CAB
conditions, en punissant, par la révocation on la retenue d\inc partie du cautionnement , ceux qui vendraient k fausses mesures, falsifieraient les liqueurs et encourageraient ou seulement toléreraient les excès et les désordres?
Qui pourrait réclamer ici? Est-ce voiis ou moi et tous les gens honnêtes et paisibles? Non; car ces gens paisibles, qui ne vont pas au cabaret , ne feraient plus un détour pour ne point passer devant , de pear d'être assaillis par les bandits qui en sortent.
Sonl-ce les producteurs de vin et d'eau-de-vie? Non encore; car lorsqu'on allongerait moins leurs produits, lorsqu'on ne ferait pas tant de vin avec du campéche et de la litharge , ni d'eau-de-vie avec des drogues délétères, on débiterait davantage de véritable liqueur.
Sont-ce les buveurs? En vérité, ils seraient bien bons de pétitionner en faveur du poison qui lés tue et des fripons qui les volent.
Est-ce le fisc enfin? Mais lui aussi serait bien mal avisé de le faire , puisqu'il aurait un moyen certain d'éviter la fraude et d'assurer avec facilité et altitude la rentrée de l'impôt dont les débitans seraient les percepteurs assermentés et figurant sur les contrôles des contributions indirectes.
Tout bien considéré , je ne vois de gens ayant à cria* que les maîtres des bougies et les cabaretiers aujourd'hui en fonctions. Mais il faudrait nous dire pour quelles bonnes œuvres ils ont mérité qu'on leur sacrifiât la paix du pays , la santé du peuple , sa bourse , sa moralité et
sa vie.
Néanmoins ne faisons crier personne , et puisqu'ils sont cabaretiers, laissons-les cabaretiere. Faisons mieux, nommons-les aux nouveaux emplois ; qu'ils devienneat cabaretiers jurés et agens de l'autorité , sauf à ktntx leurs débits s'ils faisaient par trop de sottises.