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tous ses ports sont ouverts aux yachts qui y jouissent de maints privilèges. Néanmoins, il n'y a pas de yachts français , car nous ne pouvons nommer ainsi ces petits bateaux poissonniers que possèdent quelques amateurs de carpes et de poules d'eau.
Les Anglais déploient dans la construction, Tarmement, la tenue de ces navires , un luxe et un confortable qui laissent peu à désirer. Ils servent à les transporter d'un port à l'autre , souvent avec leur famille et leurs gens; aussi les nomme-t-on yachts de plaisir.
Ces clubs ont un but louable, celui de former des marins et de les faire vivre d'une vie douce sans être inutiles. Aussi, de tout temps, le roi d'Angleterre en at-il été le patron ou président-né , et aujourd'hui la reine Victoria et le prince Albert le sont encore.
Voici la liste de ces sociétés, celles du moins qui ont un caractère officiel:
The royal St.-Georges yacht-club ; vice-président , le marquis Conynghan.
Royal thamcs yacht-club ; vice-président , l'amiral sir Charles Adam.
Royal yacht-squadron ; vice-président, le marquis de Doncgnll.
Ce club est le plus nombreux ; en 1849 , il possédait cent-quatre-vingt-sept navires , dont l'un de trois centquatre-vingt-douze tonneaux.
11 y avait aussi jcn 1847: le royal Mecsey yacht- club; Je royal Victoria yacht-club; le royal Western yacl)yiclub ; enfin, le yacht-club impérial de St.-Pétersbovirg.
Je Dc sais pQurquoi . les yachts-clubs d'AQgleteri*^ et .des. autres puissances maritimes ne s'çnte||ident pas po«r avoir un ou deux navires équipés à frais communs et allant «ntre^pendre de,. grandes, explpratipns transatlantiques. §i j'avais rhoMneur . d'être mçm|)re d'im yaiçht-
YÉT SOI
€lab « c^est la première iiiolion qme j'y ferais ; bref , je voudrais ua yacbt-club européen et , sMl se pouvait , universel : ce serait un moyen de confraternité entre toutes les nations et un pes de fait vers rhannooie.
YÈBLE. Petite espèce de sureau dont les feuilles sont souveraines pour chasser les punaises quand elles veulent bien s'en aller.
Y£TO]MANIE. Manie étrange, car c'est celle de se battre : or , ou ne se bat guère sans s'exposer à être battu, et parfois même à pis encore. Cependant, la ma* nie de se battre est une des plus répandues dans la nature ; elle existe non-seulement chez les hommes, mais chez les animaux et même ceux qui sont réputés paciBques.
On comprend qu'un individu veuille se battre quand, pour prix du combat , il voit la dé|>ouille du vaincu; on conçoit aussi qu'il attaque quelqu'un pour s'en vea* ger ou ponr acquérir ce qu'on appelle de la gloire, ou bien encore pour le manger. Mais il est des hommes qui se battent |)our le seul plaisir de la chose, c'est-â* dire pour donner des coups et pour en recevoir.
Je dis en recevoir , car si eette chance n'existe pas , ces gens se tiendront cois. C'est ainsi qu'un taureau , toi^jours prêt à en attaquer un autre, n'attaquera jamais un veau, parce qu'il sait qu'il ne peut pas se défendre. De même ee buveur hargneux et dont la raison chancelle, en conservera encore assez pour ne pas se ruer sur un enfant ; c'est à un hoaime comme lui qu'il s'en prendra, souvent uiéwe à plus fort que lui : on croirait qu'il désire être rossé, satisfaction qu'il obtient assez fréquem-
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ment. Il n'y a pns de mal , car il n*en est pas moins fier de s'être battu : meurtri , bosselé , ëretnté , il se relève content.
La manie de se battre n'est pas étrangère aux femmes. Il y en a qui provoqueront leur mari avec une persévérance incroyable; il ne leur suffira pas qu'il se fâche, il faudra absolument qu'il les batte , et pour Ty déterminer, elles commenceront.
11 y a aussi des enfans de ce caractère. Ils veulent être battus, afin d'avoir le droit de crier ; et cela est si vrai, que si vous en faites seulement le simulacre, ils hurleront absolument comme si on les assommait.
rie sont-ils plus sous vos yeux, laissez-les seulement deux ensemble, ils ne pourront même s'arranger pendant une heure.
11 n'y a pas jusqu'aux petites filles qui , dans leur pensionnat , se prendraient aux cheveux , si l'on n'y mettait ordre.
Le goût des coups est donc naturel à toute l'espèce, et ce qui le prouve, c'est que l'on n'a pas trouvé un peuple , dans l'état de nature , qui n*ait été ou ne soit encore en guerre avec quelque voisin, ou à défaut, avec son frère; et c'est ainsi qne tontes les populations de la terre se partagent en baltans et battus, en vainqueurs et vaincus.
Cette folie est sans doute la suite du péché d'Adam et un reste de la malédiction céleste, car si elle n'existait pas parmi les hommes, s'ils avaient autant de propension pour l'ordre et la paix qu'ils en ont pour la guerre, les neuf dixièmes des maux qui nous accablent cesseraient, et nous ne verrions que peu de crimes.
L'amour en a fait commettre sans doute, mais pas la moitié^ pas le quart , pas la centième partie que la passion contraire : le goût des coups.