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corps ë|Mrouve toyjouj» uae résistance , et dès-lors une déviatioB. Celte déviation, toute faible qa*elle est, anooiice que la perte de Féquilibre n'est pas absolue, oar, nous irenoos de le dire» dès qu'un corps lancé tend vers la marche oblique, borisontale, elliptique ou oircnlaire, c'est qu'il se rapprocbe de féquilibre.
Remarquons que pas on de ces mouvemens ne se manileate dans le vide; là, il n'y a qu'une mobilité possible, le mouvement direct, et il n'y est pas susceptible d*aceroissement de vitesse ou de pesanteur.
Ainsi, OH, dans le vide, un eorps n'a point de poids et l'on peut ooBsidérer le mouvement de la cbûte en li^ne droite comme une sorte d'immobilité, ou ce n'est que dans le vide quHin corps pèse de tout son poids et qu'il agit d7apvès ce poids seul.
Donc, en dehors dq vide, dans un finide quelconque, Faecroîsseraent d'un poids ne viendrait que d'une cause étrangère à oe pdds même ou à sa pesanteur spécifique, et cette cause serait, d'une part, l'augmentation succès* slve de l'impulsiott ou de la pression, et, de l'autre, la dtniniition de la résistance ou de la contro-preasion.
L'action de tons les eorps et lenr marehe, sauf U ligne dioito prise ici pour l'immobilité, proviennent moins de l'accord du poids au poids qui produirait aus» l'imoiobiMté , que de celui du poids au mouvement : c'est une masse contre**balanc^ par une action.
Kéoessairement cette action a aussi son principe matériel, elle a son poids ou. sa masse; mais la petite nasse en mouveiment peut contre-rbalaneer la grande qui est immobile ou qni n'a qu'un mouvement faible. On sait qu'un iil^t cPeau giaoée ne pesant qufiiae. livre agirs comme un poMs de sakanterdts livres dans, son état de fluidité* ' n a^eat- dono pas> de si AôUa partie de miitière qui!
n'ait sa v^leuPt P9vce qa'^n raison de sa position et du moQTeinent qui lai est imprimé, elle peut produire des résultats égaux à ceux qu'amènerait une grande niasse; c^est toujours par le déplsicement d'une parcdie que corn* meoce la déviation d'an corps.
Qaelqu'impalpabtes que semblent les atomes répandus dans Vespaoe , si le eorps projeté ne ks atisorbe pas , s'ils conservent une impulsion Jttdépendante , ils com*< menceront son eontre-pfeids ; et ils )e eomoMncerout encore si, étant attirés, ils.se réunissent autour de ce corps en assez grand nombre pour bii fomer une auréole et une atmosphère.
Je sons que cette loi de Téquîtibffe ou du poids et contre-poids est bien plus diffieile à saisir et à expliquer quand elle s'applique aux petits corps: le système de Fattraetion moléevlaire paraît plus rationnd; aussi suift-je loin de le répudier* Ito ce sysième nous présente des effets plulOit qu'une cause. On voit que , dans ce silex, dans ee bloc de msirbre , le^ molécules se pressent les unes sur les autres. Mais pourqtioi se pressent-eUes? Se sont>^Ues toujours pressées? Gertainemeitl non , car il n'est pas de corps dur qui , d'abord, n'ait été à un état moins dur. Ces lûlex ou ces mariireft sont les détr&us oonoeatrés d'animaux marins; c'est peu à pea qn^iis ont acquis cette, densité. Gomment l'ont *ils acquise? Par. réraporation d^« parties moHes , par la {Mpession , par' rintervention d'amtresi.mfitières? Mais quels que soient ces niayeos , oette densité* est ardvée par' une suite de UMatEeniens qui* toii$<, n'étaient encore qu'un effiM vers l'équilibre on Paction d^ in<riécak8 dierchant leuf aplomb. Là, conwpie toujours, c'étaient tes parties tendanl à s'hamopiier à l'en^emUe' ou à la localité, et se condensant d^aatant pins qiie. te piOids, doni elles étaienli lé) contre^pofds,. détail se condenser biiwènie> refoulé qu'il
était par d'antres matières eherchant aussi leor aplomb, leur base, leur point d'appui.
Non-Sj^uiement le mouvement des molécules n'est pas étranger à la loi de l'équilibre, mais il en est le principe et le complément , et l'on pourrait appeler ces molécules la petite monnaie du contre-poids, car elles serrent à l'établir et à le régulariser. Les corps les plus durs, les pierres les plus précieuses, les diamans, les rubis , ne sont que ces molécules arrivées à leur état le plus parfait de pression, d'harmonie et d'équilibre.
Ainsi condensées, ces molécules n'ont pas perdu leur faculté de mouvement: il n'est pas d'équilibre étemel. Aucune substance n'est à Pabri de la diss<dution , dont la fermentation est le principe ordinaire.
La fermentation est la conséquence de l'invasion d'une matière par les molécules d'une autre matière. Les molécules envahissantes sont eu mouvement parce qu'elles cherchent une base d'équilibre, et qu'en la cherchant, elles la font perdre à celles ^tre lesquelles elles s'ouvrent un passage ou sur lesquelles, en s'appuyant, elles exercent ime pression qui amène leur écartement.
Cet écartement est le premier pas vers la dissolution ou la séparation des molécules. Réunies , elles formaient un corps; séparées, elles sont livrées à Patiraction des autres corps. Mais attirantes ou- attirées , la cause de leur mouvement est toujours le besoin d'une base; elles nfabandonnent le poids que pour retomber dans le ooBtre-poids. Ainsi , dès qu'nne- masse se ^hssout , une autre se recompose. C'est ce balaneement ou ce passage incessant des molécules d'un corps à un autre, qui fait l'action des élémeas on la mobilité de la matière.
Ce que nous venons de dire des petites niasses ou de la concentration des ni^léeules , on peut l'appliquer à celle des globes et même des systèmes de globes.
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Ici encore , quand la matière est abandonnée à sa uatare ou à la loi d'ensemble, le {K)ids et le contrepoids en régissent tous les mouvemens.
Nul doate que cette régularité de mouvement ou cet équilibre des corps célestes n*a pas toujours existé. Nul doute aussi qu'il n'existera pas toiyours , et que Téquilibre peut faillir dans un système céleste comme partout ailleurs ; mais la perte de cet équilibre relatif n'est et ne peut être que momentanée, puisque l'équilibre absolu est l'immobilité, et qu'il n'y a pas d'immobilité éternelle. 11 faut ' donc , après une désorganisation plus ou moins complète , plus ou moins prolongée , que cet équilibre relatif se retrouve soit dans l'accord des poids , soit dans celui des mouvemens ou dans le mélange de l'un à l'autre.
C'est la conséquence de cet entraînement ou de cette nécessité qui fait que, dans un crible , les grains agités se rapprochent ou se séparent selon leur forme et leur poids.
Ces douze pierres que* vous jetez dans un étang , en tombant^ feront douze cercles si elles se séparent, on n'en feront qu'un seul si elles. tombent en masse. Pourquoi douze cercles? Pourquoi ne se confondent-ils pas? C'est que chacun est un centre d'équilibre; c'est que le mou«vement de l'eau qui s'écarte, pois se rapproche, et cehn de la pierre qui chercbe le fond, ne sont encore que k besoin d'une base, d'un contre^poids.
C'est donc cette recherche d'un aplomb qui amène tous les mouvemens de la matière et la plupart de ceux de la vie. La fumée qui monte cherche son af^oodi comme la grêle qui descend ; et l'homme qui marche comme celui qui s'assied.
Le mouvement qni nous semble le plus indépendant du poids et du contre-poids, tel que celui de la lumière
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et de Niectrieîté, n'en est pourtant que la conséquence. Le bruit que produit le choc est une mise en équilibre, suite de deux pressions , de deux pesanteurs , et de la reneontre de ce qui se meut contre ce qui ne se meut pas ou se meut moins vivement.
Partout le mouvement et Timmobilité sont en présence; toujours l'un mène à l'autre et réciproquement, et sans jamais que l'un ou l'autre puisse rester indéfiniment dans le même état ou sans indiquer l'état contraire.
Aussi n'est-il pas de corps ou de masse en mourement qui n*aît des parties immobiles; pas de masse immobile qui n'ait des parties en mouvement; pas de globe en équilibre dont toutes les fractions y soient ou qui ne soutiennent des corps qui n'y sont pas.
Dans son ensemble, la terre est en équilibre; néanmoins, sur sia smface tout s'agite et se meut en dehors •de l'éqiritibre: la vie terrestre de chaque être semble employée à chercher quelques instans d'immobilité et d'aplomb.
Remarquez qu'il n'e^ auomi 'eorps qui ne soit organisé éans tes conditions les plus fevorables à cet aplomb. iBz^mnnfô la structure des mammifères, des oiseaux , des k<eptiles, des poissons, des insectes: qu^îls marchent, -qa'iis volent, qu'ils nagent, qu% rampent, à chaque jiDriouvement vcws aurez la pt»eave que la machine, dans son ensemble comme dans ses pâi^s , est coistitiiée d'après ce principe général: équiMbre, poidi, contre^ poids.
Dans la végétation, ceci est non moins frappant: lors do développement des plantes on peut suivre distinctement le jeu de cette bascule: poids et coiitre-poids , et chaque mouvement de croissance hors du sol est contre-balancé 'pa un mouvement é^al sous le sol.
€cs mouvemens sont alternatifs : jamais leur égalité
n'est absolue, snion la éroissanee de la plante s^arrftertiit, parce que Féquilibre setait cottiplëtë.
Dans les causes de t*Orgaitisation de la plante et de sa conformatîoti , on doit compter pour qtielqae chose les oscillaftons et tes secotisses âoxqudles elle est exposée de la part des âëmens extérieurs. Son poids et son coDtre-poids doivent être établis pour y résister; ausali le sont-ils. La cime de Farbre iaugmente de pesanteur quand le vent Tagite ou quand la pluib la baigne, il fhûfc qoe le pied oppose tine résistance è cette pesanteur et qu'il s'attache d'autant plus vigoureusement au sol qu'il est plus TÎgOttteuseiAenl attaqué. C'est ce qui arrive : les arbres battus par les veftts sont toujours mieux enracinés que ceux qui sont dans une exposition plus abritée.
Cet instinct d'équilibre semble même varier selon les saisons; et quand, par le rcffout^ des feuilles et l'addi* tion des fruits, le haut de f^ri)re ik augmenté ée poids^ la partie inCérieiire tond, de «on cdté, è augmenter' de pression. Ici encore on se demander: qifost^Oe qat le poids, sinon la dilMrence de la ï<éiiistanc6 à la non^réastanee, on du n^uvemetl à IHoimobUfté?
Otez la tésistanise on le leontré-poids, lo«t est suspendâ à la fois ou tout tombé à la fors.
Sans cette nécessité éé l'équilibre -, sanb cette loi plus forte que toutes les amres lois de la. AMure , cooiment expliquer ces déviations è 4a gt^titation nniversdle? Si Tattraetion porte àtt centre de la terre , comment h végétation poite-tyelle endetidr^? Pourquoi la cime des arbres s'élète^t-(#le v«ns ie>ciel? Pourquoi l'honnie grandit^-il ptir la têie, qA lieti 'do gratidir pai^ les* pieds? H y a donc ici attraction contraire, attraction dont te soleil est le principe et le but i tous les êtres végétaux et animaux croissent lé flront tourne vers la lumière*
Alors, le grand astre central, soteil de lotts les soAaiis,