Les Poslliomrriques de (Juintus de Smyrne
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« dans les noirs vaisseaux. Dans cette crainte, le « cœur lui battait en secret, et, s’étant couvert la « tête d’un voile, elle suivait pas à pas les traces de « son époux, les joues rougissantes de honte, comme « Cypris lorsque les habitants de l’Olympe Taper-' « çurent à découvert dans les bras de Mars à travers <1 les mailles du fdet du savant Vulcain. C’est pa- « reille à elle en beauté comme en rougeur natu- « relie qu’Hélène marchait elle-même , avec les « Troyennes prisonnières de guerre, vers les beaux « vaisseaux des Grecs. Tout autour les troupes .« étaient éblouies en voyant l’éclat et la merveille Il aiinable de cette beauté sans défaut, et personne Il n’osa l’attaquer de traits inéchants ni en arrière ni Il en face, mais ils la regardaient comme une divi- II nité, avec délices; car elle leur apparut à tous Il comme l’objet désiré. » — Comme pour compléter le récit de Quintus, un admirable bas-relief* nous montre Hélène rentrant à Sparte sur son char, avec Ménélas,' non en captive, mais en triomphatrice, Tair assuré, l’attitude haute, et tenant d’un geste royal les rênes du quadrige.
Cette grande femme représente la beàuté passive, innocente des rava^s qu’elle cause et des fléaux qu’elle suscite : car Vénus s’attache à elle sans la posséder. Le trouble qu’elle porte dans le sein des hommes n’agite point son cœur; le feu qui dévora