DIS 4SI
Une autre fois, aUam; faire visite à une dame , on 4e fait entrer au salon. La maîtresse de 1# maison tarde à paraître; il s^assicd , se met à tisoiuier, et bientôt, se croyant dans son propre appartement, accouda sur une bergère , il s^éleud devant le foyer. Entendant marcher derrière lui, il s'étonne qu'on le dérange, reçoit ki dame conune une étrangère et ne s'aperçait qu'il est chez ette qu'à sa stupéfaction.
Ce n'en était pas moins un homme de beaiicoMp d'esprit et de science , et un magistrat attentif et judi-' cieux.
L'impatience peut aussi produire une sorte de distracr lion qui tient à la vivacité du caraictère. Ou jugeait, au tribunal de Brest , une affaire de djiel,. et l'avQcal , qui probablement n'avait que peu ou poifit de notions d'esr enme, expliquait fort mal la position des combattans. L'un des juges , vieillard qui , dans sa jeunesse , avait passé pour un bretteur , donnait depuis long-temps das» signes d'impatience. Tout d'u* coup, ii s'é&anee de son siège, s'avance au milieu du parquet, se met en garde, feint de porter une boite, puis de la parer, et il s'écrie en s'adressant à l'avocat : voilà, rnoosieur, comim. on. pare; Toilà comme on riposte.
La distraction suit l'homme jusqu'à sa dernière heure : combien de mourans , sachant qu'ils v^skt moutit , n'en «eurent pas moins en pensant a ce qu'ils feront deiuain, après-demain, dans dix ans, dans vingt ans! C'est la distraction de Fhabitude.
Ce désaccord des actions avec la position, mâme avee la volonté, cette espèce de sommeil de l'hoaime éveillé, sommeil qui semble mettre le corps et l'ame dans un0 situation double , indique , selon nous , la puiss^ce ex«< traordinaire de cette ame; car Fimpulsion qu'elle donne ma organes est teHe qu'ils continuent d^agir. Ion mena