‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 41 sur 110 · REN · texte numérisé non relu

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enthousiasme et fit entendre un tel hourra ffil)ravos, que la salle manqua de s'écrouler. Depuis cette époque, cette actrice jouit de Testime générale. Ses appointemens ont été triplés.

Parmi les r^iommées essentiellement passagères, il faut dter celle des orateurs politiques. Il n'en est pas un seul, tant soit peu pourvu de faconde, qui, depuis cinquante ans, n'ait eu son auréole et son brevet d'immortel; mais il n'en est pas un seul non plus qui Tait encore. L'immortahté de la tribune ne dure guère plus que la saison; si elle atteint l'hiver, elle est tout-à-fait hors ligne.

Avec une vingtaine de mille francs à dépenser par an en articles de journaux, annonces ou affiches, chacun, en France, peut se faire une renommée littéraire, artistique ou scientiQque très-confortable; pour ceci il n'est pas même indispensable qu'il sache lire.

il est un homme qui de nos jours a acquis gloire et fortune pour avoir imaginé d'appeler socques articulés une semelle de bois mise entre deux semelles de cuir; la chose était connue depuis trois mille ans, mais le nom ne rétait pas: or, ce nom lui lit vendre des milliers de ces semelles et le fit considérer lui-même comme un des bienfaiteurs de l'humanité.

Un autre industriel n'obtint pas moins de célébrité pour avoir donné son propre nom à un autU de bois propre à remplacer la tête à perruque et tenir les chapeaux ouverts.

Un émigré acquit une grande considération en Angleterre par sa manière de. faire la salade: il en faisait son état. 11 gagnait plus qu'un général et que trois poètes. Pendant tout le temps de l'émigratioU , il a été ainsi célèbre à Londres, et l'est peut-être epcore.

Un ftubeuz médecin de chiens, vivait à Paris il y a ^ueiques dizaines d'années ; sa. céLébrité Tenait des cures

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