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bien encore Touverture d'uoe fenêtre en regard d'un réchaud, se tuent pour n'en pas mourir.
Afin d'éviter des frais de couteau ou de braise, quel* ques-uns se jettent à Teau à portée d'un bon nageur leur compère ou d'un bateau de sauvetage. Tout ceci , comme on le voit , n'est qu'un placement à intérêt ou un moyen d'apitoyer les bonnes âmes.
En résumé , mes conclusions sont ici celles du pro~ verbe qu'un homme mort ne vaut pas un chien en vie; dès-lors qu'il ne faut tuer personne , pas même soi , quelque peu qu'on vaille.
SUPERSTITION. L'histoire des superstitions humaines ferait le sujet d'une suite de volumes qui excéderait de beaucoup l'encyclopédie. Il n'est aucun peuple qui n'ait eu les siennes, peut-être -aucun homme. Que le plus philosophe s'examine, et il en trouvera trace en lui-même.
Chaque pays a des superstitions qui lui sont propres, mais il en est qui sont de tous les pays; on les trouve chez les sauvages comme chez les peuples civilisés.
La voix de certains animaux , du chien qui hurle ou du hibou qui chante, est partout d'un fâcheux présage.
Partout aussi il est des heures, des, jours, des nombres réputés malheureux. Chez nous, ce sont : le vendredi, le nombre treize, l'heure de minuit. Chez d'autres peuple^, ce sont d'autres jours, d'autres heures, d'autres nombres. C'est qu'il n'est, sur la terre, aucun nombre, aucun jour, aucune heure qui n'ait vu des malheurs.
La croyance aux esprits et aux revenans est non moins générale ; on n'a pas encore rencontré un peuple qui a'y crut pas ni un l^omme qui en ait vu, mais personne n'a besoin d'en voir pour y croire.