur, ou au sens général de la Révélation. Le plus beau sens doit être rejeté quand le contexte le repousse. [Le procédé que nous combattons mènerait loin, appliqué à des passages comme Jérémie, IX, A : « Gardez-vous chacun « de son intime ami, et ne vous fiez à aucun de vos « frères ; » et comme Psaume CXVI, H : « Tout « homme est menteur, » et tant d'autres.]
Il est des textes qui, isolés, présentent l'énoncé de quelque vérité intéressante, qu'il faut pourtant renoncer à en tirer, parce que le contexte ne l'autorise pas. Ainsi :