TEXTES FÉCONDS
qui, sans addition étrangère, sans le secours de flétails minutieux, sans digression, réduit à ses véritables ternîtes, fournit matière à un développement intéressant dans toutes ses parties, et laisse entjre nos mains un résultat important. — [Tout texte fécond sera ep même temps un texte pratique ; c^r si le pré4icateur peut aborder des matières spéculatives, c'est toujours dans un intérêt pratique, et non dans u» intérjèt philosophique pur,]
Il est difficile de donner des exen^pjes . Ce qui est stérile pour les uns est productif pour les autres, et vice versa.
De bonnes études théologiques, la méditation, une habitude philosophique de resprjt, peuvent faire voir la fécondité où elle ne paraissait pas d'abord. Celui qui saisit les rapports de l'idée avec d'autres idées, ses affinîtes, ses prolongements, celui qui sait généraliser, remonter aux principes, voir de loin les conséquences, féconde un terrain stérile pour beaucoup d'autreg.
Je suppose d'ailleurs une prédication textuelle ; car l'embarras serait petit s'il ne s'agissait de traiter les textes qu'à la manière catholique.
Mais, dira-t-on, libres comme nous le sommes de choisir nos textes, pourquoi n'irions-nous pas directement à ceux qui sont évidemment féconds? — D'abord, ce serait écarter des textes qui ont leur mérite particulier, leur caractère propre, et réduire beaucoup la latitude du choix. Puis, il est bien probable qu'à ce compte-là très peu de textes seront féconds. Les plus riches, au bout du compte, ne sont riches que pour la méditation. [Re-