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jamais aimé autre chose que le mal? Oui, to aimes le mai, non pour le faire, mais pour lui sourire, pour Taffronter, pour dire: le voilà > et je m'en moque!
Oui, ce que les autres femmes fuient, elle le cherche; ce qu'elles font pour écarter un péril , elle le £ait pour le foire naître, pour le rapprocher d'elle, pour le rendre plus pressant, plus inévitable. ]>ix fois par jour, je vous Tai dit, elle se mettra entre la vie et la mort, et pis encore : en face de la misère , en face de l'opprobre. Et elle est jeune , elle est belle , elle est riche , elle est honorée, elle est heureuse, et elle tient à toutes ces choses? Pourquoi donc les met-elle en doute? Pourquoi les jette-t-eUe au vent?
Est-ce la passion du joueur e£Fréné qui dépose sa vie, son honnear sur une carte? Non, car ce joueur met cet enjeu contre de l'or. EUe, c'est contre rien. C'est une émotion qu'elle veut.
Mais la vie, mais la fortune, mais le bonheur d'autruî, pourquoi l'y joue-t-elle avec le sien? C'est que ce bonheur est plus que le sien. Joneraît-elle celui d'un être indifférent, d'un ennemi? Se suspendrait-elle sur l'abîme pour ry suspendre? Oh! non; elle joue votre tête , die joae son amant, parce que son amant est ce qu'elle a de plus précieux ; c'est parce qu'elle l'aime plus qu'ellemême. Oui, c'est parce qu'dle donnerait mille fois sa vie pour lui , que mille fois eHe le ferait mourir. El voBS ne croyez pas que cette femme est le démon !
POSSÉDi^. H n'est pas ici question du diable ni de celui qui en est possédé ; nous ne voulons parler que de l'état de propriétaire , état tant envié et qui n'est pourtant pas toujours enviable.
« Du bien , c'est du mal , » disait M. de A***, Pun
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de nos riches propriëuires terriers. Est efet, il est tel marquis de Carabas <|«û, pendant toute sa yie, we sang et eau pour Fadministratipn de ses biens , et qui finit par mourir à la peine » tandis qu'il eut vécu heurenx s'il n^eut eu qu'une fortune médiocue.
Non , posséder n'est pas cheise anssi simple , aussi facile, ni surtout avssi ^u.ce qu'on le pense. Dépenser n*en est pas même toi^ours une.
U est des gens fort à Taise, et j'en connais, qui n'aimeitit pas la dépense , non par l'envie d'épargner , mais par l'embarras qu'elle donne et par les soins, qu'il faut prendre pour se procurer un plaisir. La crainte de changer de place ou d'habitude est plus forte, chez eux« que la ten* tation de ce plaisir. Ces gens-là sont plus paresseux qu'avares: ce n'est pas la dépense qu'ils fuient, c'est le mouvement , c'est la nouveauté, car il y a des caractères qui craignent le nouveau comme d'autres redootenl ce qui ne l'est pas. Bêtes d'habitude, ils veulent manger du fqin par la seule raison qu'ils en ont toujours mangé.
Ces gens amassent de l'or, faute de savoir l'employer. Ils ne savent même pas faire l'aumône « car c'est une peine eneore que de donner : ne faut-il pas connaître à qui l'on donne? Ils aiment mieux qu'on l^s vole, parce que de ceci I'qu n'a pas besoin de se môler.^
Mais cette satisfaction , on la leur refiise : ils ont le malbeïir d'être entourés d'honnêtes gens; et c'est ainsi que l'or s'entasse dans leurs coffres, comme les balayures devant la porte de ce rustre qui n'a pas l'esprit d'en filmer son jardin.
, Cet hAmme n'esta pas un «vare» je viens de le dire; mais , dans son insoucianoe » il ne vaut pas mieux > car lui aussi enfouit sa ridiease çt ne aait la rendre utile, ni à lui ni aux autres.