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1 Encyclique Mirari vos, de Grégoire XVI.
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Et,de même que le mélange de don vin et de poison fait un tout parfaitement empoisonné, de même, malgré le bien qui s y trouve, le sentiment catholiqüe-libéral est un sentiment parfaitement mauvais et dangereux. C’est un sentiment qui conduit les jeunes gens à des excès fort regrettables. Il développe en eux la suffisance, la présomption, l’orgueil ; il sape dans leurs cœurs généreux le respect et l'amour de l’autorité de l'Eglise ; et l’on en voit qui, plutôt que de se soumettre, s s’abandonnent à des impertinences et à des colères aussi blâmables que ridicules.
Néanmoins, il ne faut pas prendre la chose trop au tragique. Un jeune libéral est enchanté quand on le prend au sérieux. J’ai connu un homme de grand sens et de beaucoup d’esprit qui disait que, «après tout, un jeune libéral, c’est tout simplement une mauvaise tête, au service d’une dose plus ou moins sensible d’ignorance, de présomption et de vanité.» Si le portrait est un peu sévère, il faut avouer qu’il ne manque pas de ressemblance.
Il sst plus ou moins ressemblant suivant que, dans le sujet, la dose de libéralisme l'emporte plus ou moins sur la dose de catholicisme. Porté à un certain degré, le sentiment libéral-catholique devient du libéralisme pur sang, c’est-à-dire de l’esprit révolutionnaire plus ou moins déguisé sous des habitudes religieuses ; c’est un véritable libertinage d'esprit, plus dangereux encore