SON V
Tiendrait alors moins prodigue de mouvemens oratoire, ou si Ton veut, de contorsions parlementaires.
Quoiqu*il en soit, la sonnette e^t partout un signe de cooimnndeinent : on la sonne daus les assemblées iKMir les faire taire, on la met aux portes pour les faire ou* vrir, et dans les appartemens pour y maader nos si\jets a la barre.
La mode des sonnettes « comme moyen d'appel , n'est pas très-ancienne; autrefois, les maîtresses de maison se servaient d'un sifflet pour appeler leurs gens , comme aujourd'hui les maîtres d'équipoge pour commander leurs niatolots.
11 est encore dçs pays où le sifflet est d'usage habituel, je ne dis pas seulement au théâtre, mais dtins les relations ordinaires de la vie. A Gênes, on s'appelle, on s'avertit, on converse en sifflant; aussi les enOins savent siffler avant de savoir parler, et siffler sans sifflet, tout simplement en alongeant les lèvres et eu expulsant l'air, à l'instar des couleuvres, vipères, sansonnets et autres animaux sifflans.
Le serpent à sonnettes n'a pas de sonnettes, mais bien des éd'iijles qui n'y ressemblent en rien quant à la forme et quant au son. Le serpent à sonnettes , qui ne sonne pas , siffle comme tous ceux de son espèce : . musique de mauvais augure ordinairenient suivie ffum geste qu'il est prudent de ne pas attendre.
La sonnette des vaches et des béliers est l'harmonie du paysage, et on Tentcnd toujours avec plaisir quand, on se prçmène aux champs. C'est probablement la plus ancienne de toutes les sonnettes.
11 y a, dans les vieux logis, des sonnettes en quelqua
sorte vivantes et à qui il prend parfois fantaisie de SOQ^
i^r tputes seules t c'est san$ doute par réminiscence d'une
vieille habitvudp. J'eu ai» chez m)i, une de cette. espè^.;