BIO
plus qu'à délier les cordons de votre bourse ou i &c adieu à vos papiers ; car si jamais vous les revoyex, m j» ne sera qu'après avoir souscrit à toutes les publicatiottj insertions, tirages à part, à toutes les gravures, domrei, enluminures , dont Tentreprise a enrichi et enriciûn ^ encore la littérature héraldique. Bref , votre bibhothèqoi i généalogique et nécrologique est approvisionnée pour k à présent et Tavenir : c'est une souscription à vie. • t
A défaut de titres qu'on puisse retenir , la cnnrii n d'une diffamation dont on fait doucement entendre li possibihté amène encore les gens à s'exécuter. Bref| la spéculation biographique ou nécrologique , malgré 11 discrédit où sont tombés les choses nobiliaires et honneurs de cour , est probablement encore bonne puisque les anciennes maisons subsistent * et qu'il s'i étabUt journellement de nouvelles^ Singuher commerce!
Ce qui n'est pas moins étrange, c'est qu'il a lieu face de toutes les polices, de tous les commissaires, Ai tous les magistrats , gardiens-nés de nos bourses et ê notre honneur , et de tous les journaux protecteurs de nos Ubertés.
Bien mieux,, quelques-uns de ces derniers prêtent lem colonnes auxdites maisons et se chargent de leurs asnonces et réclames. Est-ce que , par hasard , ils seraient de moitié?
Je n'ai parlé jusqu'ici que de la biographie industridfe et commerciale. 11 y a aussi la biographie politique M électorale destinée à faire ou défaire des ministres, des
* Parmi ces anciennes maisons, il y en a d*honorablef : Tauteur se plaît à le reconnaître. Le blâme ne s'adresse ici qu'aux spéculateurs et charlatans qui ont tué la biographie consciencieuse.