SOI SIS
est des individus qui se tuent par peur de la mort : lée qu'elle va venir, qu'elle vient, qu'elle est proche, 'ils ne peuvent lui échapper , leur est insupportable , ils se précipitent dans le mal qu'ils redoutent. C'est procédé de Gribouille.
Les moralistes, en repoussant avec raison le suicide, sont demandé si l'homme qui, par des pratiques exarées de dévotion , abrège la durée de sa vie et se ndamne à une mort lente, doit être considéré comme icide? Je résoudrai la question négativement : l'inten- Vk fait tout ici. 11 est certain que tel religieux ou ligieuse abrège sa vie , mais il l'est également qu'il I pas l'intention de Tabrégcr. C'est la règle de son dre qui le tue, et uon pas lui qui veut se tuer. Si on le considérait comme suicidé , on pourrait , à 28 juste titre, mettre dans cette catégorie l'ivrogne, le tertin et même la jeune fille si ardente à la danse et tous les plaisirs. Mais ici encore on veut boire, danr, se réjouir, et non mourir.
Le suicide, contagieux dans son £ait, l'est plus encore tis sa forme. Chaque époque a présenté une manière 'orite de se détruire, et nous ne sommes pas au bout. [ fera de nouvelles découvertes à cet égard, reposezos-en sur Timagination des hommes de ce temps. au surplus , ceci n'est pas une simple présomption , déjà nous sommes à l'œuvre. Qu'un individu se tue me manière bizarre, insolite, cruelfe, atroce même, on : eertain qu'il aura bientôt un imitateur. En 1835, un Dfgeois de Paris se jette exprès sous la roue d'une [tare chargée de pierres qui traversait le faubourg St.nis. Quelques jours après, un autre en fait autant 5c des circonstances absolument semblables. Etait-ce besoin qui les y poussait? Non; l'un avait sur lui Ue francs en billets de banque , et l'autre cinq à six