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châteaux. Force alors était de les vider toutes, Hou sans grande fatigue , car. ii eu était où ma main ne pouvait parvenir qu^en mettant habit bas.
Faisant un jour cette exhibition , un gamin de forte race se rua sur moi et tit rafle de tous les objets que j'avais étalés sur la routel
Je voulus d\'ibord protester en lui allongeant un coup de poing ; mais sa mine était si peu engageante et ses façons si lestes, que je me tins fort heureux qu'après avoir pris le contenu , il*ne lui vint pas en tête de prendre le contenant, c^est-à-dire mes quatorze poches, qui faisaient , à mes yeux , le mérite principal , sinon Tunique, de mon costume.
Ce petit accident contribua , plus que tout autre , à me guérir des poches et de la manie du mecum porto.
Pour rentrer dans les généralités, je dirai qu'il existe des poches qu'on pourrait, à l'inventaire de ce qu'elles renferment, comparer à des voitures de déménagement; et lorsque l'on portait des redingotes dites à la propriétaire, on a vu deux à trois industriels associés y mettre la dépouille d'un magasin.
La privation de poches dans certains costumes mili-* taires, celui du hussard, par exemple, a fait prendre en grippe cette arme à bien des soldats et même à des officiers, tous, en leur qualité de Français, également amateurs de poches. La sabretache en lient lieu. Mais comment! c^est un sac toujours battant aux jambes et qu'il faut aller chercher au talon. Cela vaut celle que j'avais au dos. •
Quand les poches ne. fiirent plus de mode, on prit en horreur les femmes qui en avaient ; et j'ai connu une personne fort recommandable . et belle à ravir qui , pour oela seul, était signalée comme un monstre. •
Cependftptt ks poches à déii|Mire Talident bien cet nr 2.
«acs , ces ridicules , ces aumônières , ces bourses , ces cabas et autres rëcipiens nomades qui ont divulgué et divulgueront encore tant de secrets par l'imprudent oubU de leur propriétaire. Quk de querelles, que de divorces, •que de coups d'épée pour des fautes qui seraient restées à jamais enfouies dans les poches , sont sortis de ces malheureux sacs.
On dira quUl s'en est échappé aussi de bien douces ^révélations , qu'ils ont souvent été Pentrepôt des cœurs 'Ct la petite poste des amours.
. • Je n'en disconviens pas, et nous admettrons ceci comme circonstance atténuante. Mais le plaisir qu'ils donnent ne peut détruire le mal qu'ils ont fait.
. ^e maintiens donc mon dire, et je vote pour la restauration des poches, vu leur légitimité, car elles datent fde la fondation de la monarchie.
POIDS ET CONTRE-POIDS. Nous avons dit ailleurs que le mouvement n'était appréciable que par la comparaison ou par le rapprochement d'un autre mouvement, et qu'il serait impossible de s'apercevoir si un corps isolé dans l'espace marchait bu ne marchait pas. , 11 en. est ainsi de tiotre planète quand nous ne regardons pas le$ globes, qui Tentourent. Aussi, pendant des sièdes, les hommes ont cru à son immobilité. .Us n'ont vu de mouvement terrestre que dans les oscillations du sol ; . mouvement devenu sensible pour eux, parce qu'en les séparant de leur base, il contrariait les lois de l'équilibre et qu'il lear offrait, par son intermittence, des termes de comparaison.
De l'équilibre absolu à'nmDàobilité, il n'y t donc pas de différence sensible, biea que l'équilibre paisse exister dBBS'là ^lus grande rapidité du mourement; pifeuves: la
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marche et la rotation de notre terre. Âassi avons-nous nommé ce mouvement non sensible, Vimmahilité du moa-
Mais c'est spécialement à un corps lancé dans le vide que nous avons appliqué cette définition.
Nous avons ajouté que, dans son isolement, un globe ainsi projeté ne pouvait compter dans la balance des choses, parce qu'étant lui-même en dehors de l'équilibre, il ne pouvait concourir à celui d'aucune autre partie de la matière.
Si , dans le vide , ce mouvement est nul , il retrouve une action quand il rentre dans l'ensemble et qu'il prend sa place dans le fluide éthéré ou ce que nous appelons le plein. Là , il est le principe ou le type originel de tous les autres mouvemens. On peut même aller plus loin et dire: il n'y a qu'un mouvement absolu, le mouvement direct ou l'entraînement de la cime vers la base. Tous les autres sont des modifications de Téquilibre ou des mouvemens balancés par un contre-poids , c'est-à-dire par un autre mouvement, car le mouvement direct n'est jamais que celui d'une matière pesant sur une autre matière et la traversant plus ou moins facilement, selon qu'elle est plus ou moins dense.
On peut donc mesurer le poids au temps que met un corps à en traverser un autre , ou à l'impulsion qu'il donne au corps qu'il ne peut pas traverser.
S'il est arrêté, par ce corps, comme le serait un aéro- Klhe arrivant sur la terre, et s'il s'unit à lui^ dès-iors, il pèse et marche avec lui et cesse de peser et de marcher hii-méme. En trouvant une base, il a perdu à la fois sa pesanteur et soa mouvement, en d'autres termes, sa spécialité : il formait un tout , et il n'est plus que la partie d'un autre tout.
. Un oorpd se pèse que par son. plus ou moins. d'iso-
lement des autres corps. Mëanmoins , il ne pèse qne parce que ces corps ou ces matières qu'il cOtoie ont un poids elles-mêmes et qu'elles lui offrent une résistance. ^ elle n'en offrait aucune , il serait là comme dans le vide , et nous retomberions dans ce que nous avons nommé l'immobilité du mouvement ou dans «ne mobilité eu dehors du poids et de l'équilibre.
Un poids n'est donc td que dans la matière moins dense ou moins rapide que lui-même , ou en présence de la possibilité d'un contre-poids et de tous les d^rés qui conduisent à l'équilibre , car l'invariabilité de cette pesanteur amènerait l'invariabilité de son mouvement ou cette unité absolue sans terme comparatif, qui équivaut à la nullité. Enfin, un poids n'est un poids que parce qu'il marche vers un contre-poids ou une hase et que son mouvement varie à mesure qu'il en approche. Ce contre-poids trouvé, cette base atteinte, l'équilibre est établi , le mouvement cesse et avec lui la pesanteur.
Sans doute ce poids pourra contribuer à la marche ou à la pesanteur du corps qui lui sert de base; mais s^il est entraîné dans ce mouvement, s'il est confondu à ce corps, il n'a plus lui-même ni pesanteur ni mouvement, et il ne retrouverait l'un et l'autre que si , rompant l'équi* libre, il s'agitait sur sa base et eherchait un contve-poids en dehors du poifls auquel il est uni.
Tel est l'effet d'un boulet que nous faisons rouler sur la terre , il pèse jusqu'à l'instant où il s'arrête. Quand il a retrouvé son immobilité il pèse avec la terre, il OKirche avec elle , mais hri-^même ne pèse pkn , ne âè meut plus, n'est plus un poids distinct, il est une 'portiott de la masse; car ce n'esl pas ta forme qui constitué M poids ou un corps, c'est la spécialité da mouvement de ce corps et son action en dehors de l'action générade. L'on voit que le mécanisons dm moivfeiiefit «aiversel
est simple: c'est Teffet d'une balance ou d'un poids cherchant son contre-poids. La mobilité des élémens, la marche des corps célestes, de la terre elieHnéme et de tout ce qui s'agite sur sa surface, n'a pas d'autre causa. Ainsi, tout mouvement est un effort vers l'équilibre; il n'y en a pas d'autres.
11 existe , en apparence , deux sortes d'équilibre : l'équilibre du poids et l'équilibre du mouvement; mais en réalité il n'y en a qu'un, puisqu'il n'y a pas de mouvement sans poids ni de poids sans mouvement
Dans l'immobilité absolue , rien ne pèse. Dans le mouvement il y a autant de poids qu'il y a de divisions dans ce mouvement. A la rapidité comme à la pression on peut donc mesurer la pesanteur.
L'équilibre comporte deux corps au moins ou deux poids, deux forces ou deux pressions dont l'une balance l'autre.
Avoir un poids , c'est être en dehors de la masse , dès -lors, avoir une forme à soi. Peser est la con* dition indispensable de la spécialité de la forme et de rétat d'être; c'est par là que commence l'action d'une diose comme d'un individu : la première puissance qu'ils exercent sur la terre, c'est de peser sur elle et indépendamment d'elle.
L'attraction est Teffet d'un poids et d'an contre-poids« « L'attraction réciproque du soleil et de la terre , dit I^ewton, cette attraction, distribuée dans toutes les parties de la nature , est semblable à l'effort que fait un bateaa ou une pierre et à la réaction que la pierre ou le bateaa exercent sur le cheval. • D'un autre côté: « La gravi tatioa an pesanteur universelle est la tendance qa'ont tous les corps à se porter les ans vers les autres» depuis les plus gros jusqu'aux plus petits, c'est-à-dire délais les molécideik j^qu'aia ooirps célestes, m
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La pesanteur n'étant qu'une pression qui indique une résistance ou une contrepression , elle doit être variable selon les lieux et la position. Aussi un corps pèse moins à réquateur qu'au pôle , et ce corps qui pèse un kilo sur la surface de la terre en pèserait vingt -trois sur celle du soleil.
Son mouvement variera dans la même proportion: il tombera de cinq mètres pendant la première seconde. Sur la surface du soleil , il tomberait de cent -quinze mètres pendant la même seconde.
Aux yeux de beaucoup, ce qui fait la différence d'un corps lourd à un corps léger, est le moins d'espace que tient le corps lourd ou la plus grande quantité de matière qu'il offre dans un petit volume. On dira : Tor pèse plus que l'argent ; ce qui est un non-sens ou signifie seulement que l'or tient moins de place que l'argent ou qu'il a plus de poids à volume égal.
Si la forme paraît influer sur la pesanteur, c'est qu'elle influe sur le mouvement ; et elle agit également sar cette pesanteur, si vous admettez que, sauf dans le vide, le mouvement fait le poids.
Une voile déployée tombera moins vite qu'une voile ployée. Pourquoi? C'est que la pression , en se divisant et en s'étendant sur un grand nombre de points , est devenue localement moins active que si elle s'était concentrée sur un seul. Telle serait une aiguille que vous auriez laminée , elle ne percerait plus.
C'est aussi parce que le poids de cette voile déployée porte sur une plus grande masse de fluide , qu'elle y trouve un meilleur point d'appui et une plus forte partie de son contre-poids. Si elle pouvait s^étendre assez pour embrasser une portion de ce fluide égale à sa pesanteur, elle ne tomberait pas et resterait indéfiniment suspendue sur le fluide y en n'ayiant d'autre mouvement que lé ^kh.
Cest ce qai est advenu des globes par la transformation de leur enveloppe en matière atmosphérique : cette atmosphère, attachée à leur noyau, fait toujours partie de leur masse. Leur pesanteur spéci6que est donc restée la même, et pourtant c'est par suite de cette dilatation de leur enveloppe qu'ils ont cessé de peser directement sur le fluide' et qu'ils ont pris un mouvement horizontal, elliptique ou circulaire.
Que cette atmosphère, se condensant, se reploie sur son noyau , ou qu'elle s'en détache et s'évapore , à l'instant chacun de ces globes recommençant à peser sur le fluide, reprendra son mouvement vertical.
Cependant la condensation de la partie atmosphérique du globe n'a pas augmenté sa masse ou son poids effectif, et l'évaporation de cette atmosphère l'a diminué. Pourquoi donc , sans peser plus et même en pesant moins , ce globe semble-t-il peser davantage P-^ C'est que bien qu'un corps , en s'étendant , ne diminue pas en poids réel, ce poids étendu rentre plus facilement dans l'équilibre. Les obstacles qui s'offrent à son mouvement, indiquent seulement qu'il commence à rencontrer sa base on à trouver son contre-poids. Or, la pesanteur n'étant en réalité qu'un mouvement, ce mouvement va être abrégé d'autant. 11 en est ici comme dans la voile déployée; et cette voile, Ait-elle même plus lourde que le fluide, ne tomberait pas encore si le mouvement horizontal de ce fluide compensait, par sa rapidité, la différence de poids ou de densité comparative qui existerait entre lui et cette mie.
Le mouvement peut donc modifier ou annuler la pesaatenr , comme il peut modifier on arrêter un autre mouvement. De deux poids, il peut résulter Pabsence de poids ou Fiéqiiilibre. Deux mouvemens opposés pouriimt tmener «n effet semblable. Tel M bie» celui d-tme