‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 7 sur 110 · FU IT · texte numérisé non relu

FU IT

qm soaCBe dans une forêt de pins , oa bien la voix gémissante du fantôme; ou encore ie siflQet du brigtod. On peut choisir.

Après Forage, on doit, comme il est juste, revenir au iieau temps. La pluie a cessé. Il est vrai que le tic, tiû, Uo continue, et bien des gens pourraient s'y tromper si, par un sourire agréable , le grand pianiste n'avertissait pas les spectateurs que co n'est plus la pluie qui tombe, mais bien les oiseaux qui gazouillent, et qu'ils peuvent fermer leurs parapluies.

Le beau temps revenu amène une danse champêtre. Ici , l'admiration est sa comble : c'est le hautbois de Favengte qu'on croit entendre , c'est la f ielle nasillarde et boiteuse, c'est le baiser dérobé sous Fombrage, c'est enGn la colère de la bei^ère qui repousse le téméraire. Cette délicieuse harmonie imite jusqu'au prostemement du jeune rustre se jetant à genoux pour implorer son pardon , situation rendue par un coup , non plus d'un seul poing, mais des deux poings qui tombent easemble sur le piano agonisant comme son piteux propriétaire, le seul que n'ait pas gagné Fenthousiasme,

Le morceau est terminé; il a duré tcois quarts d'heure* Qui pourrait dire combien de milliers , de millions de notes sont passées par les mains de Fartiste? Aussi , il &ut voir comme il sue; on suerait à moins.

Ce combat corps à corps du grand artiste contre le grand piano^ dénote une vigueur peu commune. Le piano étant neuf et sohde , il a fallu tout le génie de Fhomme et toute sa puissance musculaire pour le réduire à eet état.

Cependant Forefaestre est envahi ; le grand homme est entouré ^ pressé , eiQbrassé. Les dames aussi s'ap** proehent; elles veulent admirer de plus près cet être prpdigieUL^ la .gloire de FAHemagne, Firannenir.de la

Page 1