‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 80 sur 105 · TAX · texte numérisé non relu

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mieux employés, ne fussent qu'à rétablir les tours hospices et à prévenir les trop nombreux infantis connus ou inconnus qu'amène leur suppression, orsque tout le monde, sauf celui qui aime mieux les ins que les enfans, est d'accord sur l'excès de la poition canine, et qu'il est si facile de la réduire par une are productive pour l'Etat , pourquoi ces animaux , i heureux que les hommes , n'ont-ils pas aussi leur ) personnelle?

- Pourquoi? Je vais vous le dire :

i la proposition de l'impôt est prise en considéra- , on nomme une commission : or, il y a dix à parier tre un que la commission prendra des conclusions traires à la proposition, ou ce qui revient au même, tendera de manière à la rendre inadmissible.

- Par quelle raison agira-t-elle ainsi ?

- Par une raison fort simple. De quels élémens se pose une commission ? Elle se compose , comme la nbre elle-même , de propriétaires , d'industriels , de ivateurs, de militaires, d'avocats. Or, le propriétaire le meute ou au moins un chien couchant, l'indus-

en a un autre pour garder la nuit l'entrée de sa ique, le cultivateur à ses bergers qui ont les leurs, lilitaire a son caniche , l'avocat a son petit toutou fait les délices de madame. Comme pas un ne veut ëfaire de ces bêtes nécessaires ou chéries , pas an Banque de calculer que c'est fort désagréable de r, ne fût-ce que trois francs par an, pour un chien souvent n'en vaut pas la moitié.

chambre dans laquelle , sur sept cent-cinquante bres, il y en a sept cents qni ont par tête un chien soins, a justement fait la même réflexion. Tout le le étant d'accord pour dire non, l'impôt sur les 18 est encore une fois à vau-l'eau.

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Nous n'avons donc de chance de voir la question impartialement examinée que le jour oil , par on hasard rare, il se trouvera une commission, puis une chambre dont la majorité n'ait de chiens d'aucune espèce.

Peut-être regarderez- vous comme exceptionnelles les raisons qui font ainsi tourner à néant les propositions relatives à Fimposition des chiens. Non , des prétextes équivalens ou plus futiles encore font avorter les neuf dixièmes des bonnes lois , ou les traduisent en amend»mens qui les rendent inutiles, dangereuses ou impossibles.

 toute proposition d'une loi nouvelle , on représentant , par cela même qu'il est homme , fait d'abord ce retour sur lui-même: « Qu'est-ce que j'y gagnerai?» ou s'il a l'esprit large : « Qu'y gagneront mon parti , mon département , ma ville , ma rue ? » Quant à l'humanité, la raison, la religion, la morale on l'ensemble des choses, il n'en est pas question ; notre élu n'y songe même pas, ou s'il y songe, il ne s'en soucie guère.

Tel est l'esprit du siècle : tout ponr soi , rien pour personne ; rien pour la patrie surtout. L'on est poor Henri V, pour le comte de Paris ou pour Napoléon ^ mais pour son pays : « Que gagnerai-je à sa prospérité? Le pays me donnera-t-il un ministère, une préiiecture , une recette générale , un cordon , une fortune? U y aura moins de malheureux , c'est vrai ; mais qœ m'importent les malheureux ! Je ne le suis pas et je leur fais l'aumône. Le pays est toujours ingrat; tandis que d'un roi ou d'un empereur de ma façon, je tirerai peut-être quelque chose, sinon pour moi qui n'ai besoin de rien , du moins ponr mes parens et mes amis.

> D'ailleurs, qne me diraient mes électeurs, si je k» parlais de mon amour pour le pays, si je ne leur pron* vais pas que j'ai agi pour eus et pour eux seuls? ih! ah! ils m'arrangeraient d'une belle mauièce^ -^ Bst^ee

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