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axe de tous les mondes, serait la base de tons les poids et le centre de tous les équilibres.
Nous pourrions citer bien d'autres faits à Tappai de Texistence de ces deux forces qui, partout, se combattent ou s'unissent, et qui contribuent tant à l'action de la nature ; mais nous nous bornerons à résumer ceux qu'on Tient de voir.
Le mouvement de la matière est la conséquence des pentes et de Tentraînement vers la base.
Le mouvement de la vie est celui qui combat cet entraînement de la pente ou l'impulsion de la matière.
Ce mouvement de la vie, plus fort que l'impulsion matérielle, n'est possible que par l'existence de la double attraction ou du double principe qui constitue la pe* santeur.
Le mouvement de la matière n'est admissible que par cette double force. Une chose senle n'est qu'une impossibilité; elle ne peut conduire à une enivre; il en faut au moins deux.
Il n'y a pas de levier sans base, ni de corps en équilibre sans un point d'appoi. 11 fout reconnaître un contre-poids pour admettre un poids; il n'y en aurait pas pour un corps isolé. Le mouvement d'un corps dans le vide serait la chute saos la pesanteur.
Sans pesanteur, tout serait inerte, ino^ganisable. La pesanteur, c'est |a presnon ; c'est l'action ou l'impulsion d'un corps vers sa base; c'est le mouvement proprement dit. Or, il n'est pas de pression sans résistance; il n'est pas d'impulsion sans mobilité, pas de mouvement sans point de départ. Il n'en est pas non plus sans point de
retour.
Le mouvement sans terme ni déviation poaûble équivaudrait à l'immobilité; ce serait l'immobilité du mou* vement, effet sans cause, cause sans effet.
NoD moins siérile, le moarement variable» saas équilibre, serait le désordre ou le chaos*
L'éqailibre absolu sans retour vers le mouvement , véritable état de mort , serait le néant.
11 serait le néant , parce que dès Finstant que toutes les parties de la matière se feraient réciproquement contre-poids , il n'y aurait plus de poids : . la matière entière ne ferait qu'une masse.
Un corps ne pèse plus par lui-même dès que son aplomb est trouvé. La différence du poids n'est que celle du mouvement , et toute pesanteur , comme tout mouvement, n'est qu'un effort vers l'équilibre.
La densité ou la fluidité absolue, sans passage de l'une à Fautre, serait encore Fimmobilité ou le néant. Si tout était le pkin, rien ne serait mobile. Si tout était le vide ou un fluide Mmfonrn, rien ne serait possible ; il n'existerait que ce fluide.
C'est le passage de la densité ô la fluidité qui rend possible les formes et les corps divers, et permet la diversité des mouvemens par la diversité des poids.
A Faide de cette diversité, tous les mouvemens sont praticables, hors un seuL
La ligne droite ou le prolongement du mouvement vertical ne pourrait exister que dans le vide. Un corps, même isolé ou en dehors de toute attraction, projeté dans un fluide, fût-ce le plus légjer, éprouverait une déviation.
Toute déviation est un effort vers une base , un rap'prochement vers FéqniUbre, et c'est. seulement dans le vide qu'il peut y avoir absence totale de résistmee ou de pesanteur et, dès lors» absence totide d'éqnâibre.
Une déviation continue conduit à un mouvement obtiqne, pais elliptique , circulaire, horizontal, c'est*à-dire à Péqoilibre absolu ou à Fiinmobilité.
La pesanteur agit vetticalemeiiC, mais la ligne droite IV 3.
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^rpétuène n^ëtant pos^le <fEie dans le vide, cette dcflion verticale ou la pesantenr absolae est eoarte; toute déviation i cette ligne droite l'est aussi à la pesanteur qui diminue à mesure qu'elle tend à Thorizontal ou •qu'une dutre pesanteur balance une partie de la sienne. . Le mouvement horizontal n'a qu'une pression faible parée qu'il touche à l'équilîbre parfait; il n'en aurait
aucune s'il atteignait cet équilibre.
La croissance des corps est le résultat de Fattraction
des molécules vers un centre commun, elle a lieu de l'esttérieur à œ centre et par un mouvement de l'un
vers l'autre. Ces molécules cherchent leur base et ne
s'arrêtent que lorsqu'elles l'ont trouvée.
Quand toutes les parties d'an corps sorit arrivées à l'équilibre, sa crdssanee est terminée et le mouvement
de ses parties ne tend plus qu'à la décroissance.
La forme humaine elle - même est donc , dans les
{moindres de ses détails, éti^lie sur l'éq^lîbre; et chaque
vibration des organes, des muscles, des artères est dirigée
vers une base et un aplomb.
H fi'est qu'un seul mouvement en dehors du poids :
c'est celui de l'esprit ou de l'àme, mais il n'émane pas
de la terre ; aussi est^il le seul qui ^él*oge à la loi
.eommune et qui , au lieu de repousser Véitt vers le
centre oo la inise matérielie, le porte à ouvrir la terre,
à s'échapper de son sein , à s^étancer dans Tespace , à
«'tâever vers les oieux.
Banb ce ses! lait serait la fétëlatîon de Dieu qui , en
idoniMttt dès lois à la matilire, a Cônfeédé à fêtre une
forée Ipim grande 4|ue ice» lois. >
POISONS. « Le bohon^«|^ est ilti éfbre (p croît diMU l'île de lài!«, à vitiei*sopl4i»l]fies*eâv^H de Batavia.
VGi H
n rend tout stërik à ait Ott àonte milles alèafionr , et en ne peut l'approcher sans tnouvlr. y V^là ce que rêvèrent des voyageurs en dëjeHnatit à rotnbre du dit arbre. P^iis, revenus en Biirope, ils aoas ireot doucement avaler Fhisioire.
A quoi serrent les poisons dans la natare, a^t«on dit? Sii^Hère proposition ! Il aurait falla d^afoord demander s'il y a «des poisons ^ns la mmrè^ on bien isi tout ne peot y devenir poison?
La pomaie de terre est un mets noorrissant et si^n^ taire; manges-en nn boisseau ou seulement deux kilos toutes orâes , et vous crèverez tout aussi bien que si voa% aviez avalé le bohon^npâs.
Maiâ cet arbre maudit n^est probabtenieiit poison que pour un certain nombre de créatures. Pour d-autres, il est peut-être un fort bon manger m un e^ellent purgatif.
Selon moi , il n'y a de pdsons que les ehoses qnl se contrarient ou s'enti^edétt^lsent. Le ftn est le poison du bois quand il le brûle; Teati est te poison dn feu quand elle réteint. Ge qui est petfton pour l'un ne Pest pas pour l'antre, ou bien ce qui est poison aujourd^bm ne le sera pas démain.
La Tî^e, par une petite morsure, tsm nn homme «t même nn bœuL Une cigogne «vale^ pour son d^eâner^ nne demi-douzaine de vipères , et ne s^cn poirte que flriedx^
On dit qfîe te hMssmi est insènsibli^ à tons lés ipoi^ sens. C'est preSitfblêinent ntf conte de fespèce de eèloi du bohonmpa».
Les poisons ont éfeé, mt XIV^ et UN* sièeles, fort à la mode en 2tflfie« L'âfèieM» Yucqwgtophfma procur^renl^ à V^ietà^ e< à tma&i nne* grâide iHastrotion. On y faiMÉt, &m nnf «I* moNreiltenr, «ouffii^::uii ifKlIvidn .«1
une nûaiite, ea nn jour, en on mois» eu deux ou en trois. On pouvait même combiner la dose de manière à le faire vivre Tannée entière.
Florence nous envoya ce secret à la suite des médecins qni d'abord, dit-on, se bornèrent à expérimenter sur les familles prindères et dans Tintérét des successions royales; mais on ne s'en tint pas long-temps là : l'exemple fructifia, ce fut bientôt, en France, une véritable épidémie.; on n'y mourait plus qu'empoisonné , et sauf quelques pauvres diables dont l'héritage ou la défroque ne valait pas les frais de la drogue , pendant un demi-siècle , pas un honnête homme, pas une femme un peu nippée ne crut mourir de mort naturelle; on ne rêvait que poison et qu'empoisonnement, et une invitation à dîner équivalait à une menace de mort; aussi l'on ne dîua plus en ville.
Il fallut donc recourir à d'autres moyens; mais où n'arrive-t-on pas avec de l'esprit? On empoisonna son ennemi ou sa maîtresse avec un bouquet, un mouchoir, un pompon, une paire de ganta, une bague, etc. Déjà on n'osait plus ni boire ni manger; bientôt on trembla de s'habiller: le poison pouvait être dans chaque pièce de toilette.
Ici encore on trouva le remède. Les empoisonneurs et les empoisomuBuses étaient les lions et les lionnes de Pépoque, c'est4^dire les- plus grands seigneurs et les plus jolies femmes. Empoisonner on seulement être soupçonné d'Fmpoisonnement était du meilleur ton et vous mefctsil fort à la mode. On déconsidéra la chose en mettant, en aeeuiation cinq à six malhonceux pris paroû les vilains et en les condamnant comme empoisonneurs, bien qu'ils fussent toute autre chote. Ce n'était |»entêtre pas fort légal, mais le résultat fut fort utile* car dès que la caaaflle fiil censée se mêler; di& p^oîson, les honnêtes gens n'en vwularait pinsé Quanl aux vilains »
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Ss fareot exécatés en tonte conscience, non comme coupables, mais comme remèdes.
Quand on cessa de payer chèrement les poisons ou, comme on les appelait alors, la poudre de succession, les savans cessèrent d'en composer, et ce bel art tomba si fort en désuétude , qu'aijyourd'hui , pour empoisonner les rats, il Caut se contenter de l'ignoble arsenic.
Encore, pour avoir le droit de donner une boulette à l'un de ces animaux , exige-t-on plus de signatures et de formalités qu'on n'en demandait autrefois pour empoisonner un prince, deux comtes et trois marquis.
Je sais bien qu'on a inventé l'acétate de morphine, l'acide prossiqne, etc., etc.; mais iLfaut tant de pilons^ de cornues, d'alambics, de soufflets, de chaudières, de charbons, de plMirmaciens , d'apprentis et d'argent pour en finbriqner seulement gros comme une noisette, que si le résultat n'est pas un très-gros héritage, on risque d'y mettre du sien.
Ajoutez que les jurés, assez accommodans pour un coup de couteau, une balle de pistolet, sont fort chatonilleux sur le fait d'empoisonnement.
Si les empoisoiinemens prémédités sont plus rares que naguère, il n'en est pas de même de ceux qui se font par accidens: le vert-de*gris et les champignons emportent annuellement bon nombre de gens qui préfèrent la mort à l'ennui de faire étamer leur casserole ou à celui de vivre sans champignons. Il ne faut pas disputer des goûts, et je ne vois pas pourquoi on les empêcherait de se traiter à leur manière : respect à la liberté indîvidueUe.
Une permission que je trouve moins logique et vraiment déplacée, est ceUe qui autorise ou qui tolère Tempoisonnement d'une population pjar du vin falsifié, du sel l^mséf dq pain sophistiqm^, de la viande gâtée, du
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lait vé^é\jo\ ou ttoitiéral et des oôctfeetioiis itniges, bleues, jaunes ou vertes dites bonbons , tenait beaucoup plus de l'art du peintre et du décorateur que de celui du eonâseur.
Mais , dira-t-on , on condamne les sophlstiqueiirs , c'est ainsi qu'on qualifie aujourd'hui les empoîsomieurs. — Oui, sans doute, on les condamne, mais à vingt-^sinq francs d'amende pour avoir empoisonne cent personnes: c'est à vingt-cinq centimes par tête. E» vérité, quelque peu que nous valions , l'estimation est un peu faible.
Un empoisonnement plus général et aussi plus encouragé puisqu'il est un des premiers revenus de i'Elat , is'est l'empoisonnement par Talcool ou l'eau-de-vie qui tue régulièrement, en Europe, plus d'hommes que toutes les maladies réunies, en y comprenant la guerre et la famine.
Voyez: T&rogney im'ogn&iie*
POLTRON. Si vous roulez flatter un poltron , ayez l'air d'en avoir peur; c'est la plus grande satisfacAtoa que vous puissiez lui donner.
Les poltrons ont leur spécialité. Il est peu d'hommes qui aient peur de tout, mais il n'en eSi pas qui n'aient peur die- rien.
Voyez: Feu/f.
P01!IIl!ltA]l!E iléOÉNéllATlil€£. Vous lisez dans tous les journaux, cent fois par an, en grosses létlt«s tst eu plus gros chififires : àim iriille fmties àè téownpmsB à cetui qui ptoMwta qtiè Veau de (nom eu i ott eà d) ne fait pas repoftsser Us eftet^euœ.
On pourrait , sans eraMè die se ttààet > nffiolfeer à
i^të: on mW^<m de récompense à eelui ^i montrera un chêvea que là dite eau ait jamais fait pousser.
Il n'en est pas moitis vrai qae le principal débitant de cette ârdgue dépensfe, par année, trente mille francs en affiches et en annonces , et pour cela , il hnt bien qu'il en gagne au moins le double. Or, le flacon de son ^u se vend deux franos , et il est , à Paris , quinze à vingt indostricis bien connus qui font le même commerce , sinon avec on succès égal , du moins d'une manière très-prospère. Jugez, maintenant, combien il y a, en France, de chauves et d'imbéciles.
La province. n'est pas moins riche qne Paris en chimistes régéniSrateurs , et les topiques qui font pousse)* les cheveux et qui préviennent la chute 'des dents sont innombrables, ce qui n'empêche pas qu'il n'y ait encore beaucoup de gens pelés et ëdentés.
L'expérience suivante , dont je garantis l'authenticité , vous fera juger de l'efficacité de ces eaux miraculeuses :
M. M*** avait acheté à la fois , chez l'un des plus célèbres inventeurs, du baume contre la carie et de l'eau contre \^ calvitie. 11 vantait beaucoup l'usage de l'un et de l'autre; il n'avait plus de mal aux mâchoires, et son front se couvrait de tiheveux nouveaux. Cela durait depuis un an. Les deux flacons étaient presqu'à sec , lorsque regardant l'étiquette » il s'aperçoit qu'il avait constamment employé l>eau des dieveux à se rincer la bouche et le baume des dents à s'oindre le crâne. Ceci avait réussi au mieux; mais il l'avait échappé belle, car ft les topiques eussent eu plus d'efBcacitJ, le malheureux aurait eu des dents sur le f^ont et des cheveux aux mâdKFires.
Toici ce ^*un vrai dhimiiAe désintéressé dans la question aurait pu lui dire : « Mon bon ami , quand tous litt f ertttqtuers Au monde se réuniraient eti coiiseil ,