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mais ayant appris, dit le narrateur, qoe c'était la fl<Ate et les troupes (Pun de ses sujets qui donnaient tant 4k tablature à son cousin de Portugal, il adressa tout sisplement Tenvoyé à Jean Ango qai accorda la pan moyennant finances. ■
A la bonne beure, voilà un bourgeois.
Jacques Cœur en était un encore. Ceux-ci payaient de leur personne; mais dans notre révolution de 1830, lei bourgeois n'ont payé que de leur langue. La canaille CI les écoliers ont fait le reste; et ceci on ne me l'a pd dit, je l'ai vu.
Il est vrai que la canaille et les dits écoliers qui avaieri
fait de la prose sans le savoir, ont voulu recommencer
seulement pour ragrémcnt de la besogne. Le bourgeois \
montré les dents, et il a bien fait ; car la canaille, victo*
rieuse une seconde fois , aurait pu lui montrer aatfl
chose , c'est-à-dire la porte , et écumer son pot en sa
lieu et place. C'est que le bourgeois devient un lion quan
il s'agit de ses intérêts, et que l'épicier pacifique, qa
ploiera le dos sans mot dire sous le poing qui frappe, 8
dessinera comme Achille si ce poing s'ouvre pour fouille
dans sa barrique de sucre ou son couifm de prnneaoi
Gens à révolution , écrasez l'épicier , mais respecte
l'épicerie : sinon la chose vous tournera à mal, et c'«
ce qui est arrivé. Le bourgeois, devenu héros, a bonscul
la canaille et puis a dit: le roi et moi, et puis moii
le roi, et définitivement le roi c'est moi. Ce bourgcoi^I
valait Jean Ango.
Le fait est qu'aujourd'hui (avril 1847), le bourgeoi est roi de France et de Navarre. Il est pair , il fl député, il est ministre, il est tout. Combien cela darent-il? Tant que le bourgeois usera modérément de soi pouvoir , tant qu'il ne sera pas trop monopoleur , troj usurier , trop friponnier. Malheureusement il y ?a ai
rite , et ledit bourgeois , tout héros qu'il est , ou ■é^ parce qu'il l'est, a diablement du penchant à vider M poches.
la lui passerait peut-être cela , mais il devient ter, llui faut des panaches et des oripeaux; bref, il veut t faire gentilhomme , et il le devient. Mais au bcxHt Il fossé la culbute. Un jour, et ce jour n'est pas loin, 9 peuple et les écohers viendront une autre fois faire hce nette, non pour eux , mais pour d'autres bourgeois pd n'auront pas encore de panache. Puis, après ceux-là, Suitrcs encore, et toujours ainsi. €'e^ qu'il y a quelque pKrence entre la tête empanachée du bourgeois et celle k roi de nos forêts, du cerf inuui de ses bois. Quand bois du cerf s'en vont, ils repoussent , mais il n'en pas de même des panaches ; et la raison , c'est c eux la tête tombe.
BOURREAU. « En entrant dans la ville , ii voit un
tier monté sur un étalage de planches et qui
it la tête à un bourgeois qui paraissait fort triste. »
(Album d'un voyageur), î'< C'est un spectable moins fréquent qu'autrefois , mais Jfk Test encore beaucoup trop : épargnez le sang hu- |Mio , dit Saladin , car le sang répandu ne dort jamais. '. On demandait à des Esquimaux pourquoi ils ne met- Me&t pas à mort un des leurs qui en avait taé un autre? Cest , répondirent-ils , qu'en agissant ainsi nous serions hMûcides comme l'assassin, puisque sa mort ne rendrait fH la vie au tué.
Si Fou se trompe en beaucoup de calculs, c'est qu'on
^ pose qae les chiffres sans faire l'addition. Par exemple :
^ hottme en assassine un autre , il est puni de mort.
^ premifr aspect , ceci semble juste ou tout au moins
utile à Fensemble. Cependant il se peut que cd ni Fun ni Pautre. Pour savoir à qaoi s'en tenii drait d'abord faire Taddition, et par une règle portion, connaître si, par suite des exécutions se commet moins de crimes et meurt violemme d'individus dans les pays où elles ont lieu.
Mais c'est de l'exécuteur et non des exécutés avons à parler. Ses fonctions ont été plus c considérées, selon les temps et les lieux. Il en i où elles ne le sont pas du tout.
La place de bourreau étant venue à vaquer < il fut impossible d'y trouver un candidat. 0 venir un du Dauphiué. Là, il y avait cinquante d La raison , c'est qu'en Dauphiné cbacun a rc bourreau public, et qu'en Corse chacun en fa soi-même. On croirait manquer à son ennemi sant exécuter juridiquement. On l'assassine pai et pure délicatesse.
Contrairement à ceci , TofOce de bourreau estimé chez quelques peuplades. Les Turcs y y moyen d'exercer leur adresse et de montrer le froid. Lorsqu'on attacha au pal l'assassin de un des chefs des Mamclucks demanda la faveui l'exécution, ce qui lui fut accordé.
On a vu des empereurs de Maroc procéder capitations avec une dextérité sans pareille. Il > qui ne montait jamais à cheval sans faire saut d'un esclave pour se faire la main.
Parmi les conventionnels les plus sanguinaires cite qu'un ou deux qui assistaient aux exécu ne dit pas que Robespierre en ait vu une seule en horreur les hommes , mais il avait plus h( .sang. C'est que vouloir faire mourir ou aimer à n'est pas la même chose , et l'on peut dés