RÉP
malades, les infirmes et les paresseux ne votent pas ; ensuite parce que parmi ceux qui votent, un boa tiers Tote sans savoir pourquoi et un autre tiers en sens contraire de ce qu'il veut et croit voter.
Reste donc un tiers qui agit avec connaissance de cause et une volonté, à ce qu'il dit. Mais il faut ajouter que dans le tiers de ce tiers, la volont<^ varie d'heure en heure ; d'où il s'en suit , que ce que fait le gouvernement par la volonté de la majorité du jour, est en contradiction avec ce que cette même majorité voulait hier, et probablement avec ce qu'elle voudra demain.
Dans ce conflit ou cette vacillation incessante de girouett^s^nl tournent à tout vqnt, c'est celle qui tourne le moins, ou Tindividu, fût-ce même le plus stupide, qui s'accroche le plus ferme à son dire et le répète le plus haut, qui finit par avoir raison. De façon, qu'en gouvernement , les choses se passent à peu près comme dans nos ménages : c'est toujours un seul qui fait mar-r cher les autres, quand, d'ailleurs, les autres marchent; si ce n'est pas le père, c'est la mère, ou bien Tun des eofans; à défaut, la servante, ou son amoureux le com^ missionnaire do coin.
En nn mot, le droit, la forme, la règle, l'équité, le bon sens, le génie lairméme s'annulât devant rentêtement d'une buse qui ne cède rien aux circonstances, et dont le seul mérite est de vouloir pltis fort et plus longtemps que les antres.
ÂQssi, lisez l'histoire et comptez, depuis Solon et le bon temps de la République romaine , combien de gourer- Hemens, véritablement libres et populaires, oftt été imagina et tentés. Mais remarquez aussi que ce sont toujours les pins beaux, les plus généreux, les pltis propres « développer les facultés physiques et les facnltés morales de l'homme et a le rendre libre, sage et heureux, qui ont été