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wds a ëlë relire. Ainsf, quand une pierre lancée retombe ir le sol , c'est que les matières almosphdriques l'y rc- Hissont eu s'cfForçant de prendre le dessus. D'âpre une autre conséquence de la loi de rattraction, rapidité de la chute ne peut s'^augmenter dans le vide*, un corps qui y serait lancé suivrait éternellement un wtvemcnl égal.
Si le nrauTcment ne s'accroit pas dans le vide qui ne Aentc auaine résistance, il doit diminuer dans Téther li en présente une. Doit-on en induire qu'un jour les 3bes deviendront immobiles? H faudrait d'abord desnder s'ils l'ont jamais été et si leur mouvement a mmencé.
S*il s'agit de leur mouvement régulier, la réponse ne ntétre douteuse; car si la résistance de Téther y ralentit ir course , ce n'est pas ce fluide , s'il était immobile B-m^nie, qui a pu les mettre en mouvement. Or, sauf
cas d'une action ou d'une fermentation intérieure, un irps ne s'y mettra jamais seul. Il faut donc, pour le mofiser, un choc, une impulsion, une attraction, et dès-lors ipproche ou rinfluence d'un o a plusieurs corps. Sans doute » autres corps existaient ; mais comment se sont-ils lis en rapport? Qurl a été le principe de l'attraction? omment s'est posé le premier jalon de notre système? Irttc immense machine , avec ses rouages si compliqués, le peut avoir été produite d'un seul jet. Partout, quand I s'agit d'édilicr , la main du créateur agit progressicment. Chaque système a eu son premier monde, comme :haque monde a eu son premier jour.
La lui de la gravitation ne serait donc qu'un moyen transitoire, c'est-à-dire une seconde, une lroisiè:ne ou ■ne miltionième époque de l'organisation univers<*lle. Cette loi n'indiquerait (pi'une phase de l'œuvre conduisant à une wire phase; et rharmonisation des globes, le perfection-
nemenl de leur marche et de leur équilibre continueraient toujours.
Ainsi, il existerait encore des astres isolés et en dehors de l'harmonie universelle , astres devant se rattacher à quelque groupe ancien ou pouvant devenir eux-mêmes le principe d'un groupe nouveau.
Chaque planète de notre groupe et la terre elle-même, ayant d'arriver à sa marche, à sa forme et à sa position présente, aurait ainsi passé par une longue filière d'autres positions, d'autres formes, d'autres mouvcmens, et conséquomment d'autres attractions.
Après une période d'immobilité ou de projection en ligne droite , ballotté entre des attractions diverses et inégales, exposé à être, dès son principe, brisé ou absorbé par une autre masse , sans base , sans point d'appui , sans contre-poids, un globe arrivait à cette crise de la formation qu'on a nommée le chaos , et dont les roches granitiques et tous les corps brisés des terrains primitifs nous ont laissé les traces.
Sa forme irrégulière ne lui permettait pas encore de tourner sur lui-même ; ses mouvcmens saccades , convulsifs , comme ceux des îles de glaces qui se renversent quand le sommet se trouve plus lourd que la bîise , repoussait toute position durable et toute marche uniforme : conséquemment tout classement dans un système d'ensemble et d'équilibre.
Ce n'est que le frottement, suite du mouvement rapide et continu, qui, à la longue, en adoucissant les angles, a amené la forme arrondie. C'est alors seulement que, soumis à une attraction unique et régulière , ce globe , après avoir décrit sa première courbe , pouvait revenir vers son point de départ en achevant, par une seconde courbe, son mouvement circulaire ou ellii)tique.
Mais ce perfectionnement de la forme d'un globe, cette
régolarisation de sa marche et de son équilibre, sontils terminés pour tous et spécialement pour notre terre? Cesl ce qui me paraît au moins douteux et ce que nous examinerons ailleurs.
Maintenant, voyons quelle sorte d'influence les matières éthéréos pourraient, d'après leur composition, leur mou- Tement et leur densité ou leur fluidité rdatives, avoir sur Tattraction; car on pourrait se tromper ici en voulant généraliser, et il ne faudrait pas mesurer, par l'attraction terrestre, le mouvement et la pression d'un corps lancé dans un cercle d'attraction autre que le nôtre.
En outre de la différence de volume et de poids d'un globe à un autre, il y a encore celle d'intensité des fluides où il nage et de leur plus ou moins d'impulsion ou de mobilité : toutes choses qui , en accroissant ou en réélisant la résistance, doivent, quoiqu'on ait dit, agir sur Fittraction.
n est hors de doute que la pesanteur spécifique d'un eorps peut augmenter ou diminuer, selon la matière qu'il traverse : qu'une boule d'aimant tombe dans une substance finrrugineuse ou roule sur un plan semé de hmailles de fer, bientôt son volume sera doublé.
11 en sera de même d'un corps spongieux qui traverse me région humide : sa pesanteur spécifique augmentera, tandis qu'elle décroîtra s'il est entraîné dans une région sèche et brûlante.
C'est ce qui arriv-e aux comètes ; elles gagnent ou perdent, selon la partie du ciel qu^elles traversent.
En se rapprochant du soleil , la vaporisation de leur portion aqueuse doit ainsi influer sur leur marche, et ee qui se 'passe dans l'immensité peut alors avoir de Panalogie avec ce que nous faisons ici à l'aide de nos nachines à vapeur.
De même que ces machines , les corps célestes , mus »
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par la cholwir et la vaporisation, doivent avoir on ttioii» vement variable et une attraction ini^gale. Voyez, par les traînc^cs qu'elles laissent, combien est grande la d^perditiotl de ces comètes et leur réduction à chaque r-éapparrlioir*
Si cette réduction était calculable, on ponrrait ëlaiflir celle de leur mouvement et de leur rapprochement èà soleil. Mais elle ne Test point , parce qu'elle df penë* dt la nature des éiëm«ns qui les composent, éiéniens pins oa moins propres à se vaporiser.
D'un autre côté, si la dilatation de ces corps île s'arrêtait pas, si elle s'élendnit toujours en raison des espaces oo^ ?efls ou des vides rekitifis , Tattractioa cesserait toota**fuit. Réparti sur mille points divers, un corps n'a pits d6 pesanteur à lui propre; c'est sur l'ensemble qu'il pèse 0^ sur une série d'autres corps. Mais par ccl» mêûm qu'il a cédé à leur attraction et qu'il s'est absorbé eli eux , il a cessé d'être un corps et par conséquent d'éM attractif.
S'il existait , dans Tunivers , un globe assez puissant pour attirer tous les autres, dès l'instant qu'ils seraimt unis à sa masse, il n'y aurait plus d'attraction dans F»- Divers.
Ost donc la division des masses et leur inégalité qui font l'attraction. Réunissez-les en un tout ou égalisez-^les eo force et en puissance, il n'y a plus de gravitation^ plus de pesanteur, parce qu'il n'y a pas de poids s&ms mouvement, ni de mouvement sans ouverture et k>rsi]ue tout se touche.
Cette adhésion de toutes les parties élémentaires produirait sans doute ^^uilib^e absolu ou l'aplomb universel; Mais cet aplomb n'est que l'immobilité. Or, l'immobititë où Tinamovibilité de la matière serait l'impossibilité de txmté œuvre et le néant éternel; en un mot, l'anéantissement dt , kr puissanee créatrice.
fl n\ a donc pas ici de distinction à faire : !e principe du mouvcmenl est partout le même. Que ce mouvement soit vertical , horizontal , circulaire , elliptique , attractif ou répulsif; qu'il provienne d'un choc, d'une impulsion, f une explosion , cFunc fermentation , d'une dissolution ; fl est la conséquence de la séparation des parties, de leur inégalité, enfin de l'absence et du besoin d'équilibre. Tout poids veut un contre- poids, et toute agitation de l'élément indique la recherche d'un aplomb.
L'attraction rentre dans cette loi générale. C'est aussi on effort vers l'équilibre : cause de mouvement , si elle n'est pas le mouvement même , elle naît d'un défaut de poids et du besoin de contre- poids. L'on peut comparer on corps attractif au plateau d'une balance qui appelle «t reçoit tout ce qui lui manque pour résister à l'autre fbteau qui Tentraîne. Que ce plateau immobile soit dans n équilibre parfait , qu'il ait trouvé sa base, il n'a plus (fattraction ; ou s'il semble en avoir, c'est qu'il participe â celle de cette base qui , elle-même , en cherche une , et dès-lors est en mouvement.
Je ne sais jusqu'à quel point ces définitions paraîtront acceptables. Mais si Fattraction n^était pas cette tendance vers Paplomb ou l'égalisation des poids , si ce n'était pas Pcntratncment des pentes et le trop Idtird ou le trop plein fc reportant sur ce qui ne l'est pas assez , si ce n'était pas enfin la continuation de la consolidation des corps, 3 faudrait y voir , non plus une cause négative ou la simple conséquence de l'inégalité, des masses , mais l'action directe d'une substance imprimant à tous ces corps une vertu analogne à celle de l'aimant , en supposant toutefois que la vertu attractive de l'aimant ne soit pas «ncore une suite de l'influence du vide et de l'appel da poids par ies contre-poids.
Mais cette manière d'envisager l'attraction coitame nu
élément spécial et une propriété indépendante des antres qualités de la matière , me paraît peu admissible. Si Taltraction , comme le mouvement simple , est amenée par la présence d'un vide relatif ou absolu , il est évident qu'une substance n'en attire une autre que parce qu'elle lui manque et qu'elle est apte à la recevoir. Bien de superflu dans la nature : tout ce qui s'y fait par une loi générale y est non-seulement utile, mais nécessaire.
Ici, une conséquence en démontre une autre; et, comme nous l'avons déjà dit, la matière attirée ne peut l'être que parce qu'il existe une ouverture, un passage, un moyen de commimication entr'elle et la masse qui l'attire , laquelle n'est attractive que parce qu'elle offre une place, un but, une cause ou un effet à celle sur laquelle elle agit.
Que l'on divise l'attraction en centrifuge et centripète, en pesanteur universelle et en attraction molléculaire, son but, comme son résultat, est la formation des corps par l'union des parties. C'est un principe créateur qu'a mis partout la main divine; principe qui édiûc les globes, comme il a formé cette pierre qui roule sous nos pieds.
Que toutes les parties de la matière se repoussent, ou qu'immobiles, elles ne puissent ni se joindre ni s'étayer, la création s'arrête. L'œuvre est annulée, parce que sans base , sans point d'appui , aucune chose n'est possible , et que cet univers , océan sans rivage , n'offre qu'un élément fugitif, qu'un fluide impalpable.
La concentration dans le vide , ou, si l'on n'admet pas le vide absolu , celle d'une matière dans un fluide , en réunissant toutes les attractions, contribue à toutes les formes, sans même en excepter les formes animées. C'est ici, comme toujours, l'entraînement vers la base ou l'absorption des excédans par les vides. Ce qui est en trop va toujours où ce qui est en moins laisse un passage, une ouverture.
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Ces ouvertures, ees parties creuses deviennent ainsi le moule qui concentre les molécules. Elles s'y précipitent, attirées les unes par les autres , ou toutes ensemble par la masse.
Elles s'attirent pour se faire mutuellement contre-poids; toutes cherchent un étai, un point d'appui et ne s'arrêtent que lorsqu'elles l'ont trouvé. Ce sont les semblables appelant les semblables , moins peut-être par la similitude de leurs élémens que par colle de leur forme, de leur pesanteur spécifique et par les rapports de mesure «Ire les vides et les parcelles qu'ils doivent recevoir. Dn grain de sable est arrêté par un grain de sable, et on troisième grain vient se loger entre les deux. Ce D'est pas autrement que nous fondons des masses artificielles, que nous élevons d<>s édiGces. C'est une pierre fM nous posons sur une pierre , puis du mortier que BOBS mettons entre les joints. Analysez un monde , vous f trouverez les pierres et le mortier , c'est-à-dire une substance consolidée par une autre ou tendant à l'être. C'est la cessation de cette consolidation ou de cet aplomb des parties que nous nommons ruine ou dissolution. Mais cette dissolution n'est encore qu'un effet de l'attraction fui renaît. Cette attraction avait cessé dès que la consolidation était arrivée à son point. Cependant cette consolidation ne pouvait être la densité absolue. Un corps de cetle espèce n'existe pas , parce que repoussant tous les antres corps, il serait une anomalie dans la nature et un lût en dehors de la création.
Ce point de densité où l'attraction faiblit n'est donc qo'un terme de maturité et le prélude d'un rajeunissement. Il est , pour la matière inerte , ce que nous appelons décrépitude pour la matière animée. Cet état n'est pas durable. Ce corps dense est attaqué par un fluide qui , jusque-là , était resté en dehors de son attraction , parce
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que cette attraction était absorbée foot entière par cette matière plus soRde. Mais en raison même de sa densité et par l'exignité des vides qui restent, cette matière solili n'est plus attirable. Le fluide seul Test, et ce fluide, air oo lumière, est un dissolvant.
Dans cette situation, au lieu de s'unir comme la première fois, les molécules, dont l'élasticité a été émonssée par cette densité même et la force de la pression, se dilatent. Uà surface du corps dont elles font partie s'oxide , s'exfoHe, se pulvérise ou se liquéfie, et dès que le fluide qui le dissout a pénétré jusqu'à son centre , son dernier degré d'attraction cesse.
Alors ses molécules éparscs, attirées à lewr to«r, se rejettent sur d'autres masses qui ont conservé la puissanoi qu'elles-iD^mes ont perdue. Si l'on pouvait, en ce moraenl^ saisir la modification qu'ont éprouvée ces molécules, Oê verrait que de concaves elles sont devenues convexes. C«< sous cette forme qu'elles vont adhérer à d'antres masses ci se pressant vers un nouveau centre.
Les parties d'un corps ne se séparant qne pour oonliibuer à la formation d'un autre corps, l'attraction serait donc alternativement une concentration et une dilatation, et twites les fractions de la matière passeraient d'un étal à nn autre par une succession de degrés de densité et et fluidité.
Ce que nous venons de dire des fractions , on peut rappliquer aux masses et aux globes eux-mêmes. D'ob globe à une molécule, à un atome, il n'y a en ceci aucune différence. C'est par l'attraction vers un centre on la concentration du fluide qu'un globe se forme. C'est par Peiil contraire qu'il se déforme. Mais entre sa maturité et sa dissolution, il y a un temps d'arrêt, c'est celiri eà l'attraction cesse, parce q*ie ce globe ayant absorbé lofUft la matière qn'il pouvait concentrer , ne peut pins ei recevoir : de ce moment il devient inerte.
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Si tel étm ëtMt durable ou si celle emiecntration éeyenait absolue et la densité complète, ce globe immo • Me , parce qu'il aurait atteint un ëquilibre parfait , resterait ainsi indéfiniment en dehors de toute attraction et aussi de toute influence ëè^meittaire. Repoussant tous les corps , tous les fluides et la lumière elle-même , il serait fndeslrnctible. Mais tons avons dëjà dit que cette éensité parfaite, si on U suppose possible, n'était que momentanée.
Après une période d'inertie , ce gbbe finit par laisser prise H la matière éthérée, base de tous les corps et qui tend toujours à les rendre à leur fluidité première. C'est alors que la période de Tattraction dissolvante ou le ■00 veinent du centre à la surface commence et ne s'arrête |hi8. Par cette dilatation continue, ce globe, en s\Hendant indéfiniment sur d*autres corps et en s'unissnnt à leur Miveinent et à leur poids , perd , petit à petit , son fnpre. inonvement et son propre poids. Ce mouvement et ce poids qui forment sa spécialité, une fois perdus, ce globe rentre dans Ten^mble : il a cessé d'exister.
On le voit donc, la différence des lieux ne change rien k la question. Dans l'espace , comme sur la terre , un corps ne pèse que parce qu'il a un mouvement. 11 n'atlitc que porce qu'il pèse et qu'il est ainsi attiré lui-même. L'attraction n'est que le besoin d'équilibre et de contre-*
C'est par l'attraction qu« tout s'organise et se désorinise ; mais cette désorganisation n'est encore qu'un ■Qfea d'ordre et mi pnéhide de rajeunissement. La création ne s'arrête jamais; et Dieu, source de la vie, iit aussi le père do mouvement.
Voyez : Effort ven i'équiliim , monde , mouvement , N^et conirB-poidà,