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complëmeiit ordinaire. Quant à la garde impëriale, on n'osa pas y toucher, et ce ne fut que beaucoup pins tard qu'on lui fit entendre raison sur ce point.
Louis XVIII conserva, jusqu'à la fin de son règne, la poudre et la queoe; aussi les soldats Tappelaientr-ite le gros poudré.
Je me souriens encore de la surprise que me causa , dans ma petite enfance, l'aspect de mon père que son valet de chambre poudrait. Chaque jour, je le voyais descendre tout coiffé , mais je ne savais pas comment cela se fiiisait. Le hasard me conduisit à la porte de son cabinet de toilette, et je vis le domestique qui terminait l'opération en l'entourant d'un nuage de pondre qu'il lançait an moyen d'une sorte de soufflet. Ceci me parut miraculeux, et depuis, je manquai rarement l'occasion d'aller coller ma figure à la vitre pour jouir de ce spectacle.
Je suis né un peu trop tard pour avoir été poudré , mais mon père m'a souvent dit qu'il n'avait pas huit ans , qu'on l'accommodait ainsi , qu'on lai mettait nue petite bourse et qu'on lui attachait une épée au côté, ce qui devait faire une étrange marionnette.
La mode de la poudre , en s'éteignant , a ruiné un nombre considérable de febriques et d'ouvriers qui n'avaient pas d'autre industrie. Elle a tué aussi, en partie, la profession de valet de chambre coiifeur, et jusqu'à certain point celle de perruquier.
n est vrai que l'on fait un bien plus grand nombre de perruques, de tcAipets, de feux tours, de tresses, etc., toutes choses dont l'amidton dispensait, car avec trois cheveux , deux pour les foces , un pour la queue , comme dit la chanson , on faisait , à Paide de beaucoup de poudre et de pommade, une coiffure assez présentaUe.
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Vvïvés de ces ingrédiens , presque tons nos jeunes geos paraissent chauves, et bientôt ils le deviennent en effet à Taide de quelque mixtion dite régénératrice, toujours plus ou moins souveraine pour faire tomber les cheveux et les empêcher de repousser.
PREVOYANCE. C'est une erreur de penser que les animaux ne prévoient pas IMnstant de leur mort. Ils le prévoient si bien , que lorsqu'ils se sentent atteints d'une maladie mortelle ou arrivés au dernier terme de la vieillesse, ils cherchent un refuge, un trou obscur, un coin solitaire pour y mourir en paix.
Les animaux domestiques que l'on conduit à la boucherie ou à l'abattoir, les chiens qu'on va pendre ou noyer, le savent. La résistance qu'ils opposent, les gémissemens plaintifs qu'ils font entendre, le tremblement nerveux qu'ils éprouvent, montrent assez leur terreur et leur désespoir.
Cette crainte ou celte prescience d'un danger est non moins frappante à l'approche des grandes convulsions de la nature , des orages , des ouragans , des tremblemens de terre. Plusieurs heures avant quMls ne se fassent sentir , quand l'homme lui-même est encore calme et insouciant, les animaux s'agitent et fuient.
Les éclipses de soleil les troublent moins qu'elles ne les étonnent. Alors, ils ont l'air de s'interroger entr'eux et de se demander: qu'est-il donc arrivé là-haut?
Je n'ai pas remarqué s'ils font attention aux comètes; elte^ ne se montrent ordinairement qu'à Theure oii ils t dorment, et elles ne les réveillent pas.
Quant aux insectes et oiseaux de nuit, ils ne semblent pas s'en soucier. Il en serait autrement si elles étaient plus brillantes , comme elles semblent l'avoir été aux sièdes passés , lorsqu'elles effrayaient tant nos pères.
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