‹ Hommes et chosesChapitre 20 sur 95 · ATT 1«S · texte numérisé non relu

ATT 1«S

iTiin pmntfr point devient ainsi la voie qui. mène tôt «a tard au second, parce que Ja moitié d'une chose prouve au moins l'existence de l'autre moitié.

Ainsi, un système de globe, par cela seul qu^il se maintient, qu'il est régulier et qu'il est eu équilibre, doit représenter tel poids et te! mouvement. SMl manque quelque ebose à ce poids, à ce «aouveaient, vous devez nécessairement le retrouver.

Figurez- vous. une balance ayant un nombre déterminé

de plateaux tournant autour d^un pivot : pour que la

vachiue marche régulièrement, il faut que vous égalisiez

les poids et aussi le mouvement des plateaux. Si vous eu

ôtfz un, il est nécessaire que vous en ôtiez un second

ou que vous ajoutiez quelque chose aux autres.

-Si vous multipliez le nombre de ces plateaux, il faut

VB' poser de manière à ce qu'ils se fassent contre-poids.

I but aussi que vous ne perliez pas ce uonaère au-delà

de la puissance proportionnt'^le de l'axe • et de l'étendue

OQfertc au balancement de la machine.

11 en est de même des mondes. Quand vous en découvrez un, il y en a certainement au moins un second à découvrir m bien un à supprimer, et ainsi de suite.

Nous avons parlé de ceci ailleurs et nous vous en "parlerons encore , bieti convaincu que si vous suivez la petite recette que nous indiquons, vous pourrez , sans voir encore ces astres inconnus , en marquer si bien la place, 4fue le reste, «e sera plus qtie l'affaire du grand télescope ; m^engageant , moi , ignorant et qui n'ai vu fooore que par les yeax de la foi , >à lui faire faire , dès sa première campagne, une grande et belle besogne.

ATTRACTION, GRAVlTATIOlV.i Pourquoi la rapi- €té d'un corps augnaente-t-^lle en approchant de la terre?

C'est, me rëpond-on, parce que Fattraction de la terre le saisit, qu'elle l'entraîne, et que le mouvement de ce corp», augmentant d'après la distance parcx)urue, doit être plus rapide à mesure qu'il se rapproche du but.

— Mais la cause?

— La science nous l'apprend : les molécules de la matière s'attirent en raison directe de la masse et en raisoB inverse du carré des dislances.

Sans nier la cause indiquée, je dirai: n'en est-il pas I d'autres? A ces effets ne trouverait-on pas des exceptions? L'attraction est-elle une ? Chaque corps n'a-t-il pas la sienne propre, indépendante de celle de la masse? Les mouvcmens de la vie ne se trouvent-ils pas à chaque instant en opposition avec l'attraction?

Qu'un individu y soit soumis d'une manière absolue, il n'a plus un seul mouvement à lui. Aussi , les neuf dixièmes des gestes de sa volonté sont une infraction oa au moins une dérogation à la loi de l'attraction.

Cette dérogation est-elle la seule? Non. Et sans chercher long-temps , ne pourrions-nous pas en découvrir d'autres?

D'abord , avons-nous nettement établi les rapports de l'attraction avec l'équilibre, et la balance que peut offrir chaque partie d'un corps opposé à l'ensemble? Connaissons-nous la puissance des contre-poids et l'influence de la forme sur le mouvement?

Avons-nous mesuré l'effet du conflit des attractions et des affinités diverses? Avons-nous tenu compte de k nature des éiéraens et des corps à travers lesquels cette attraction s'exerce, de celle des objets attiréç, de leur densité ou de leur fluidité? Enfin, faut-il admettre d*une manière absolue la non influence sur l'attraction , de la résistance et de la non résistance?

Puisque la terre est attractive,, le mouvement d'un

eorps lance devrait augmenter de rapidité selon que sa ibrme donne plus de prise à cette attraction. Cest le contraire qui arrive ; et celte pièce de mousseline serrée tombe plus vite que si elle était déployée. 11 y a donc ici une cause plus forte que Tattraction.

11 y en a une encore, lorsque le corps lancé , renvoyé par l'élasticité de la terre, au lieu de s'enfoncer vers le centre, rebondit et s'élève. Ici ne pourrait-on pas demander si ce corps , renvoyé dans Tespace , monte ou descend, et si ce -que nous nommons attraction n'est pas une répulsion ?

Si la terre , dans sa marche , se pousse en avant et en même temps tourne sur elle-même , le corps que nous jetons en l'air et que nous croyons voir retomber sur la ttrface, y retombe-t-il de fait, ou parcourt-il, en retombait, la même distance qu'il a parcourde en montant? Cette surface ne va-t-elle pas à sa rencontre? Quand nous dansons sur un parquet élastique , n'est-ce pas le parquet fn, jusqu'à certain point, nous suit et qui nous renvoie ine seconde fois en l'air , comme la raquette fuit du îolanl?

Lorsque nous gonflons un ballon, ce ballon, attaché à la terre par luj lien, s'éloigne dès que ce lien. est coupé: »t-cc le ballon qui s'élève ou la terre qui descend , ou le s'en vont-ils pas chacun de leur côté? Alors, lequel est en haut, lequel est en bas? La marche du ballon estelle verticale ou horizontale? Ceci ne dépend-il pas encore <ie la position verticale ou horizontale où nous sommes nous-mêmes? Car il n'y a ni haut ni bas dans l'espace. Un corps ne peut descendre que relativement a un autre corps et lorsque sa partie supérieure pousse perpendiculairement sous elle sa partie inférieure.

Telle , d'ailleurs , n'est pas la marche de la terre , puisqu'elle dessine une ellipse et tourne sur elle-même.

phérique , qui fait que les corps projetés de la sutCnk terrestre y retounient, et que ceux qui y sont y demeurent.

Cette pression, sans doute, cesserait avee rattraetiott qui , elle-même , aurait cessé en in^ie temps qae le mouvement circulaire. Alors les parties détachées de la masse , étant moins lourdes que cette masse et eonsé*qnemment moins rapides, elles ne pourraient plus suivre;, et la terre, en les dépassant, éprouverait une déperdition et une réduction dans son poids, tandis qu'eu toumani sur son axe, elle reprend toujours les corps s^échapp^Ql de la partie d'elle-même qui se trouve momeutau^mat en arrièn; ou à ro))posé de sa course.

Ceci a lieu encore en vertu de cette loi qui veut qu-inr corps en mouvement attire les corps plus faibles 'que*h» tant qu'ils sont dans son atmosphère ou dans son ra^ ] d'attraction ; car un boulot lancé en dehors de celle cto.b \ terre ne la rallrappera plus. ^

Cependant, par suite de l'impulsion ou de l'entraînemeDl du courant que la terre a ouvert dans le fluide, ce corpt suivra la même direction ; tandis que s'il était jeté en dehors de ce sillage et entraîné par le remous , il prendrait la direction opposée *.

Aux causes qui ramènent snr la terre un coq)S qui en a élé projeté, on peut ajouter celle-ci: les matières lei plus pesantes tendent vers le centre, par cette raison que les plus légères tendent à se dégager des plus lourdes et ' à les dominer. Tel fait le plateau de la balance dont u*

* Qn'on ne se hâte pas de prononcer sur ces théories. Olir pourra les tronvcr ici hasardées ou banales; mais on reconnaîtra plus tard, si on Ut cet ouvrage jiis(]u*au bont, pourquoi elles y sont et où elles peuvent conduire.

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