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REGRET. Le regret est le 4^plai8Îr qa'on éproave d*avoîr fait ee qui nous est préjudiciable on qui Test à autrui. On regrette d'avoir placé ses fonds à cinq pour cent, lorsqu'en attendant huit jours on aurait pu les placer à six. C'est du regret intéressé.
On regrette aussi d^av(Hr fait un procès à son Toisin quand on perd sa cause , et même qnand on la gagne , si la conscience nous dit que nous avions tort.
En général, le regret est un diminutif du repentir: c'est le repentir des petites choses. Le remords se dit d'un crime; le repentir d'une faute; le regret d'une sottise.
Après le regret, vient encore le scrupule. Il y a des gens ingénieux à se tourmenter et qui cherchent des soucis avec le même empressement que d'autres les évitent. Aussi, finissent-ils toujours par en trouver.
Le regret, le vrai regret, celui qui ne naît pas de Fégolsme et qui n*a pas pour objet seulement nousmême, est ordinairement fondé sur la pitié, comme la pitié Test sur la sensibilité et celle-ci sur la douleur. Aussi , plus l'être que nous aurons froissé est faible et inoffensif, ou plus nous en aurons la conscience, plus nous éprouverons de regret de lui avoir fait du mal.
Frappez un être fort et qui pouvait se défendre et vous tuer, si vous avez plus de pitié de vous que de lui, si vous avez la conviction du mal qu'il allait vous faire, vous n'avez aucun regret de celui que vous lui avez fait.
Apprenez-vous que son intention n'était pas hostile, qu'il vous voulait du bien, que le geste qui vous a inquiété, qui vous a déterminé à le frapper, était un geste de bienveillance, alors le regret se prononce en TOUS et il pourra s'élever jusqu'au remords.
On voit des gens irascibles passer continuellement de