‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 32 sur 110 · RÉ · texte numérisé non relu

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a donc aussi un mouyemeut collectif» et il est une sorte de science qui appartient à Téchelon oh Ton se trouve, et qui y suit la forme.

De là, peut-être encore, vient i'inëgalité des effets des mêmes causes élémentaires ou la diversité des sensations que peuvent éprouver des créatures de formes et de classes égales ; mais ceci est l'exception ou le éas anormal , et les grands mouvemens de la nature frappent d^une manière à peu près identique sur tons les habitans d'un même monde.

Il faut ajouter que malgré l'identité des élémens qui composent les corps vivans du globe terrestre, il est pourtant dans ces élémens des principes secondaires qui ne sont pas également répartis dans la constitution de ces corps. De là leur aptitude plus ou moins grande à certains actes et leur propension vers une matière plutôt que vers une autre; par conséquent leur facilité ou leur difficulté à mesurer ces matières et à les comprendre.

Aucun de ces effets pourtant n'agit en dehors de l'ame et de i'intelligenee sans lesquelles, nous le çavons, il n'est en nous ni sensations, ni effets possibles; mais l'ame posée sur les âémens et revêtue d'un corps qui en est composé, est nécessairement sujette à leur action: pour que, nous les touchions il fout bien qu'ils nous touchent.

Peut-être parlons -nous ici une langue inconnue à beaucoup et avançons-nous des propositions qu'ils tiendront pour fausses et insensées ; cependant elles ne le sont pas, et ils le reconBa!tront> eux-mêmes quand, se dépouillant un instant de leurs souvenirs d'enfans, ils voudront les peser à la balance de leur expérience d'hommes*

Voyez: Ressemblance, phffsUmomie^ figure.

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