‹ Hommage à Monsieur ChevreulChapitre 4 sur 18 · DE QUELQUES RÉACTIONS SPECTROSCOPIQUES · texte numérisé non relu

DE QUELQUES RÉACTIONS SPECTROSCOPIQUES

le spectre du métal. C'est là que se montre la grande variabilité des corps simples entre eux : les uns ne donnant plus de spectre quand ils forment moins de ^ de la solution, d'autres en donnant encore alors que la solution n'en contient que ipooooo ooo' ntième on ne parvient guère à éliminer la raie du sodium (D du soleil) et la double raie violette du calcium (Hiet H2 du soleil) qu'on retrouve plus ou moins forte sur les photographies des spectres d'étincelle. En effet, un acide chlorhydrique préparé en dissolvant du gaz chlorhydrique, arrivant par un tube en platine, dans de l'eau contenue dans un vase en platine, ne donne pas les raies du calcium (quoiqu'on voit encore celles du sodium qui arrive par les poussières de l'air) si on l'examine dans un vase en platine ; mais si on l'examine dans un vase en verre, il les montre presque de suite et assez fortement. Il en est de même de l'eau distillée conservée dans un vase en verre. L'acide fluorhydrique lui-même, qui semblerait, vu l'insolubilité du fluorure de calcium, être à l'abri de cette impureté, les montre aussi, quoique en général fort réduites. On peut donc dire que la sensibilité du calcium et celle du sodium est presque indéterminable. Elle est sans doute, pour le calcium, voisine de celle du strontium et, pour le sodium, de celle du lithium.

Le lithhnn est la substance la plus aisée à reconnaître que l'aie rencontrée. On voit encore aisément ,^,Ln,.n de Li^ CO^ dissous dans de l'eau. La dose de ^q^q^^^^^ ne montre que des traces peu sûres de la raie rouge. On peut donc dire que la plus faible quantité de lithium qu'on puisse découvrir par les procédés énoncés précédemment est voisine de looooooooo'

Une solution à ^^-^^ de chlorure de baryum contenant par suite ^^^^ de Ba donne encore un bon spectre. Avec une solu-

tion à ^^^Q, on voit encore les plus fortes raies. On reconnaît donc moins de ^^^^ de Ba dans une solution.

Le strontium donne des résultats voisins.

Vyttria se reconnaît encore à ses bandes rouges et surtout à ses belles raies bleues et violettes à la dose de ^^^^ , solution qui contient environ j^^^ de Yt.

Les sensibilités du magnésium ^ du thallium et celle du zinc sont voisines de celles du baryum et du strontium ; quoiqu'un peu plus faibles, on en reconnaît encore, bien qu'avec peine, j^^^ . Aussi la plupart des eaux naturelles montrent-elles directement les raies de Mg.

Le cuivre^ qu'on rencontre si souvent en analyse spectrale, est sensiblement moins facile à voir : on n'en reconnaît guère moins de Vargent à cet égard, comme à tant d'autres, est très voisin du cuivre.

Le titane se distingue encore à la dose de ^-^^ : c'est un exemple curieux d'un corps possédant une réaction sensible par un procédé et à peu près invisible par un autre analogue. La méthode Lecoq ne permet, en effet, de voir que de faibles traces des raies principales du titane. Le chrome en est très voisin.

Le fer ne se reconnaît guère à moins de j^^; sa puissance colorante en solution clorhydrique le décèle bien plus aisément, bien que moins sûrement.

Le cobalt, si voisin du fer, s'en rapproche aussi par sa sensibilité spectrale. Il est difficile de reconnaître de ce corps.

Le bismuth possède une sensibihté à peu près égale et ne se discerne guère au-dessous de y^^. h' aluminium, \q plomb, leme)\ cure, ont une moindre sensibilité d'environ

Avec le potassium on entame la série des corps peu sensibles. A la dose de y^^, il ne donne plus que des traces de son groupe jaune et de sa double raie violette.

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