‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 83 sur 105 · TER W · texte numérisé non relu

TER W

temps et les limitas do vide. Oh ne mesure la' durée et Tespace que par la variété des ëvénemens qui s'y suc^ cèdeot.

Supprimez les faits, il n'y a plus de temps. Supprimez le mouvement, il n'y en a pas davantage.

Supposez un mouvement toujours égal, toujours uniforme, le temps ou ce que nous* nommons ainsi a encore dispara.

Le temps n'est donc ni une cause ni un effet; il n'est pas plus la durée que l'espace n'est la distance.

Le temps n'est rien , ne peut rien et ne fait rien. Le temps , c'est le vide 'qui contient tous les corps , toutes les ipapressions, tous les événemens, mais qui n'en produit ni n'en reçoit aucun.

Le temps, comme le vide, est immobile, impassible. Comme le vide, le temps est le néant.

Supposez qu'il n'y ait dans l'univers que le vide et le temps en présence de Dieu, Dieu serait impuissant; en d'antres termes. Dieu ne serait pas. Le temps et le vide ne peuvent donc rien par eux-mêmes; c'est Tesprit seul qui les utilise ou leur donne un emploi par celui qu'il lait de la matière^

. Le temps ne commence pas plus que l'ame ; il ne finit pas plus qu'elle. Le temps, c'est l'éternité; l'ame, c'est rimmortalité. Mais temps, ame, matière, rien ne commence , rien ne finit. 11 n'y a de fin , il n'y a de commencement que dans nos sensations' et dans les édifices de la matière.

TENDRE LA MAIN, MENDIANT. Un mendiant à qui un voleur, en lui reprochant sa pauvreté, proposait de s'associer à lui , répondait : « fion , j'aime mieux tendre la main que le cou. » Le mendiant avait raisoiï

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