‹ HomilétiqueChapitre 24 sur 98 · LE CONTEXTE · texte numérisé non relu

LE CONTEXTE

lJean,IIl,20 : «Dieu est plus grand que notre cœur.»

Jean, VIII, 32 : « La vérité vous affranchira. »

2 Corinthiens, III, 17 : « Où est l'esprit du Sei- « gneur, là est la liberté. »

L'étude du nexe n'a pas seulement une importance négative. Il ne s'agit point simplement d'éviter un faux sens, mais de saisir tout le vrai. Les circonstances qui entourent un texte, un énoncé, l'entourent d'^ne lumière ou le teignent d'un reflet qu'on ne saurait négliger. Et quand cela n'ajouterait aucune nuance, cela individualiserait toujours la yérjté.

Quelle est, au reste, l'idée sans nexe quelconqu.e et sans ombre d'individualité? Quel homme ne mêje rien de soi à son idée ?

Nous ne voulons pas dire par là qu'un énoncé, général dans sa forme, doive être resserré dans le cercle des circonstances particulières de celui qui l'a exprimé (1). Le nexe ne nous empêchera jamais de généraliser, d'étendre l'idée du texte, selon les principes que nous avons posés précédemment.

Il ne faut remonter qu'assez haut pour bien déterminer le sens ou l'intention des paroles du texte. Saurin a certainement dépassé la juste mesure dans son sermon sur la Véritable liberté (2).

[Plaçons encore ici une observation qui n'est pas sans importance.] — Un texte n'a pas deux sens. Présentât-il, à teneur des mots dont il est composé, deux sens différents, et ces deux sens fussent-ils beaux, nous

(i) Exemple : « Je puis tout en Christ qui me fortifle. » (PhiUppiens, IV, 13.) (2) Tome m, page 335, nouvelle édition.

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