BAI
détermine sa forme d*homme, forme qu'il perd dès qu'il cesse d'av(Nr ce même organe.
Cet organe n'existe pas dans les espèces inférieures ; aucun antre ne peut Ty remplacer : témoin l'impossibilité qu'éprouve la brute de comprendre certaines causes ^ certains effets.
Mettes le plus riche palais, le plus beau temple soas les yeux d'un singe, il n'y verra rien de pins qu'un monceau de pierres, et quels que soient vos efforts, vous n'arriverez pas à lui faire apprécier la beauté de l'édifice; perce que l'instrument de cette conception , de cette pensée n'est pas en lui.
Il est également des hommes abrutis au point de ne pouvoir rien saisir de rationnel ; ces hommes , cependant, sont nés avec l'organe de le raison: la preuve, c'est qu'ils sont hommes. Cet organe n'est peut-être qu'engourdi, mais s'il est anéanti, ils ne renaîtront pas sous k forme humaine.
J'ignore si je me fais comprendre, et pourtant ceci me semble chose palpable. Une œuvre de génie annonce certainement le génie de celui qui l'a conçue et exécatée, et annonce aussi l'existence en lui des organes néces^ aaires à cette conception et à cette exécution. Or, pour qu'un autre puisse concevoir, apprécier et mesurer notre œuvre dans toutes ses parties, en sentir les beautés et les défauts, et les sentir au même point que nous^méme, il faut qu'il ait autant de génie que nous, peut-tee davantage. Cet être un jour arrivera à faire comme nous, parce que nous ayant compris il a eu en lui les ntees ressources que nous et les mêmes instrumens, ^t qu'en outre, ou de ]^s que nons, il peut profiter «« notre expérience.
^1^ êtres humains qui, par suite de leurs efforts pré- ^^^^^i naissent au point de raôson où meurent le