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de la terre, et que les os soutiennent la chair et le s^ (les corps animaux.
En déûnitive, tout objet, quelque divise et lourd qu'il pai^isse, peut rencontrer son contr&^poids dans le fluide même le plus léger : la différence n'est que dans la dimension. Mais cette différence n'a rien de plus étrange que celle de la livre de plume mise dans la balance en regard de la livre de plomb et maintenant le plateau sur la même ligne.
Il est encore une circonstance qu*H ne faut pas perdre de vue: les rapprochemens suivans la feront comprendre. Le point d'appui d'un homme qui marche n'est pas .seulement la terre sur laquelle il pose le pied , c^ la colonne atmosphérique qui l'entoure. Ce ne sont pas les ailes de l'oiseau qui vole qui font son contre-poids, c'est la masse d'air qu'il met en mouvement au moyen de ses ailes.
Ce n'est pas non plus le nez de l'équilibriste qoi soutient la pUune de paon qu'il y maintient debout , c'est le fluide qui l'entoure et les raouvemens que feit l'homme.
Dans l'équilibre des corps célestes, il faQt donc, quand on a la mesure de leur poids, tenir compte de ce que le mouvement ôte ou tjonte à ce poids, et aussi de ce que le mouvement du fluide ôte ou ajoute au oontre-poids.
La mesure du mouvement fait celle de la pesanteur, avons-nous dit ; mais nous avons dit aussi que certains wouvemens équivalaient à Tioimobilité. Le mouvement qi|i fait la mesure du poids , parce qu'il s'accroît toujours en s'éloignaat de la base qu'il quitte, est le piou^ vement direct ou de la chute.
Le mouvement horizontal ou circulaire, celui qui s'o* t>ère dans le rayon de l'équilibre, équivaut à l'immobilité, H dès-lors n'ajoute ni n'ôte rien au poids. Mpis dans
aacun cas , le mouvement ne peut alléger le poids ; seulement il le déplace , il Tétend et le fait porter , comme la voile déployée, sur un plus grand nombre de points d'appui.
La rapidité du mouvement horizontal d'une masse produit ici Teffet de la dilatation. Dans une position comme dans Tautre, la pesanteur spécifique ou la pres~ sion reste la même; mais elle cesse plus tôt dans le premier cas , parce qu'elle atteint plus vite son point d'équilibre.
Quant au mouvement du fluide qui sert de contrepoids à un corps dense , il rentre dans les mêmes conditions que ce corps; ici, comme toujours, le mouvement ou la pression uniforme amène Téquilibre ou l'annulation du poids.
n importe donc peu que la matière qui entoure un corps soit agitée : si cette agitation est partout égale , le corps contenu n'en est pas moins sans poids ou sans mobilité. Le poids ou le mouvement ne recommence que lorsque l'équilibre est ébranlé : ce poids , ce mouvement , augmentent à mesure qu'ils, s'éloignent de l'é* qui libre et que le contre-poids devient de plus en plus inégal au poids.
Cependant une nouvelle impulaon imprimée à ce contrepoids, en changeant sa direction, le rapproche de l'équilibre ou de l'égalité des poids. Le mouvement alors paralyse le poids ou le régularise, car entre deux corps de dimensions diverses , la rapidité de l'un compense l'excédant matériel de l'autre.
Quand un corps , même en mouvement , est soutenu d'une manière égale par tous les corps qui l'entourent , il ne pèse plus sur aucun : la pesanteur agit surtout de haut en bas ou perpendiculairement, car le mouvement oblique, horizontal ou circulaire , tant qu'il présente un
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équilibre parfait, équivaut à l'immobilité ou à TabseDce de pesanteur.
Si ce mouyement devient vertical , à l'instant Téquilibre cesse ; la pesanteur recommence et s'accroît tant que le mouvement vertical continue , et il continue jusqu'à ce qu'il trouve une base ou un nouvegu contre^ poids.
Remarquez que cette absence de contre -poids n'est jamais absolue, même dans le mouvement de haut en bas. La preuve , c'est que ce mouvement est variable et croissant ; aussi n'est-il jamais tout-à-fait direct ou décrivant une ligne exactement droite.
Quoiqu'il en soit, ces faits ramènent à cette conclusion que l'équilibre n'est que la cessation de la pesanteur ,' et que le poids d'un corps diminue à mesure qu'il s'é-^ loigne de la marche verticale.
La pesanteur ou la pression n'est donc que le mouvement de haut en bas, et tout mouvement oblique ou horizontal est une déviation et une diminution de la pression, et ceci parce que ces déviations du mouvement direct annoncent toujours une résistance et dès-lors un principe de contre-poids , d'équilibre ou de base.
Sans doute le mouvement de haut en bas peut continuer malgré ces déviations, et il en est ainsi de tous les corps qui tombent dans un fluide , mais ce mouvement devient plus lent et la pesanteur moindre , parce que chaque déviation est une sorte de temps d'arrêt ou un commencement d'équilibre. Que cette déviation se prononce tout-à-fait, que le torps qui descendait verticalement soit entraîné horizontalement, la pression ou la pesanteur cesse.
Le mouvement vertical où la pesanteur croît donc avec là distance et la durée, tandis que le mouvement tendant à l'horizontalité diminue avec elles et arrive,
qaand cette horizontalité est complète , à l'équilibre parfait qui équivaut , pour nous , à Timmobilité. De la pesanteur à la non-pesanteur, la différence est ici celle du mouvement vertical au mouvement horizontal.
Ainsi , pour matérialiser notre idée , les planètes projetées du soleil et les satellites projetés des planètes n'ont cessé le mouvement qui les en éloignait que lorsque la résistance du fluide qu'ils traversaient est devenue plus forte que l'impulsion qui les poussait ; et cette résistance a acquis cette force, seulement quand la masse projetée a cessé de marcher en droite ligne et a décrit une courbe. Si elle a pu décrire cette courbe , c'est que la projection n'a pas été verticale, sinon la séparation eût été définitive et le corps lancé eût trouvé cette base sur un autre corps ou s'en fût créé une.
Comment, d'horizontal, le mouvement du corps projeté est-il devenu elliptique ou circulaire? C'est encore ce qu'explique cette nécessité de l'équilibre. La courbe achevée, il fallait ou qu'il conservât son mouvement et décrivît une nouvelle courbe, ou bien qu il prît le mouvement direct ; ce qui n'eût pas manqué d'arriver si , projeté en dehors de l'attraction ou de l'équilibre du globe dont il émanait, il fût tombé dans le vide ou dans l'atmosphère d'un autre corps. Ceci n'arrivant pas , il Dallait ou qu'il revînt sur ses pas et qu'il retombât sur le globe d'où il avait été détaché, ou qu'il trouvât son point d'appui en dehors de celui de ce globe.
Or , il le trouve dans l'horizontalité même de si marche; car il n'a pu marcher ainsi, que lorsque la résistance du fluide qui le séparait du globe dont il venait, a été égale à la pression qu'il faisait subir à ce flaide. Cette égalité acquise , l'équilibre en résultait , et la pesanteur cessait : ce corps avait trouvé un poids ^i à son poids.
Pour être compris, car il se peut que ceci ne soit pas complètement intelligible , je vais le répéter en le formulant par un autre exemple.
La projection d'un corps en dehors d'un autre corps est une infraction à la loi de Tattraction et de Féqui- Kbre. La projection de la terre, si, en effet, elle émane du soleil , a dû avoir lieu par un éruption volcanique ou une opération analogue à celle d'un canon chassant un boulet. Tant que ce boulet n'aurait pas atteint les limites de Fattraction terrestre, il demeurerait dans Péquilibre de la terre et ferait partie du poids de cette terre et non de son contre-poids. Alors , il faudrait bien qu'il revînt à son point de départ, c^est-à-dire à la terre, ce qu'il ferait en plus ou moins de temps, selon qu'il prendrait, dans sa chute, un mouvement plus ou moins direct.
S'il sortait de cet équilibre de la terre , s'il arrivait sur un corps formant contre-poids à cette terre, le résultat serait encore le même ; il parviendrait au centre d'équilibre de ce contrepoids , il y trouverait sa base en s'y annulant, en devenant partie de ce tout.
S'il tombait dans un espace neutre on en dehors de toute attraction , de tout poids ou contre -poids , enfin dans un fluide où il n'y aurait aucune autre concentration que lui-même, il n'en cesserait pas moins de marcher en ligne droite et , tôt ou tard , il prendrait un mouvement horizontal , c'est-à-dire le monvement vers l'équilibre.
Alors ce boulet aurait trouvé son contre- poids soit dans une masse de fluide égale à lui-même, soit dans un mouvement de ce fluide contre -balançant son poids ou son mouvement.
Il pourrait le trouver aussi par la dilatation d'une partie de sa masse, dilatation qu'amène une chaleur
intense, ainsi quil arrive des comètes quand elles approchent du soleil ; comme dans ces comètes cette dilatation ne s'étendrait qu'à un point suffisant pour égaliser le poids de la partie dense à celui de la partie dilatée, et rendre la masse totale plus légère que celle du fluide qui doit la soutenir : à Faide de Tune de ces transformations, ce boulet suspendu flotterait dans le fluide comme une bulle d'air ou bien comme un oiseau à l'aide de ses ailes.
La légèreté plus grande encore du fluide dans lequel peut se soutenir un corps, nécessite seulement la plus grande dilatation de ce corps ou d'une partie plus notable de sa masse.
Si ratmosphère terrestre devenait plus légère , les oiseaux cesseraient-ils de voler? Non, leurs ailes deviendraient plus longues ou leurs corps moins lourds.
11 en est ainsi d'un globe ou de tout corps isolé: son atmosphère ou sa partie dilatée s'étend selon le besoin: ce n'est qu'une question de temps. Son mouvement perpendiculaire ou sa projection directe ne peut avoir qu'un temps : il faut , tôt ou tard , que sa marche tourne à l'oblique, à l'ellipse, à l'horizontal, c'est-à-dire à l'équilibre, ou bien qu'elle s'arrête, ce qui est encore l'équilibre.
C'est probablement après avoir traversé cette suite d'incidens et complété leur contre-poids que les planètes projetées du soleil, ou les satellites projetés des planètes, ont cessé le mouvement direct qui les en éloignait, et qu'a commencé leur courbe ou leur premier mouvement elliptique autour du corps principal.
On voit que l'absence d'un contre-poids ne pouvant
avoir lieu que dans le vide, c'est là seulement qu'un
corps peut décrire une ligne exactement droite. Dans un
fluide, quelque dilaté qu'il soit, dans l'éther même, ce
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