‹ Hommes et chosesChapitre 68 sur 95 · COM S · texte numérisé non relu

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ux magistrat qui sera trop heureux sHUen est quitte ' les qualifications de mouchard et d'agent provoca-* t car cette presse voudrait qu'on le mît en jugement. >ut ceci est-il vrai ou non , et n'est-ce pas là le merce de détail? Que vous dirai*je donc du gros ou expéditions d'outre-mer , depuis les fusils de traite éclatent au premier coup , jusqu'aux bouteilles de igre étiquetées Lafjitte ou CkâteauMargaux? Hélas! t-ce point par ces infamies que des maisons, aujourli millionnaires, ont déconsidéré et ruiné le commerce çais sur tous les marchés étrangers?

vous voulez avoir un véritable commerce, mbra* j-le.

a moralisation est une délimitation , direz-vous : où imenceronl les limites?

lies commenceront là où le commerce cesse et où la ide commence.

lOMMISSIOIVS. Devoirs que les gens qui n'ont rien lire sont chargés de remplir pour les gens occupés, nmoins , faites faire vos commissions par des amars le moins qu'il vous sera possible, et s'il y a une ite poste ou un commissionnaire à portée, ne manquez de lui donner la préférence. 11 vous en coûtera cante-quinze centimes ; mais fût-ce soixante-quinze les , vous y gagneriez encore.

Joe commission est aussi une feuille de papier timle par laquelle le roi ou son fondé de pouvoir, ou si as aimez mieux , la république , délègue à l'un de ( sujets une portion de la souveraineté. Un douanier , 1 garde-champêtre , un commis d'octroi , fraction du averain , est ainsi porteur de sa commission. C'est ^ arme offensive et défensive et le grappin à l'aide

duquel il peut appréhender au corps homme et mii« chandise.

Od dit encore : faire la commission ; c'est trafinfur pour le compte d'autrui : procédé assez certaim pour fiire fortune , quand ou ne veut pas la fieiif e trop vite, lin il est des gens qui trouvent moyen de faire banqufir(NÉ| en faisant la commission. 'i'>

La commission se subdivise à l'infini : tel iiidiutÉI| fait la commission par commission ; commissioa qui tM souvent elleHÎiéme que la suite d^une autre comMwmi

Les commissionnaires de commerce ne sont pat à simples commis , comme on pourrait le croire , ■] même des personnages de petite importance. Il est commissioiinaire qui vaut, à loi tout aeul, tons les i^l gocians dont il fait la commiasion. Aussi , voit^oo ki| commissionnaires arriver aux emplois et aux digniiiJ et plus d'un ont trôné et trônent encore à la chaakitl Puissent-ils y faire nos affaires comme ils ont fait les{ leurs , et Dieu veuille qu'ici encore nous n'ayons pas » regretter le commissionnaire du coin!

C'est toujours ce dernier que je vous recomœaade, soit pour porter vos paquets , soit pour les dignité quand elles deviendront vacantes.

COMiHUmSiMlE {Avril 1848). Qu'est-<;e que le coBmunisme? C'est la propriété en commun. Qu'est-ce qw la propriété en commun? C'est la propriété qui appvtjeot à tous, ou en d'autres termes, à personne. Qu'est*€e ijV constitue le fait de posséder? Celui de disposer, c'est*»- <lirc de donner , de vendre et d'exploiter ce que l'oQ >• La propriété en commun , qui ne permet aucune de 0 choses, n'est donc point la propriété. Le coipmunisiDe ^ donc l'abolition de la propriété. D^s-lors, le communisoK

t aussi la renoDciation à Tindividualité. C'est la soumis- »Q aveugle à la rolonté d'autrui ou à une règle qui ^uffre pas de réflexion; c'est l'homme devenu bceuf, mgeant au ralelier sa part d'une botte de foin, sans odr même le droit de se plaindre, si ce foin est dur

moisi. Faites donc marcher la liberté avec le cornuiisme.

Qa'il soit la base du régime ascétique , qu'il existe as un couvent de moines ayant fait vœU de pauvreté, ibéissance , de renonciation à toutes les passions , à ttes les joies de ce monde, je le conçois; mais ailleurs, lis au grand air, mais au souffle de l'indépendance, lie abnégation de Savoir, cette renonciation au bienie ou au superflu, sont impossibles, et le plus misérable I mendians, celui qui vit au jour le jour, sans cesse

fooe de la faim , après une semaine d'expérience , éihrera sa misère à une communauté qui ne lui laispa ni la disposition de lui-même, ni l'espoir d'acquérir de posséder à son tour.

On peut rêver le communisme, on peut y croire, on ■t le désirer et parvenir même à l'établir; mais le listenir, mais le faire subsister dans une société quelaque , si cette société n'est pas claquemurée dans un igne , dans «ne caserne ou un couvent , si elle n'est g régie avee une barre de fer, je vous en défie. Non, un gouvernement communiste ne durerait pas I sois , pas huit jours. Sans doute , vous trouverez ftgens disposés à prendre ou à recevoir, à passer de lut de vagabond à celui de propriétaire, mais dès inis le seront , n'espérez pas qu'ils consentent à ne ha l'être ; ne les comptez plus parmi les partisans du iwaunisme. Comptez-les même parmi ses ennemis les hs acharnés, car il n'est pas de propriétaire plus U plus irritable, plus jaloux de ses droits que celui

<iui Test de fraîche date , et ceci , toujours en nison inverse de rimpurtance de sa propriété; moins elle est grande, plus il y tient.

Le titre de patriote est en honneur chez tous , et Fa mou r de la pati'ie est mis au premier rang des vertus civiques ; or , ne voyez-vous pas que cet amour n'ejl autre que celui de la propriété? Est-ce que le comHHh niste peut avoir une patrie? Ou, s'il en a une, est-ce qu'il peut Taimer? Oui, comme Fesclave aime sa chatof, comme le prisonnier aime sa prison. .

Le communisme attache de fait Phomme à la glèbe; cv oii voulez-vous qu'il trouve à manger, s'il quitte l'aage et le râtelier communs? Ailleurs, chacun a sa place, chaon a sa part et n'en a qu'une. Quel est cehii qui la loi cédera ? Ou , s'il le fait , comment vivra-t-il lui-même? L'hospitalité , ou si vous aimez mieux , la fraternité, bi vraie fraternité, car il en est une autre, ne peut naître qu'avec le superflu, à moins que vous ne la fassiez consister en poignées de mains et en accolades, nourriture creuse et qui n'enrichit guère que celui qui la distribue. L'exercice de la fraternité comme j'entends la fraternité , de rhospitnUté large et généreuse qui agit sur le petit comme sur le grand, tel est, à mes yeux , le seul communisme admissible, le communisme que j'appelleni social , car l'autre est tout le contraire. Eh ! bieu , ce communisme social n'existe et ne peut exister que par l'inégalité des fortunes ; et le citoyen qui le pratique le mieux est celui qui , étant le plus riche , fait le plus amplement profiter de sa richesse ceux qui le sont moins, c'est-à-dire qui les fait travailler le plus utilement , le phis fructueusement pour l'ensemhle et pour eux-mêmes. Dépenser tout son revenu , le bien dépenser, cr^r ou encourager le travail , le payer équitablement et à sa valeur , voilà comme je comprends le bon emploi

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la richesse; et si c'est le superflu qui fait la liberté, c'est lui qui réalise l'égalité , c'est lui encore qui ît la fraternité , car pour donner une part à mon isin , il faut que j'aie au moins deux parts. De in mde richesse à la simple aisance, et de celle-ci à In ivreté, la différence est donc seulement dans celle du nbre de parts à distribuer , ou dans les moyens plus moins étendus d'appliquer cette distribution. 3ette répartition, vous l'exercez toujours à un degré îlconque, par la seule force des choses. Quelqu'avide, liste ou vorace que soit un homme, il a beau faire, ne consommera jamais qu'une part, c'est-à-dire ce que uportc l'appétit d'un homme ; et s'il ne fait pas couler is le ruisseau le lait de ses vaches, jeter à la rivière i orge, son blé, les fruits de ses vergers, son or et son ;ent, il faut, bien ou mal, que quelqu'un en profite! )r, là encore je vois un partage, im communisme, î'il diffère de celui des adeptes , c'est que mon Q^.iunisme , à moi , a lieu pnr l'entremise du vrai ipriétaire, du propriétaire de droit, tandis que l'autre fectue par la main du propriétaire de foit ou de iii qui s'est emparé violemment de la propriété. )yez-vous que la réi)artition soit mieux faite par ce nier , c'est-à-dire par le voleur , ou par le gounement , ou par celui qui le représente ? Vous en z eu Texpérience aux époques de notre histoire, and la confiscation était dans la loi et lorsque l'Etat itait de la dépouille des condamnés , rappelez- vous ornent on battait monnaie. En ceci , TEtat raisonnait te et son opération était logique , car ce grand pare ne pouvait s'effectuer qu'ainsi, l en serait de même aujourd'hui. Seulement , les iges variant selon les temps, au lieu d'hériter à coups chafauds, on hériterait à coups de fusils.

Ed thèse générale, Thomme tient à ce qu'il a, autant et plus qu'à sa vie. Conséquemment , et toojoiirs et thèse générale, pour avoir ce qu'il a, il £sat le bier.

Le communisme n'est donc pas seulement une atta<(Qe à la bourse , c'est une menace à la vie : le tout non ai bénéfice du pauvre, mais au profit d'un pouvoir répartiteur unique et oppresseur à la fois du pauvre et de riche.

Or, grands et petits, si vous avez peu de goût pour Fétat de nègre ou d'ilote, et moins encore pour le grané couteau égalitaire, quand on vous parlera communiâiKt criez: au voleur, et allez chercher la garde.

COMPRESSION, PRESSION. Supprimez la pressiom il n'y a plus de corps : la matière se dilatera indéfinimept

Rendez la pression absolue ou la matière immuable, il n'y aura qu'un corps unique à la fois incompressible et indivisible, la matière ne formera qu'une masse.

C'est la pression qui fait la densité. C'est aussi li pression qui la défait par l'introduction d'un corps dans un autre, d'une substance dans une substance. Le fractionnement ou la division des parties ne s'opère que par la pression sur la pression. C'est ainsi que le coin poussé par le maillet entame le roc , et que la hache fend le bois. De ceci à la dilatation, il n'y a que Ii différence de temps , car la pression n'est qu'un choc plus ou moins rapide.

La facilité qu'ont certaines substances à pénétrer par les pores les plus petits, quand la pression les y aide, est démontrée par l'expérience de la bouteille vide que l'on plonge à une grande profondeur dans la mer: elle revient pleine , bien qu'hermétiquement bouchée au départ.

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