‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 9 sur 110 · PU · texte numérisé non relu

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les; Ce qai contribue aussi à retenir sods le bât les mali^ beareux employés, c'est ua feu follet qui sans cesse leur ^ apparaît et sans cesse leur échappe , vision brillante et ' que Ton nomme avancement: grand et beau mot, mais lit chose difficile et rare. En France , c'est surtout dans

^' Tadministration qu'on peut dire : il y a beaucoup d'ap-

1^3 ! pelés et peu d'élus.

oQ| La raison de cela, c'est que les gros bonnets de l'ordre

ur eut des fils, ont des filles, ont des gendres, et à défaot,

ai: des frères, des neveux, des eousiins, et qu'ils sont trop

t bons parens pour oublier personne. Après eux, honnêtes

if employés; après eux, s'il en reste.

PLAIDER. L'art de plaider est celui de dépister la justice et de sauver les voleurs de la corde. C'est aussi l'art de prendre le bien d'un homme pour le donner à m autre quand on ne le garde pas pour soi.

Les procès naissent de la mauvaise foi , mais plus encore des mauvaises lois ou de leur rédaction incomplète. Si toutes les lois étaient claires et précises, les tribunaux resteraient en vacances onze mois de l'année et les avocats avec eux.

Plaider ne moralise ni les plaideurs ni les avocats, je dirai même qu'il en résulte souvent le contraire.

Un homme avait été trente ans avocat et des plus en renom* U avait déiendu des causesi de bien des sortes; il en avait gagné beaucoup, et toutes iui avaient rap>* porté quelque chose. On le nomeie ministre : il croit défendre une bonne cause en défendant un individu entaché de fraude: il lui lait gagner son procès et reçoit cent mille francs d'honoraires t qn'a-t-on à dire? sinon, qu'oubliant qu'il était fonctionnaire, il a cm être encore avocat.

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PLEIN ET VIDE. La matière est partout ou peut y parvenir; le vide n'est donc que passagèrement là où il existe.

Quelle est la matière qui pénètre la première dans le vide? Probablement rélectricité , puis la lumière , ensuite Pair ou Teau sous forme de vapeur, enfin la matière compacte.

Le vide ne sert pas de moule, mais il rend le moule possible, car bien que le vide ne puisse ni contenir, ni mouler, ni donner une apparence à quoi que ce soit, ce n'est pourtant qu'à Taide du vide ou d'une substance susceptible d'être facilement déplacée, qu'on peut contenir et mouler quelque chose.

Dans notre système, le vide n'existant que par place, c'est la matière ou l'extrémité des corps qui lui sert de bornes ou de parois : ce sont ces corps , ces parois , ces barrières du vide qui constituent le moule. Le vide n'est ici que l'absence des choses ou le lieu d'attente.

Si l'on admet ceci, on peut y trouver une théorie de la forme ou de la superficie des corps. Ces limites du vide absolu ou relatif, ayant leurs angles et leurs courbes, elles en imposent l'empreinte à la substance qui vient s'y appliquer, si toutefois cette substance, moins compacte que ces limites, ne les brise pas on ne les absorbe pas en elle.

Si, dans le vide, il n'y a pas de poids, tout y est immobile. S'il y a un poids, ce poids n'a qu'un mouvement direct ou perpendiculaire; mais, tôt ou tard, ce mouvement's'arrête, car la chute étemelle d'un corps on sa marche en ligne droite ne serait possible que dans un vide infini , et ce vide n'est guère supposable en présence de la matière fluide et lumineuse qui tend à s'étendre toujours , conséquemment à reculer les bornes du vide existant.

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