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garer ou en joair, et ces inslmmens ont dû s^accorder avec la cause , car ils en ont été le résultat nécessaire. Ainsi rimpression de l'élément sur Pâme vient d'un choc. Tout choc laisse une trace. Sans doute cette trace a été faible d'abord , mais la cause étant continue , l'effet, à la longue, a dû être puissant: la goutte d'eau creuse la pierre ou s'y congèle en stalactite et y fait croître une colonne, puis un rocher.
C'est ainsi que petit à petit ont dû se poser les organes des sens et avec eux tous les autres membres qui n'en sont que les dérivés et l'enveloppe.
Maintenant disons comment cette enveloppe â varié de tant de manières, et pourquoi les mêmes causes ou les mêmes élémens ont produit des organes d'une forme si différente selon les espèces. '
L'impression que l'effet des élémens , ïe son , la saveur, l'odeur, la lumière ont faite sur l'ame lorsqu'elle s'éveilla dans la matière, n'était qu'un choc brut, qu'une pression de masse, n'était enfin que le toucher dans toute sa grossièreté , sans distinction de nuances ou du moins sans que Tame pût les saisir; mais peu à peu, par Tusage et Texpérience, et à mesure que cet engourdissement, reste d'un long sommeil, se dissipa, sa sensibilité sensuelle se perfectionna en elle, les émotions furent plus distinctes, et les commuhications avec les objets extérieurs plus intimes et en même temps mieux senties.
La nécessité de communiquer avec les élémens a donc ittis dans l'ame le désir d'activer ces communications. Cette nécessité toujours répétée, entretenant ce désir, c'est cette volonté fixe qui a posé, puis développé les organes de toutes fios sensations.
p Seulement , la volonté agissant différemment selon les êtres et les localités, les organes aussi ont dû être diffél?ens, et les corps vivans qui ne sont que l'assem-
biage des organes et la maténatisation des sensatioiis , ont dû se présenter sons des aspects di?ers.
Si mes inductions sont justes, il en résulterait cpie la vue n'est que la réalisation de la Tolonté de voir, et que Yaâl est la matérialisation on la constitution de la vue.
11 en est ainsi de tous les ancres sens, de leurs organes et même de chacune des parties qui composent le corps.
Comment en serait-il autrement? Est-ce Tceil qui a &it la vue? Alors qui anrait fait Tœil? Est-il une simple fraction de la matière? Hais Tceil voit et !& matière ne voit pas.
Si c'est par sa propre puissance que l'œil voit, l'œil vit donc; s'il vit, il est un être, il a une ame on il représente, en tout om partie, un être qui en a une, et Von arrive encore à cette conclusion : que les sens , ^ets secondaires, nés de la nécessité ou du besoin qu'éprouve l'ame d'agir. sur la matière, se sont succès^ sivement perfectionnés par l'expérienoe qu'die a acquise de cette matière.
Nul doute que la matière a ainsi contribué à la constitution des sens, puisqu'ils sont basés sur les qua* litës mêmes de cette matière et qu^elle est l'élément de lenrs organes, mais elle y a contribué seulement d'une ûiçon passive et comme la pierre contribue à étmer l'édifice. Ici, comme toujours, l'ame seule a formulé Tœuvre, parce que la matière qui ne vit pas, ne peut lien vouloir ni'Coi|$éqneminent rien créer.
Remarquons que l'action sur la matière de cette ame pourvue d'un corps, est exactement ce qu'elle était avant. la constitution de ce corps; car si leeorps n'existût pas, le principe ou Tintuilion du sens existait, et, bien que l'organe n'en fti pas prononcé, l'ame en avait en elle le germe et la volonté.
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îkmB wnoB9.de yùw eomoieiit eê sens^est éreHlé ^ |nii& développé , et comment , l'organe, étant entièrc^ment cons^ titi|ë, Vame s^en sert pour saisis l'objet; mais là, comme tpujour&, c'est la pensée, oe premiec iostruinent de Pâme, qui met en jeu l'autre instrument: Tot^ane du senei.
Maintenant, si nous examinons le mouvement de la pensée et la manière dont elle fonctionne, nous pourrons croire que la variété des objets qui nou& frappent multiplie le nombee de ces pensées.
néanmoins, ce n'est pas toujours le «nmobre des objets qui fait celui des pensées, sinon t»ua. les indi¥idQ& devant lesquels passe une suite de choses, amaient pErécîsément autant de pensées qu'il y a. eu de choses devant eux, sans phis ni moins^
Le nombre de pensées vient donc , non des objqts qu'on peut voir» vm^ bien de cm% qu'on i^it , qa'onmesure et qu'on sent: et un seul objet peut donner ]>bift de pensées à un homme que. mille à un autre.
Snauiie, tfest toujpttr,s l'ame ou la pensée qui amène l'effet des sens; quand on a dit que les. seua allutyiaient rim^ination, om s'est troQ)pé„ c'est le contraire. Pour q«e nos sens s'ijlumeut, il fm^ d'abord que l'imagination purlQ, i) faut que quelque çbP^ exeite nos d^irs cni nptpe eSm^ 9t ceci u'arnive jamais que pac lapenaée ei.aMtae la réfiexion, car la simple vue de l'objet ne suffit pas; et si en le yoyant, nouA n^e calculons ptas Vj^Si^t q^^ïl dpit produire, nous ne le désirons, ni ne tet craignons, tandis que nous pouven^ ». par la pensée aeiite^ éfyk&f et (»9indre quc^lque. chose qne noua ne voyons
L'ol^ei qui frappe np^ senç ^?est doue pas toujours odtti 4|ui est devant noua et qjui noua tpuobe , parce qne cet objet présent n'eal; rien pour les. aens: si l'Orne en contemple un autre; or, l'ame pour q,«û la db^lanoe
u^tsi pas im Qt]#Ucle, y» i|o«vept ch^n^n ai^ ^ un» effet et y appliquer le sen9.
L'ame peu( égalew^t absorbes coiiK)Ii^t6meet le $en9» Dans «ne for^ pféoccupatiipn, Teffet dj» sens peut cesser oa soirtUr de sa spécialité. Par e^^emple, je ne sen|;irei! pas la saveur de ce que je mange ^ oa si je songe fiertéméat au goût du ))(Baf« je trouverai au mouton le goQt d« teuf et croirai avo^r mangé d'un bcBuf ; mais si jene pense ni au boeiff , ni a^ mouton , si une tierce pensée^ m'attache fortement, je ne seijitiraî ni le goût de L'u^ ai celui de Feutre , je ne saurai même pas si j'ai m^ngé.
C'est par uo^ cause «semblable qu'une douleur violente aons ôte la conscience d'une autre douleur. Ou bieu encore que le bruit du capon qui, dans un moment de calme, UQua ferait tressaillir» ne sera pas entendu par nous quand la colère ou t,oute autre passion nous agite: pourtant dai^s les depx cas notre position pbysique est la uéme; l'état moral seul diffère.
Notre préoccupatipn, peut n^ême él^e telle qye ce bmit nous fei» éprouver un^ secousse, nous fera &^e i|ii; soubresaut, sans, qqe cette préo;ccupationi ce^.
Qu'on objecte que cette secoi^^se n'aurait pu avoir ]f^\i^ si )e sens, Touabou le toucfier avaient été insensibles; je répondrai que ces sens cint leiirs effeU physiqi^es Qoipmei leurs con3équences intellectiieUes. Lorsqu'un mouvement» est tout-à-bit maçhipal q^ qua^d l'action de Fojirga^a! précède pptie volonté, ce a'es( plus iipe ^iHipUi c^'eslt une conséquence 4^ (a n^it^^, c'esf \iUt ^ranl^i^c^ti physique ou pecveu:|: qui. a piiitr^e fmfi^é pa^ dep oip* con^nce^ préoédenite^, vj^ sur qui jai o^pp^stia^^^ présente n'a aqcttne ipftRence iutelligei^ ou réQéct^ie.
Ici encore, o'^t la p^n^^e qjui dû^ige )es s/en^;, ou ^i ne p^ena«\t l'effet, des ^pf qu^ p^ysiqUi9^ei^ y,çiK| voulez que ce soient 1^ seijiS qui^v^illent la pe^^ée»