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qoaot à lai, ma» pent être pas quant an aofres, m il est bif D certain quVn France les mendians on ceux <{u tendent la main coulent au pays dix fois pins qoe ocn qui tendent le cou.
Il y a des mendians de tout poil , de Dont sexe , de tout appétit. Les uns demandent un hard, les antres une principauté. On leur jette Tun ou Faotre; nais plus on leur donne , plus ils demandent. 11 en est dont la main se tend dVlle-méme par la force de rhabitude: c'est ainsi qu'on voit des mendians millionnaires.
Lors de la Restauration , on vit tout-à-coup surgir une nuée de mendians gentilshommes. Les moindres étaient eheyaliers, les autres comtes, marquis, ducs. Qaelquesuns, pour apitoyer davantage, allaient mendier en voitoits armoriées, avec cochers, laquais et chasseurs. On lear jeta cinq cent millions, qu'ils refusèrent en demandant pour qui on les prenait. On leur fit des excuses, et ils acceptèrent un milliard, qooiqu'en grognant beaucoup.
Sous plus d'un rapport, ce milliard élait dû, cdr la nation en avait bien volé le double : ce n^était qu'une i'estjtution. Mais le mal, c'est qu^on en donna la meilleure partie à ceux à qui on n'avait rien volé. On a même prétendu qu'on en avait donné une portion aux voleurs.
Quoiqu'il en soit, voleurs ou volés, ils nous ont eoûté gros, et nous avons appris à nos dépens que lorsque les mains blvnches fouillent dans les poches , , elles n'en sortent pas moins pleines que les mains noires.
Un fort digne homme de ma connaissance me disait qu'il ne voyait pas de quel droit, dans un pays libre et sous Tempire d'une charte, on empêchait la mendicité, car, selon lui, il devait être permis de demander partout où il était licite de refUser. U prétendait que bien loin de défendre la mendicité, il fallait la rendre légale et en faire un état comme un autre.
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Ainsi y tout homme qui voudrait 3uiYre la profession le mendiant serait tenu d'en faire la déclaration à Taujorité. Son nom serait immédiatement porté sur un tal)leau if&cbé à la porte de U mairie, et PautoriSfition de mendier apt d'heures par jour et tant de jours par mois » dans d ou tel canton, lui serait ofGciellcment accordée.
Chaque meadiant 3in6i autorisé SQrait astreint à porter m costume ou seulement un bonnet d'une forme particulière ; et dans chaque commune , une place spéciale serait destinée à leur inhumation, avec cette inscription : Hmeliàre des meiuiians,
lAon vieil ami assurait que c'était le plus sûr moyen ie réduire la mendicité , parce que les familles seraient intéressées à détourner leurs paréos de cette profession légradaute.
En ceci, je crois qu'il avait raison. Il est peu de pauvres )ui veuillent en avoir le titre officiel et en porter Tuliforme. 11 en est moins encore qui consentent à être mterrés comme tels; car on mendie, non pas seulement )our vivre, mais pour devenir riche.
On a dit quelque part que la charité faisait les men> lians. Il est bien vrai qu'il ne peut y en avoir là où lersonne ne donne , mais pourtant ici l'application du uot charité n'est pas juste, car l'aumOne jetée n'est pas tne charité, c'est un acte d'égoisme: on veut se délivrer d'une importunité ou de sa propre pitié.
La charité est certainement la première de toutes les rertus, et pourtant TaumOne mal faite est souvent un nal. Sans aider au véritable pauvre, die n'est qu'une ^jme à la fainéantise: le travail ne paraît plus qu'une luperie quand on gagne moins à travailler qu'à ne rien aire.
D'après les documens statistiques les plus récens , on M)mpte , en France , cent quatre-vingt-doiuie mille ,men-