‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 103 sur 105 · ZIZ · texte numérisé non relu

ZIZ

qai ne doutent pas qne ce ne sQÎt la ligne directe. Ils font une pointe à droite / une pointe à gauche , puis une pirouette sur eux-mêmes, et $ont convaincus quMIs avancent. Cependant ils n^arrivcnt jamais au but, par la raison quMIs lui tournent le dos, ou bien qu'après avoir fait un pas en avant, ils en font deux en arrière.

EnGn, s'apcrcevaut qu'ils sont toujours dans leur même trou, ils s'en prennent à l'injustice des hommes. Ils feraient bien mieux de s'en prendre à leurs jambes , ou plutôt à leur tête qui les conduit si mal.

Bien donc de si rare qu'un homme qui marche sans zigzag et droit devant lui. Quand, accidentellement, cet homme existe, laissez -le faire, il n'a besoin ni de vous ni de personne, et quoiqu'il entreprenne, s'il persévère, il est, sûr de réussir.

L'utilité des zigzag est donc un des préjugés de l'époque , et je vous le répète , celui qui en fait le moins est encore celui qui arrive le plus vite et qui va le plus loin.

ZIZANIE. Plante ou querelle. Est-ce la plante qui a donné son nom à la querelle, ou celle-ci qui applique ief sien à la plante? Dans les deux cas, l'application est bonne et l'image juste : la zizanie végétale met le désordre dans un champ, comme l'antre met le trouble dans un ménage.

Mais le droit des deux choses n'est pas égal. La ànzanie-querelie n'en a aucun sur le ménage , elle s'y glisse comme le serpent dans PEden; tandis que la zizanie-plante peut avoir, comme première occupante, des titres légitimes sur le champ en culture , car il est à croire qu'elle y poussait avant le froment qu'on y sème, puisqu'elle y vient encore aujourd'hui , malgré tout ce

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