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rapportent ni gloire ni profit? Je n'en sais rien. On leâ aime par tradition, probablement parce qu^antrefois dles rapportaient l'un et l'autre, et qu^on^père que les choses reviendront ce qu'elles étaient.
Sans entrer ici dans une distinction qui paraîtrait oiseuse, nous dirons que, de nos jours, il existe véritablement une monomanie de places; c'est à qui en voudra, â qui en obtiendra à tout prix, même aux dépens de son repos, de sa fortune, de sa vie. On répondra : c'est pour l'honneur. — Peste, quel honneur! Vous n'avez donc jamais rien lu, jamais rien vu? En France, les gens en place sont les véritables parias de !a nation; c'est à qui leur en dira, c'est à qui leur en fera: députés, journaux, gamins, chiens et chats, ils ont, après eux, tout ce qui pique, pince, égratigne ou mord. Le député ne croit pas avoir rempli son mandat, s'il ne leur a pas arraché au moins une plumé ou une poignée de cheveux. Le journaliste perdra ses abonnés, s'il ne leur dit pas quotidiennement ibne gueiilée d'injures proportionnée à l'étendue de ses colonnes. Le gamin croirait se manquer à lui-même, ,s*il lie leur envoyait pas son lopin de boue. Il n'est pas jusqu'à l'ânè qui , en les voyant à portée , ne leur lancé isi ruade, convaincu que ce sont eux qui font renchérir les chardons.
Eh ! bien, à l'imitation du chien qui s'attache d'autant plus à son maître qu'il le bat plus fort et plus souvent, remployé tient d'autant plus fermement à sa place qu'dle lui cause plus de déboires, et ceci parce qu'il voit à son dos vingt candidats qui demandent à le remplacer. Il est alors dans la situation de ces oncles qui ne meurent jamais, par la seule raison qu'ils voient qu'on attend lenf accession, et qui se cramponnent à la vie, moins pour les agrémens qu'ils y trouvent qbe dans la ctainte d'cin procurer à d'autres. '<i
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Ce qui contribue aussi à retenir sons le bât les malheureux employés, c'est un feu follet qui sans^ cesse leur apparaît et sans cesse leur échappe , vision brillante et que Ton nomme avancement: grand et beau mot, mais chose difficile et rare. En France , c'est surtout dans radministration qu'on peut dire : il y a beaucoup d'ap^ pelés et peu d'élus.
La raison de cela, c'est que les gros bonnets de l'ordre ont des fils, ont des filles, ont des gendres, et à défaut, des frères, des ne?eux, des cousins, et qu41s sont trop bons parens pour oublier personne. Après eui, honnêtes employés; après eux, s'il en reste.
PLAIDER. L'art de plaider est celui de dépister la Justice et de sauver les voleurs de la corde. C'est aussi Part de prendre le bien d'un homme pour le donner à un autre quand on ne le garde pas pour soi.
Les procès naissent de la mauvaise foi , mais plus encore des mauvaises lois on de leur rédaction incomplète. Si toutes les lois étaient claires et précises, les tribunanx resteraient en vacances onze mois de l'année et les avocats avec eux.
Plaider ne moralise ni les plaideurs ni les avocats. Je dirai même qu'il en résulte souvent le contraire.
Un homme avait été trente ans avocat et des plus en renom* 11 avait défendu des causes de bien des sortes; il en avait gagné beaucoup, et toutes lui avaient rapporté quelque chose. On le nomme ministre : il croit défendre une bonne cause en défendant un individu entaché de fraude: il lui fait gagner son procès et reçoit cent mille francs d'honoraires: qu'a-t-on à dire? sinon, qu'oubliant qu'il était fonctionnaire, il a cm être encore avocat.
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rapportent Di gloire ni profil? Je n'en sais rîen. On BJine [inr tradition, probaljlement parce {ju'autreTois il rapportaient l'un et l'autre, et qu'on espËrc que les ctig reviendront ee qu'elles étaient.
Sans entrer ici dans une distinction qni pafsfil oiseuse, nous dirons que, de nos jours, il existe tâi blenient nnc monomanio de places; c'est à qtii en vood â qui en obtiendra à tout prix, m^uie aut dépeça dt I repos, de sa Fortune, de sa vie. On répondra : (l'Ml pi l'honneur. — Peste, quel honneur ! Vous n'avet dont) Jad rtcn lu, jamais rien vu? En France , tes gens (m fi sont les véritables parias de In nation : c'est S q*i l en dira, c'est à qui leur en fera: lifpMlés, javtlM gamins, chiens et chats, ils ont, apr^s eux, tant M i pUpie, pince, égratigrie ou mord. Le dépoté ne enU-l avoir rempli son mandat, s'il ne leur a pas arMclif moins une plume ou nnc poignA* de chrv«i*.Laj"onr!i3H perdra ses abonnés, s'il iic leur tlit pas tjnoti&easita one gaeoUe d'injtirej praportioniii^ i l'éleÔdlH >li colonnes. Lk gamin cnnrail se manquer b hli-tufai ne leur enrojdli paa aon lopin tl<! lieud. Il »'< jusijii'ù l'Bno qui, en les vojfmii ft pOTié*, no *> ■ sa rnnde, connincii ipi* as «m nn luI Iteit les dia filou*.
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Ce qui contribue aussi à retenir sous le bât les malheureux employés, c'est un feu follet qui sans- cesse leur apparaît et sans cesse leur échappe, vision brillante et que Ton nomme ovancement: grand et beau mot, mais chose difficile et rare. En France , c'est surtout dans FadmiDistration qu'on peut dire : il y a beaucoup d'ap^ pelés et peu d'élus.
La raison de cela, c'est que les gros bonnets de l'ordre ont des fils, ont des filles, ont des gendres, et à défaut, des frères, des neveux, des cousins, et qu41s sont trop bons parens pour oublier personne. Après eux, honnêtes employés ; après eux, s'il en reste.
PLAIDER. L'art de plaider est celui de dépister la justice et de sauver les voleurs de la corde. C'est aussi Tart de prendre le bien d'un homme pour le donner à an autre quand on ne le garde pas pour soi.
Les procès naissent de la mauvaise foi , mais plus encore des mauvaises lois ou de leur rédaction incomplète. Si toutes les lois étaient claires et précises, les tribunaux resteraient en vacances onze mois de l'année et les avocats avec eux.
Plaider ne moralise ni les plaideurs ni les avocats, je dirai même qu'il en résulte souvent le contraire.
Un homme avait été trente ans avocat et des plus en renom. 11 avait défendu des causes de bien des sortes; il en avait gagné beaucoup, et toutes lui avaient rapporté quelque chose. On le nomme ministre : il croit défendre une bonne cause en défendant un individu entaché de fraude: il lui fait gagner son procès et reçoit cent mille francs d'honoraires: qu'a-t-on à dire? sinon, qu'oubUant qu'il était fonctionnaire, il a cru être encore avocat.
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PLEIN ET VIDE* La matière est partout ou peut y paryenir*; le vide n'est donc que passagèrement là où il existe.
Quelle est la matière qui pénètre la première dans lé vide? Probablement Télectricité, puis la lumière, ensuite Pair ou l'eau sous forme de vapeur, enfin la matière compacte.
Le vide ne sert pas de moule, mais il rend le moule possible, car bien que le vide ne puisse ni contenir, ni mouler, ni donner une apparence à quoi que ce soit, ce n'est pourtant qu'à l'aide du vide ou d'une substance susceptible d'être facilement déplacée^ qu'on peut contenir et mouler quelque chose.
Dans notre système, le vide n'existant que par place, c'est la matière ou l'extrémité des corps qui lui sert de bornes ou de parois : ce sont ces corps , ces parois , ces barrières du vide qui constituent le moUle. Le vide n'est ici que l'absence des choses ou le lieu d'attente.
Si l'on admet ceci, on peut y trouver une théorie de la forme ou de la superficie des corps. Ces limites du vide absolu ou relatif , ayant leurs angles et leurs courbes, elles en imposent l'empreinte à la substance qui vient s'y appliquer, si toutefois cette substance^ moins compacte que ces limites, ne les brise pas ou ne les absorbe pas en elle.
Si, dans le vide, il n'y a pas de poids, tout y est immobile. S'il y a un poids, ce poids n'a qu'un mouvement direct ou perpendiculaire; mais, tôt ou tard, ce mouvement s'arrête, car la chute éternelle d'un corps ou sa marche en ligne droite ne serait possible que dans un vide intini , et ce vide n'est guère supposable en pré-^ sence de la matière fluide et lumineuse qui tend à s'étendre toujours , cpnséquemment à reculer les bornes du vide existant.