REL
cupant d'ëtudes sërienses, se réunissent pour vivre et étudier ensemble, et faire autre chose que des romans.
Là-dessus on me demandera d'où me vient ce bel amour de vieillerie, et et si ce que je propose est du fouriérisme, du saint-simonisme ou du capucinisme? Je répondrai que c'est absolument ce que vous voudrez , mais que le u(3m n'y fait rien et que lorsque les choses peuvent être bonnes , il faut les essayer sans s'informer d*où elles viennent. D'ailleurs, que risquons-nous ici? Certainement beaucoup moins que d'avoir, à tous les coins de rues , des clubs où l'on débite ce qui ressemble moins à des raisons qu'à autre chose.
Je le disais donc bien : si vous n'avez pas eu tort de supprimer les moines comme ils étaient, vous auriez raison de les rétablir comme ils devraient être.
Puisque j'en suis sur les congrégations, je vous en demanderai encore une, et ce n'est pas la moins importante. Celle*ci sera une association libre, car il s'agit d'oiseaux qui ne peuvent souffrir la cage. Ce sera celle des vétérans littéraires et artistiques.
RELIGION DE L'ÉTAT. Je ne vois pas pourquoi il y a une religion de l'Etat, ni même ce que c'est que la religion de l'Etat. Un Etat n'a pas de religion, parce qu'un Etat est un ensemble, une foule, un nombre, un chiffre, et qu'un chiffre ne peut avoir de conscience.
Une des grandes erreurs des sociétés modernes, c'est d'individualiser les choses. Or, une foule est une chose et non pas un être, et dans uue foule comme dans un Etat, chacun a sa conscience. S'il n'y a pas de conscience de masse, il ne peut pas d'avantage y avoir de religion, parce que la religion est fondée, non sur une opinion publique, mais sur une conviction particulière.