‹ Hommes et chosesChapitre 47 sur 95 · CAS · texte numérisé non relu

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s'y mAntre« et il n'est p9& un seul étage de notre édifiée social q«ii ne se divise et. subdivise en dorure à âi?er8 titres, dçpui^ le similpr jusqu'au plaqué d'or pur. .. Dans l'état actuel de M société, .est-ce un bien, eskc im mal? C'est ce que nous allons, voir.

.Selon moi^ rincoavéniçnt des castes n'est pas dans les castes mêmçs , i;nais. dan& la barrière >jqui les sépare. Faites-en^, des., degrés, ascendans. et faciles 'à atteindre, comme les> places de compo3>tibns dans les. collèges, loin d'un mjal jfy vecrai un bien y un mode d^ém^lation et une voie dp croissance. . ./ » , /

Alors pourquoi n'aurions-nous pas aussi nos jalons de progrès civiques et nçt$ classes, citoyennes , depnis la seplième jusqu'à la rhétorique inclusivement? Ne serait^x pas un mc^en djarriyer plus. yi te en philosophie?

Faute d'y ;fivoir songé , n'-en sommes-*pous pas encore a l'A.B Ç de la liberté et tout aussi peu patriotes, tout aussi naïfs républicains que nous l'étions sous le bon roi Dagobçrt? ;>

Est-ce qu'il n'y a plus d'cnfans en France» depuis que tout le monde y est électeur? S'il n'y a plus d'enfans, à quoi bon /les lisières? Allez donc aussi démocratiser vos cqUégeg;^ y dire qu'il n'y aura qu'une classe dans chacun et , que tous les écoliers y marcheront ai ligne et du .même pas, comme une division en bataille; vous en obtiendrez pour résultat de voir , à la fin .(|e l'année , sortir des bancs un troupeau d'ânons qui ne seront pas même propres à faire des ânes.

En admettant comme principe que la puissance est pour tous, que toutes les carrières sont ouvertes à tous, vous avez fait quelque chose de bien ; mais ce n'est pas assez : il ne suffit pas de dire que la porte est ouverte) il faut qu'on puisse y passer. .•

Quand, en un jour de fête, vous dressez un mât de

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tcagne sur la place pablique^ libre aussi à chaomt d'aller lercber à sa cime la montre, le foulard ou le ^couvert irgent qai y pend. Et pourtant fort peu Tessaieiit. urquoi? C'est que tous n'ont pas des ailes aux talonsC Faites ici comme la ménagère qui , lorsqu'elle élève petits poulets dans sa basse-cour , a soin de mettre s échelons intermédiaires entre les bâtons du grand ;hoir : elle veut que les plus faibles , comme les plus ts, puissent arriver jusqu'au sommet.

Imitez aussi la nourrice qui , pour faire marcher son iirrisson, pose devant lui, de distance en distance, de its morceaux de sucre. .

}r , ces échelons de la ménagère , ces morceaux de ;rc de la nourrice , sont-ils autres que les classes , Ires, castes, rangs, droite, gauche; bref, que toutes vanités publiques ou particulières, politiques ou soles , que toutes les dorures et argentures de la civiition, que la queue du paon euGn? a

Zt sont choses enfantines, et pourtant choses utiles, •ce qu'elles sont adaptées à la nature de l'homme ; et 3 convenablement jalonnées , loin d'être un obstacle , !S sont un aide.

$i vous ne demandez pas la liberté et la puissance iquement pour les forts, aidez donc aux faibles, aux lides , à ceux qui ne peuvent aller que pa& à pas ; ils puissent d'un point en voir un autre et l'atteindre is trop de peine.

^our une nation comme pour un homme, arriver, tel le but. Marcher, tel est le moyen d'arriver, ilais ne marche-t-on qu'à la baguette?

l est un pays où Ton ne conduit plus les chevaux à ips de fouet: on les caresse.

3o Arabie, le chamelier joue de la flûte pour ses cha^^ aux, et ils vont.

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En Piémont, le muletier fait trotter ses mulets en ks montrant un plumet, en les décorant d'une sonnette.

Pourquoi n'en ferait-on pas ainsi pour les homme Est-ce qu'ils comprendraient moins que les bêles?

Si vous voulez aller en avant et faire une nation foi et durable , encouragez à la fois sa croissance mon et sa croissance physique ; et pour ceci , offrez d'n part Faisance on le bien-être physique , et de Tanlre science ou le bien-être moral. Il est probable que 1* suivra l'autre, mais il est certain que vous n'improviseï pas plus l'un que l'autre.

Ne voyez-vous pas que dans la nature rien ne cr spontanément ; tout y passe par une succession d'ét et de positions: le germe devient arbrisseau, Tarbrissc devient arbre.

Qu'il en soit de même des citoyens. Que les pe deviennent grands , que les enfans deviennent homm non comme la plante en serre chaude , mais comme chêne nu soleil.

CAUSES ET PROCES. On a fait l'histoire des cai célèbres, on devrait faire celle des procès ridicules, voici un qui pourrait y figurer :

Dans un village de la Seine-Inférieure , en 1835 , prédicateur disait en chaire : « C'est le serpent mai qui a causé tous vos malheurs et a conduit tant d'am< leur perte. » Là dessus, le serpent se lève, injurie le c et veut aller le jeter en bas de sa chaire. De là pro Le susceptible serpent fut condamné à huit jours de pris

J'ai vu , dans le Finistère , deux demoiselles ricl fort dévotes et dont la vie n'avait jamais jusqu'à donné prise à la médisance , qui plaidaient pour reconnues mère d'une jeune fille pauvre , dont cbac

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lire son héritière. C'était une querelle d'enet d'amour-propre , car Topinion générale était une ni l'autre n'était la mère de Fenfant disputé, re procès s'engagea , dans la même province , X nobles comtes de ma connaissance, pour un lisant mort. Un iduel même avait manqué s'en t il aurait eu lieu si le chat, qu'on disait tué, is reparu. Le .procès n'en continua pas moins.

eu menace contre l'animal et l'on plaida sur

irnaux ont annoncé, il n'y a pas très-longtemps, s dont le sujet était un oignon de tulipe vendu vré.

'ccteur de saltimbanques a plaidé contre son our le faire danser sur la corde. Le tribunal ril y danserait. 11 dansa , fut sifflé, tomba et se ambe. C'était perdre deux procès en un. re directeur ambulant engagea , pour débuter

troupe , un ouvrier chaudronnier , père de [ui, dans un moment d'ivresse, s'était cru co- )égrisé , le pauvre homme voulut rompre son nt; mais le directeur, qui avait spéculé sur le et la figure étrange du patient, s'y refusa. De . Le chaudronnier fut condamné à jouer, de force sur la scène et accueilli par les rires es de la foule qu'avait attirée cet étrange conflit, reux perdit contenance , ne put dire un mot et "osse maladie. 11 n'en resta pas moins comédien, core.

)cès les plus sérieux peuvent aussi avoir leur ule. Lors de la confrontation d'un homme asivec son meurtrier , le premier , à peine guéri ssure, frappe sur l'épaule du prévenu en lui Oui, mon bon ami^ c'est toi qui m'as assassiné. •

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