TBXTSS TIRES DR l'ANaSK TB8TA1IKNT
« terre déserte. » — Psaume U, 12 : a Crée en moi « un cœur net, et renouvelle au dedans de moi un « esprit droit. »
Caractère de Dieu. — Ésaïe, LXIII, 9, 10, 14. ~
LXVI, 15 : « Voici, TÉternel viendra avec le feu, et
, « ses chariots seront comme une tempête, pour tour-
« ner sa colère en fureur, et sa menace en flamme de
« feu. » — Michée, YII, 18 : « Qui est le Dieu fort
. c( semblable à toi, qui ôte l'iniquité, et qui passe par-
« dessus les péchés du reste de son héritage? Il ne tient
«c pas toujours sa colère, parce qu'il se plaît à faire mi-
« séricorde. » — Job, XY, 15 : «Lescieuxne setrou-
«vent pas purs devant lui. » — Habacuc, I, 13:
c< Tu as les yeux trop purs pour voir le mal. » —
Psaume CIII, 1 2 : « Il .a éloigné de nous nos iniquités
c< autant que l'Orient est éloigné de l'Occident ; » (et
tout le Psaume.) — Lamentations, III, 33 : « Ce n'est
« pas volontiers qu'il afflige etqu'il centriste les enfants
« des hommes. » — Nombres, XTV, 18 : <tll pardonne
« l'iniquité et le forfait, et il ne tient nullement le cou-
« pable pour innocent. » — Exode, XX, 5,6: « Le
: a Dieu fort et jaloux, qui punit l'iniquité des pères
. c< sur les enfants jusqu'à la troisième et quatrième
« génération de ceux qui le haïssent, et qui fait misé-
c< ricorde en mille générations à ceux qui l'aiment et
a qui gardent ses commandements. » — Jérémie ,
III, 14 : « Enfants rebelles, convertissez-vous, dit l'É-
« ternel. » (C'est lui qui nous a aimés le premier.) —
Ézéchiel, XXXIII, 1 1 : « Je ne prends point plaisir à la
a mort du méchant, mais à ce qu'il se convertisse
TEXTES TIRis DE I^ANGtEN TESTAMENT. 141
«et^ qu'il vive. » — Ésaïe, XLVIII, 9 : A cause de « mon nom je différerai ma colère. » (Dieu est amour.) — Ézéchiel, XX, 22 : « Je retins ma main pour l'a- « laour de mon nom. » — Psaume CYIII, 5 : «Ta « bonté atteint jusqu'aux cieux et ta vérité jusqu'aux « nues. »
Loi de Dieu. — Genèse, XVII, 1 : « Marche devant « ma face. » — Deutéronome, XXVII, 26 : « Maudit « egt quiconque ne persévère pas à faire les paroles de «cette loi. » — Gf. 1 Samuel, II, 30 : «ç ... J'hono- « rerai ceux qui m'honorent, mais ceux qui me mè- « prisent seront dans le dernier mépris. » — 1 Sa- « muel, II, 25 : « Si un homme a péché contre un autre « homme, le juge en jugera ; mais si quelqu'un pèche « contre l'Éternel, qui priera pour lui? »
Conditions de Valliance. I. — Psaume CXV, 1 : «Non point à nous. Éternel, non pointa nous, mais « donne gloire à ton nom, pour l'amour de ta bonté, « pour Tamour de ta vérité. » — Psaume XUV, 27 : «Délivre-nous pour l'amour de ta bonté. » — Jérémie, XrV, 7 : « Éternel, si nos iniquités rendent té- « moignage contre nous, agis à cause de ton nom. »
II. — Deutéronome, X, 16 : « Circoncisez le pré- «puce de votre cœur. » — Deutéronome, XXX, 6 : «L'Éternel ton Dieu circoncira ton cœur. » — 1 Samuel, XV, 22, 23 : « L'Éternel prend-il plaisir aux «holocaustes et aux sacrifices comme à ce qu'on « obéisse à sa voix? Voici, obéir vaut mieux que sa- « orifice, être attentif vaut mieux que la graisse des «moutons; Car la rébellion est autant que la divina-
141 ' ÉGONOMIE PE&ARATOUB.
« tion, et la réfiistance autant que les idoles et les {ûar* « mousets. )>
Voilà quelques éléments évangéliques. Voilà des textes qu'on peut mettre à la tête d'un sermon^ sans être obligé de les y approprier par quelque tour de force, sans les étendre sur le lit de Procuste. Mais heuiseux de trouver cette unité ou cette identité, il ne &ut pas la chercher où elle n'est pas, et méconnaître la différence qui subsiste entre les deux économies^ différence qui est un sujet d'édification plutôt que de scandale.
n ne faudra pas forcer les textes à être plus durétteos qu'ils ne le sont ; il ne faudra pas obliger les personnages de l'ancienne alliance à entrer dans les termes exacts de l'Évangile. Voici quelques traits qiB sont propres à une économie préparatoire :
Sentiment de propre justice. — 2 Samuel, XXII, 21- 23 (c'est David qui parle) : « L'Éternel m'a rendu sec( Ion ma justice ; il m'a rendu selon la pureté de mes « mains. Car j'ai suivi les voies de l'Étemel, et je n'ai « point commis d'infidétité contre mon Dieu. J'ai eu f( devant les yeux tous ses statuts, et je ne me suis « détourné d'aucune de ses ordonnances. » — D'où vient qu'il n'y a point de passage semblable dans le Nouveau Testament? Car ce que dit Paul : a Je ne me a sens coupable de rien, » (1 Corinthiens, IV^ 44) est autre chose.
Traces de diirelé. ~ Psaume CXXXIX, 21-22: « Étemel, ne haïrais-je pas ceux qui te haïssent? Je a les ai haïs d'une parfaite haine, d^ *--• Nébémiei IV,
BOONOmS PREPARATOIRE* 143
5 : « Ne couvre point leur iniquité, et que leur péché «ne soit point effacé en ta présence. » — Jérémie, XVni, 23 : « Ne sois point apaisé sur leur iniquité, et «n'efface point leur péché de devant ta face, » — Deutéronome, XXIII,- 6 : « Tu ne chercheras jamais, « tant que tu vivras, leur paix ni leur bien. » (Il s'agit de r Ammonite et du Moabite.)
Il faut remarquer certains termes dont le retour est fréquent et la signification capitale {Sauv$ur, ridemp^ tour, rachetés y ju^ies, âm€, mortf sagesse , paroU)^ et reconnaître ce qui, dans chacun de ces mots, se renoonlre avec l'idée chrétienne, mais ne pas contraindre le reste {compelk intrare ) à entrer dans le système (kétien (1).
Nous lisons dans Proverbes, VIII, 34-35 : « Heu- « reux l'homme qui m'écoute, qui veille à ma porte «tous les jours, qui garde les poteaux de l'entrée do « ma maison ; car celui qui me trouve, trouve la vie, «et attire la faveur de l'Éternel. » — C'est la sagesse qui parle. C'est un chrétien virtuel qui la fait parler ; c'est, sous une notion plus vague, ce qu'aime un chrétien actuel, ce qu'il adore en Jésus-Christ et sous le nom de Jésu^-Christ ; les deux adorent le même objet ; et il y a la différence que l'un, et non pas l'autre, connaît parfaitement ce qu'il adore. (Jean, IV, 22.)
En traitant ce texte, je ne dirai pas que l'auteur a vu, 80US ce nom de sagesse, celui que saint Jeaii a dé^ signé BOUS le nom de parole ou de raison. Mais cette
l>) N*«-i-ott pu traéttit le moi étattembUe (eœtos) par Éfflise f
141 iCONOMIS PRÉPARATOIRB»
sagesse du chrétien virtuel renferme des éléments que le chrétien actuel ne répudie pas. Nous avons distin-' gué, énuméré ces éléments ; il ne s'agit que de tras duire ce passage dans la langue de l'Évangile, après avoir bien reconnu son sens primitif, qui diffère du nôtre, non par une autre substance, mais par moini^ de précision.
Mais, dira-t-on, pourquoi ne pas puiser uniquement et directement dans l'Évangile? Pour manifester Funité de l'œuvre de Dieu et de sa pensée, l'unité des deux économies, la perpétuité du christianisme, en deux sens (à remonter vers le passé comme à descendre vers l'avenir), la fraternité des membres vivants de l'Église, à la distance des siècles. — Il est également intéressant de faire ressortir les rapports et les différences entre l'Ancien et le Nouveau Testament. [Il y a de nos jours beaucoup de gens qui ne savent que faijpè de TAncien Testament^ qui y voient nos origines et rien de plus; c'est une lacune dans notre vie religieuse. On ne sera réconcilié avec l'Ancien Testament que lorsqu'on y aura trouvé le Nouveau. Il faut que les prédicateurs le rendent nécessaire, le fassent goûter, et montrent que les prophètes étaient « une lampe qui « éclairait dans un lieu obscur. » (2 Pierre, I, 19.)]
Quand vous avez, vous, prédicateur chrétien, un texte juif, sortez-^n, mais en montrant que vous en sortez, et, en même temps, que l'Ancien Testament communique avec le Nouveau. Prenons un exemple, entre beaucoup de passages relatifs au juste et au méchant : « Celui qui marche en intégrité marche eu as-
RXTFNSION DU TFXTlî, i-4r>
«surance. » (Proverbes, X, 9.) [On pourrait dire que l'inverse est vrai d'après le sens de l'Évangile. Mais pourquoi toutefois renverser les termes? Celui qui a bonne conscience, c'est-à-dire qui a la conscience de suivre les principes évangéliques, marche en assurance, alors même qu'il ne voit pas le but de sa marche. Il faut donc traiter çç passage dans le sens qu'on lui trouve, et non dans celui qu'on lui donne.]
En 'observant toutes ces précautions, on pourrait cependant manquer à la règle en faisant une fausse application du texte ; par exemple, en prenant pour texte d'un sermon sur l'infaillible correspondance du péché et de la peine, le passage de Matthieu, VH, 16 : « Cueille-t-oû des raisins sur des épines, ou des figues « sur des chardons? »
Quant à l'extension ou catachrèse du texte, c'est autre chose : rien, dans certaines conditions, n'est plus légitime ni plus nécessaire.
Tout ce que nous avons dit revient à ceci : qu'il ne faut pas, en fait de spiritualité, s'élever au-dessus du texte. Il va sans dire qu'il ne faut pas non plus rester au-dessous. Mais si nous ne voulons, d'extension ascendante ni descendante, nous admettons une extension latérale ou horizontale.
Nous avons parlé du sens intérieur des textes. Ce sens intérieur comprend non-seulement l'idée qui ressort immédiatement des paroles du texte, mais telle idée qui s'y trouve impliquée, telle et telle conséquence ou application qui n'a pas été présente à l'es- Prit de l'écrivain, et qui peut-être même, à cause du