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plus communes, qui laisse les jeunes gens s’enfoncer chaque jour davantage dans le libéralisme, sous le spécieux prétexte qu’ils ne s'occupent pas des questions de doctrine, qu’ils n’y entendent rien, qu’ils laissent cela aux prêtres, aux théologiens, etc. Ils restent systématiqnement libéraux en pratique, sous prétexte qu'ils ne le sont pas en théorie.
Gardez-vous de cette illusion. Elle vous inféoderait au parti libéral ; et, quoi qu’on en dise, elle vous inoculerait par tous les pores «le virus des opinions catholiques-libérales.»
Enfin et surtout, méfiez-vous grandement des ecclésiastiques imbus de libéralisme.
Un prêtre catholique-libéral fait à lui seul plus de mal que cinq cents laïques. En maère de doctrine, la parole d’un laïque a d'ordinaire peu de poids ; mais pour le prêtre, c’est tout autre chose. Dreu a dit, en effet : « Les lèvres du prêtre garderont la science, et c’est de sa bouche qu'on apprendra à connaître la loi.» Or, que fait le prêtre libéral ? À ceux qui lui demandent la vérité, il dispense l'erreur; et quelle erreur ? celle que le Souverain-Pontife déclare hautement être plus à redouter pour les catholiques de ce temps-ci, que les blasphèmes révolutionnaires eux-mêmes. «Le plus grand malheur
‘qui puisse arriver à un chrétien laïque, di-
sait récemment Pie IX à un de nos Evêques, c’est d’avoir pour conseiller et pour ami un prêtre, imbu de mauvaises doctrines. Un prêtrefqui a de mauvaises mœurs, on le méprise,’ on le repousse ; mais un prêtre qui a
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de mauvaises doctrines, il vous séduit d’autant plus facilement que ses opinions flattent les idées du jour. »
Mes amis, mes chers amis, ne vous laissez point éblouir par l'éclat des noms propres et des belles réputations. Aux ecclésiastiques catholiques-libéraux manque le premier de tous les mérites, celui d’une foi pure et d’un jugement solide. Tout ce qui brille n’est pas or : en pareille matière, c’est littéralement vrai.
Le petit nombre des hommes d’Eglise qui, emportés par la vanité et par d'esprit d’indépendance, ont le malheur de patronner le libéralisme catholique, sont, ou des es.
prits de travers, ou des ambitieux, qui peuvent avoir du rillant, mais qui n'ont ni la vraie science, ni le véritable esprit de l’Eglise.
Méfiez-vous des ecclésiastiques libéraux,
quels que puissent être d’ailleurs leur talent, leur zèle. S'ils font un peu de bien d’un côté, ils font trois fois plus de mal de l’autre ; on les a vus à l’œuvre, à l’époque du Concile. Ils n'étaient guère gailicans que parce qu’ils étaient libéraux. Aujourd’hui, s’iln’y a plus de gallicans, les libéraux sont encore là; et sauf d’honorables, mais trop rares exceptions, leur esprit est demeuré le même. Soumission n’est pas toujours conversion. Après tous les avertissements tombés des lèvres du Pape, avertissements nécessairement connus du clergé, il leur faudra une rude ni foi pour être excusés au tribunal de JEU.
«Un mot encore : pourquoi dans toutes ces pages, vous adressez-vous aux jeunes gens ? Est-ce que ces vérités ne regardent pas les vieux au moins autant que les jeunes ? »
Sans doute ; mais les vieux sont si souvent incorrigibles ! Ilest facile de redresser un Jeune arbre qui ne pousse pas droit: essayez donc d’en faire autant à un vieux qui a poussé de travers !
L'esprit du jeune homme est presque toujours aussi honnête, aussi sincère, aussi vrai que son cœur est bon et généreux. C’est pour cela que je vous parle ici de préférence, mes bons et chers amis. J’ai la confiance qu'après avoir lu sérieusement et devant Dieu mon petit travail, pas un d’entre vous ne sera désormais capable de se laisser infecter, à un degré quelconque, de la peste du catholicisme-libéral. Ce sera votre salut, et le salut de bien d’autres.
Que Dieu vous garde en la pureté de la foi et en la sainteté de son amour !
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