‹ Homilétique ou théorie de la prédicationChapitre 24 sur 110 · DBS THESES ET DES TEXTES · texte numérisé non relu

DBS THESES ET DES TEXTES

en forme de la Parole divine. Quand le texte n'est là que comme une enseigne trompeuse, quand le clocher surmonte une maison de jeu, il vaudrait mieux sans doute faire disparaître l'enseigne et abattre le clocher.

ijuant aux préfîicateurs attachés à la Parole de Dieu, ils ne tomberont pas dans cet abus ; mais combien de fois le texte n'aura-t-il pas été pour eux l'occasion d'un pénible tour de force ! — Bien loin que le texte et le sujet s*entr'aident toujours, il y a très souvent une espèce de guerre entre le texte et le sujet. Pour que cette guerre n'eut jamais lieu, il faudrait deux choses: Fune, que tout texte renfermât un sujet ; l'autre, que tout sujet fût sûr de trouver un texte. Ni l'un ni l'autre n'est constant.

Et d'abord, tout texte ne renferme pas un sujet. — Écartons l'homélie, qui est hors de question, et à laquelle nous reviendrons : il n'est question ici que du discours synthétique, dans lequel tout se ramasse en un point. Ce discours repose sur une thèse ; il faut donc chercher un texte qui renferme une thèse. Le trouvera-tron toujours? — Remarquez que la thèse, résultat d'une abstraction, est une vérité soigneusement détachée d'un ensemble de vérités, comme un membre du corps auquel il appartient, sur lequel il a crû, dans lequel il forme un tout distinct et séparable, une unité. La thèse renferme en elle-même tout ce qui la constitue, rien de plus, rien de moins ; elle n'a pas plus d^excroissànces que d'échancrures ; elle n'a ses extrémités engagées dans rien d'étranger ; elle n'a rien de subjectif, d'iustorique, d'accidentel. Conçue comme

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