‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 102 sur 110 · VOC 4T · texte numérisé non relu

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Cbimes. Autrefois , Ton n'excusait qae les eHmes du lîche ; aiîj4Mird'hni, Ton ne pardonne que ceux du pauvre.

Sonnette. Chez qnek(u(*s peuplades nègres du Sennâr, on orne les enfans des faïniHes riches, pour les distinguer du peuple, d'une sonnette au derrière.

Puce. La puce est un animal qui aime Tombre. Les peuples qui vont nus n*ont pas de puces; il est vrai qu'ils ont autre chose. Les n^res de certaines parties de TAfrique redoutent fort de devenir les esclaves des blancs qui , disent-ils , mangent les nègres , et qui ont chez eux une petite béte qui mange les nègres et les blancs.

N(Trmands et Picards. Voici la diffërcnce que M. P** établissait entr'eux : quand le Normand sort de chez vous les mains vidrs, il. croit y avoir oublié quelque chose. Quand le Picard n'y a rien demandé ou rien obtenu, il croit que vous lui avez voté son temps.

Dents. Depuis denx siècles , les Européens se sont condamnés à n'avoir plus de dents, pour avoir le plaisir de se faire la barbe.

Frontière. D'un voisin défendant son ruisseau, à une nation défendant sa frontière, il n'y a que la diiTérenoe du nombre, et le nombre n'est rien quant à la validité des raisons.

Mots. Les mots grandissent ou rapetissent les choses. La corruption des mots annonce celle des mœurs. Un peuple dont les habitudes sont pures n'attache que peu ou point d'indécence aux mots: e'est qu'en réalité, il n'y a d'indéeens que ceux qu'on fait tels.

DôULKtTR. La douleur sfuse moins vite, que le plaisir, mais elle s'use.

Si vous pouviez séparer le siège de la douleur du siège de ta «pensée, le malade ne souffrirait plus.

Nuit. C'est une-eitoatiûD anormale et toute de localité.

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Dans certains raa&des , dans le soleil par exeipple » les habitaus, s'il y en a, doivent à grands frais faire les ténèbres, comme Ton fait le jour chez nous.

IvBESSE. QuVst-ce que Tivresse ? — La vie se laissant aller à la matière. — Qu'est-ce que la matière? — L'absence de la pensée. — Qu'est-ce que la pensée ? — Le con)bat de la vie intellectuelle contre la vie présente ou matérielle, ou le combat de l'activité contre l'immobilité.

YoLOiSTÉ. Plus la volonté se divise, moins elle devient exécutoire, ou d'autant plus son exécution est difGcile. Le but de tout gouvernement est l'unanimité. U fant donc gouverner de manière à n'avoir en présence que le moins de volontés possibles , ou le moins de divergence dans ces volontés.

Vie, La vie , c'est la variété des pensées et des sensations.

Le mouvement de la matière vient de celui de la vie, ou bien encore du défiant d'équilibre.

Destruction. ,Une vie nouvelle est-elle cachée dans la destruction, s'est demandé je ne sais quel curieux ? Puis il a ajouté : nous allons le voir tout à l'heure ; et il s'est brûlé la cervelle.

Science. Génie. L'homme de génie sait tout sans avoir rien appris ; le savant ne sait rien qu'à force de rapprendre. Le génie, c'est la qualité d'us honune. La science, c'est la qualité du perroquet.. Cependant, il est des cas où le perroquet se fait hooftine.

Spégulité. Un grand bomsie de notre temps est souvent celui qui saura le mieux faire un éleignnir.

Esprit. L-esprit et le bon setas sont deux choses fort différentes. Le jugement vaut mieux que l'un ou l'autre, car c'est le réiuUat de l'esprit et du bon sens réunis.

PoÉsiB^La poésie n'est qu'un combat eoatre là stéri^ de la pensée ou la paurxelé de. la .langue.

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