‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 37 sur 105 · HAI · texte numérisé non relu

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déterminé sa forme d'homme, forme qu'il perd dès qa't liesse d'avoir ce même organe.

.Cet organe n'existe pas dans les espèces inl!â*ieur€8 aucun autre ne peut l'y remplacer : témoin Fimpossibilîti Hju'éprouve la brute de comprendre certaines causes certains effets.

Mettez le plus riche palais, le plus beau temple soqi les yeux d'un singe, il n'y rerra rien de plus qu'oi monceau de pierres, et quels que soient tos efforts, vow n'arriverez pas à lui faire apprécier la beauté de l'édifice' {larce que l'instrument de cette conception , de eetb pensée n'est pas en lui.

11 est également des hommes abrutis au point de n< pouvoir rien saisir de rationnel ; ce^ hommes , cependant; sont nés avec l'organe de la raison : la preuve , c'esl qu'ib sont hommes. Cet organe n'est peut'-étre qu'en* gourdi , mais s'il est anéanti , ils ne renaîtront pas son la forme humaine.

J'ignore si je me fais comprendre, et pourtant ceci me semble chose palpable. Une œuvre de génie annonce certaînemcBt le génie de celui qui l'a conçue et exécutée et annonce aussi l'^istence en lui des organes pécessaires à cette conoeptioa et à cette exécution. Or, pom qu'un autre puisse concevoir, apprécier et mesurer notF< oeuvre dans toutes ses parties, en sentir les beautés el les défauts, et les sentir au même point que nous-méme il faut qu'il ait autant de génie que nous, peut-4tff davantage. Cet être un jour arrivera i faire cQmnu nous, parce que nous ayant compris il a eu en lui 1^ mêmes ressources que noqs et les mêmes tnstrumeiiSj et qu'en outre, ou de plus que nous, il peut .profite! de notre expérience.

he& êtres humaips quj, par suite de leiurs efforts prié* ^oé4finS:, naiisepjt w point de raiaoa où mcorent k

eommuD des liommes, doivent, $^ils perséyèrent dans cette Yoie progr^sive , s^élever de plus en plus au-dessus 4e celte majorité. JLeurs organes suivront nécessairement les progrès de leur intelligence, et toujours ainsi, jusqu'à œ qu'ils soient parvenus au point de perfection de foroaes que comporte la terre.

Arriva là f rame ne pouvant plus se constituer sur cette terre que des organes au-dessous d'elle-même, se portera ailleurs et s'y manifestera sous la forme qui, dans TécheUe extra-terrestre , suit la plus parfaite des formes de l'organisation humaine.

De la position de l'individu placé au sommet de l'échelle humaine, au dernier degré de là race extra-terrestre oa angélique , si vous voulez la nommer ainsi , il ne peut y avoir qu'une faible distance; et l'être du degré immédiatement supérieur à l'homme ne doit pas le dépasser de beaucoup, quant à la raison et à ses organes, si eet homme a atteint sur cette terre le point culminant do génie.

Chez les êtres supérieurs à l'humanité, on sent qu'il y a une chaîne progressive comme dans les races terrestres, et que le dernier des individus surhumains doit être pour Tintelligence et la perfection des organes , aussi éloigné du plus intelligent des habitans du ciel, que le dernier des animaux de la terre est distant du plus élevé des hommes.

Evidemment s'il y a des degrés de raison au-dessous die nous , il doit y en avoir au-dessus. L'existence seule de la pensée humaine prouverait une pensée plus puissante , une capacité plus vaste que celle qui est possible ici-bas. Dans les choses intellectuelles, il n'y a pas de \snnt, et partout où un point se pose il y en a un avant et un autre après.

JP 4^ faut cpnqliire que Thomo^ ^t un être sopérieur

comparatiyemeDt aax êtres qui vivent avec lui sur la terre; mais qu'il est bien petit, bien peu avancé dans la carrière, si on le mesure avec ceux qui sont au-dessus de lui. En réfléchissant sur le grand nombre de faits qui nous échappent ou dont nous n'apercevons qu'une partie, nous ne pouvons douter qu'il n'existe des créatures auprès desquelles notre raison n'est qu'une lueur. Il est même impossible qu'il n'en soit pas ainsi; Dieu est si grand , il a voulu de si grandes choses qu'il a dû nécessairement vouloir des êtres pour concevoir ces choses et pour le comprendre lui-même.

A côté de ces intelligences si vastes, de ces génies sublimes, que sommes-nous donc, et qui pourra expli-, quer notre orgueil? Nous dédaignons les animaux, nous leur refusons la raison , nous ne voulons pas même qu'ils aient une ame. Peut-être sommes-nous traités de même par ces races extra-terrestres. Elles aussi ne voient en nous qu'une machine, qu'une brute industrieuse, et nous sommes à leurs yeux ce que l'abeille et la fourmi sont aux nôtres.

Voyez: Croissance et progression.

RAISONS. Il y en a de plus d'une espèce, et si nous faisions à la Gn de chaque mois l'arrêté de compte de celles que nous avons données ou reçues , nous en trouverions probablement plus de mauvaises que de bonnes.

Mnngo Parck, dans son voyage en Afrique, dit que les Maures décidèrent qu'ils devaient lui arracher les yeux : ils donnaient pour raison que ses yeux ressemblaient à ceux d'un chat. Or, pourquoi un homme ne doit- il pas avoir d'yeux quand ils ressemblent à ceux d'un chat? C'est ce que les Maures ne lui expliquèrent pas; mais il en induisit que, par contre, les chats de-

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