‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 60 sur 110 · SOL · texte numérisé non relu

SOL

point par eai-mêmes oa qui sont trop éloignés da soleil de leur système pour en recevoir, n*est que la réverbération de ce soleil central, foyer du jour éternel.

Cet océan d^étoiles qui nous entoure ne serait ainsi illuminé que par les rayons du centre; et tout gigantesques que sont ces corps , ils ne seraient que des atomes, comparativement à ce grand foyer.

Ce n'est donc qu'un très-faible reflet de la lumière centrale qui parvient jusqu'à nous ; reflet qui nous arrive renvoyé d'astre en astre et de dixième ou de vingtième main peut--étre.

Le grand astre n'est point encore visible pour notre terre , parce que sortie à peine de Tespace obscur et n'étant éclairée qu'à moitié, cette terre est aux limites de la création, aux extrémités de l'univers organisé.

La grossièreté des élémens de notre globe, les signes encore récens des convulsions qu'il a éprouvées , l'imperfection des êtres qui l'habitent , la fragilité de leur forme et la multitude des maux qui les accablent, conséquence des émanations délétères de la matière, annoncent que nous sommes à peine échappés au chaos , et que cette terre nouvellement habitable n'a pas atteint les régions du ciel où les élémens épurés s'harmonisent et prennent leur assiette définitive.

Mais soit que la lumière nous gagne , soit que nous gagnions vers cette lumière, il est à croire que le premier pas est fait et que, sortie pour toujours de la nuit éternelle, la terre marche enfin vers ce centre de la vie.

A mesure que les globes en approchent , les jours y deviennent plus longs , et la durée des corps ou de ce que nous appelons la vie, moins briève : on ne l'y compte pins par années, mais par siècles.

La nature des 'êtres ou leur organisation étant toujours en rapport. avec celle du globe qu'ils habitent, les globes

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